Un OVNI dans l’Ariège

Météorites

Par Pluto Chien

Les météorites sont à la Une de l’actualité dans l’Ariège.

Dans la nuit du 2 août, l’une d’elles a créé une perturbation  entre Toulouse et Perpignan.

« Ainsi nous avons la clé de l’énigme sur le corps céleste qui a traversé le ciel de l’Ariège mardi matin à 3 h 30. C’était bien une météorite et non un OVNI. « 

(La Dépêche du 6 août 2011)

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La météorite du 19 juillet dans le ciel de Bretagne (fancesoir.fr)

Futura-Sciences a consacré un article au céleste visiteur:

Nous vous l’annoncions hier, une (probable) météorite s’est consumée de façon spectaculaire dans l’atmosphère sud de Toulouse le mardi 2 août vers 3 heures 30 du matin, sous le regard médusé de quelques vacanciers noctambules. Ce spectacle fait suite à celui qu’ont connu les Bretons quinze jours plus tôt. Une fréquence qui n’a rien d’anormal mais qui s’explique par la saison propice aux promenades nocturne sous le ciel étoilé.

Forums d’astronomie et journaux commencent à rapporter des témoignages intéressants. La Dépêche cite l’observation d’un agent de sécurité de l’aéroport militaire de Blagnac qui évoque le passage silencieux d’un « gros objet vert » suivi une trentaine de secondes plus tard d’une détonation. Autre témoignage précieux, celui d’un campeur hollandais actuellement à Aigues-Vives et habitué à contempler le ciel nocturne : il parle d’une boule très lumineuse et très rapide qui s’est brisée en quatre ou cinq morceaux et donne sa trajectoire avec précision.

En compilant les différents témoignages disponibles pour le moment, nous avons dressé une première carte (ci-dessous) qui indique la position des observateurs et la direction de l’observation que certains ont pu fournir.

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Première carte des observateurs du bolide qui a traversé le ciel du Sud-Ouest de la France la nuit du 1er au 2 août. © J.-B. Feldmann

 

En l’honneur de cette insolite voyageuse voici une nouvelle inédite de Maurice Magre, publiée pour la première fois dans le catalogue de l’exposition de livres rares et de manuscrits, à la librairie Au Coin des Temps à Montségur, en avril 1986.

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Sur le sentier qui monte à Montségur: Maurice Magre

Le double des aérolithes

Beaucoup de secrets sont transmis par hasard et ceux qui les transmettent sont des personnages ignorants qui souvent ont vu des choses merveilleuses sans savoir qu’elles étaient merveilleuses.

Il y avait il y a quelques années un homme qui venait offrir à domicile des curiosités d’Orient, de la soie, des objets en ivoire, qu’il vendait à vil prix, du moins il le disait, parce qu’il les avait achetés et rapportés lui-même, en les passant en contrebande. Je le questionnai plusieurs fois sur les beautés de la nature qu’il avait été à même de voir, notamment des forêts sauvages de l’Indo-Chine. Pressé de questions, il finissait par répondre.

En somme, c’est comme ici.

Et si ensuite je lui demandais des renseignements sur les Célèbes et sur Bornéo qu’il avait habité, il disait encore, avec un geste qui embrassait le paysage parisien

C’est comme ici.

Un jour qu’il était venu me voir et qu’il avait ouvert devant moi son sac de voyage, je lui demandai d’où provenait une pierre noirâtre et informe qui se trouvait entre différents bibelots.

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Météorite (Ciel et Espace)

 

 Cette pierre a une grande valeur, me dit-il, et vous le comprendrez quand vous saurez son origine. Elle est céleste. Elle est tombée du ciel. Je vais vous dire comment elle est venue en ma possession.

J’étais dans le Siam à Bangkok. Les affaires étaient mauvaises d’une façon persistante. J’avais, je ne sais comment, fait la connaissance d’un homme du pays qui se disait prêtre, bien qu’il n’eût aucun rapport avec les curés de chez nous. Là-bas on a l’habitude de mettre à l’entrée des pagodes, pour les garder, des géants de pierre avec un bâton, en pierre aussi, qui doit servir à éloigner les voleurs. Il paraît que, grâce à ces gardiens, on ne vole jamais rien.

Mon nouvel ami me montra devant une pagode, deux géants un peu plus petits que les autres et il me dit qu’ils avaient été taillés tous les deux dans ce genre de pierre qui tombe quelquefois du ciel et qu’on appelle aérolithe. Il ajouta que cette chute donne à la pierre un caractère sacré et la rendait précieuse.

L’état de ma bourse était si misérable que je vis là la possibilité d’une affaire de petite envergure mais suffisante pour m’aider momentanément.

Profitant du sommeil qui frappe tout l’Orient pendant l’après-midi, j’allai m’asseoir, muni d’un outil, auprès d’un des géants, celui qui était à droite de la porte, et je détachai un fragment de son pied. Un fragment ordinaire que je ne pouvais malheureusement faire authentifier par aucune pièce d’identité. Le soir, j’errais au hasard et, sans y penser, j’atteignis les faubourgs de Bangkok. De la vase, des terrains vagues, le même genre qu’ici.

N’ayant rien à faire, je m’assis sur le sol. Et au bout de quelques minutes j’eus une étrange impression. Je n’étais plus seul. A droite et à gauche de moi se tenaient les deux géants.

L’expression de leur visage qui est déjà terrible l’était encore davantage. Ils allaient et venaient de façon menaçante et je remarquai qu’il y en avait un qui boitait. Cela me causa d’abord une certaine émotion. Mais je me suis toujours refusé à croire au surnaturel et ce n’est pas parce que je voyais une chose de mes yeux que j’allais changer d’opinion. Puis je remarquai que les géants étaient légèrement transparents et en quelque sorte fluides. Ce qui ôtait toute importance à la menace de leur bâton de pierre.

A la fin, je me levai et je rentrais dans Bangkok.

Je rencontrai l’homme de ma connaissance qui se disait prêtre et qui, en somme, devait l’être. Je lui demandai :

Qu’est-ce que vous voyez derrière moi ?

Il me répondit sans hésiter :

Je vois deux géants faits de la pierre tombée du ciel. Je les rencontre presque tous les soirs. Ils vont et viennent. Mais s’ils vous suivent c’est qu’ils ont une raison.

Alors je lui demandai si tout le monde les voyait. Il me dit que non et que même il n’y avait pas beaucoup de gens qui en étaient capables. Je possédais une qualité que je devais cultiver. Je le questionnai pour savoir quels avantages cela me procurerait.

Aucun me dit-il

Et je lui demandai encore, mais en souriant, si j’avais quelque chose à craindre des géants.

Absolument rien.

Ce n’était, d’après ce prêtre, que des apparences, des formes inconscientes. Les pierres dont ils étaient sculptés venaient d’un autre monde et possédaient des doubles sans analogie avec tout ce qu’il y a sur la terre dans cet ordre d’idées. Toutes les pierres tombées du ciel avaient des doubles.

Dans le cas actuel, ajouta cet homme, je ne serais pas étonné que ces géants ne subissent l’attirance d’une petite partie d’eux-mêmes qui leur a été dérobée.

Il m’était arrivé, dans des circonstances très difficiles, de ne pas rendre ce qui ne m’appartenait pas, à des hommes bien vivants et qui étaient de ma race. Je n’allais pas restituer un morceau de pierre à cause de géants transparents et inoffensifs et d’un soi-disant prêtre Siamois. J’ai gardé cette pierre tombée du ciel et, du reste, personne n’a jamais voulu me l’acheter.

 Je fus tenté de dire à mon interlocuteur que son prêtre Siamois n’était pas le seul à attribuer aux pierres tombées du ciel une puissance de se dédoubler que n’avaient pas les pierres terrestres. Je ne sais plus quel auteur avait mentionné dans un temple de Sicile l’existence d’un aérolithe qui portait des caractères inconnus dont le sens passait pour divin mais demeurait indéchiffrable. D’après ce récit, ceux qui avaient vu cette pierre étaient accompagnés par son image en quittant le temple. Ils continuaient à voir le double de la pierre.

 Ce qui est fâcheux, me dit encore le marchand de curiosités orientales en fermant sa valise, c’est que rien ne distingue cette pierre des autres pierres. Pourtant elle est tombée du ciel. Il faut croire que ce qui est là-haut est comme ce qui est ici.

                                                                                            Maurice Magre

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A Bangkok (photo holidaysqueeze.com)

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Articles récents

Mystère cathare (2)

En marge de l’histoire locale

Article publié par Joseph Mandement dans le quotidien La Dépêche du 21 novembre 1932

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Le « pog » de Montréal

Les peintures cathares du Vicdessos

Dans « La Dépêche » du 2 juillet dernier, Alex Coutet écrivait :

(Voir article précédent, depuis « Nous avons entrepris… » jusqu’à « …qu’il n’appartient pas à la main de l’homme de reproduire. »)

Je dois à la vérité de dire que cet article m’a valu de nombreuses lettres, tant sont nombreux, à cette heure, les chercheurs de documents ayant trait à l’histoire de la croisade des Albigeois et à l’agonie de notre patrie romane.

L’une d’elles, émanant d’un magistrat de l’Aude, m’a signalé qu’il y a dans un manuscrit du treizième siècle de la Bibliothèque nationale, une figure analogue à celle que nous avons trouvée et dans laquelle les croix de Saint-André et les croix grecques (signes très répandus dans l’ornementation des églises depuis le cinquième siècle et qui représentent la croix et la première lettre du chrisme) sont remplacées par huit grands cercles et dix petits cercles rangés dans le même ordre.

Il est facile de se rendre compte, par l’application de la symbolique des nombres, que le sens de ces deux décorations est identique. En effet, la croix grecque et la croix de Saint-André superposées nous donnent l’étoile à huit pointes, à huit rayons, l’étoile du matin et du soir, celle qui est représentée dans les catacombes et qui guidait la marche des rois Mages ; huit étant le symbole des béatitudes, des vertus triomphatrices, indique la marche vers la perfection.

 Dix est le nombre parfait. Il est inscrit au-dessus de nos têtes, dans les dix sphères concentriques du ciel ; il traduit la connaissance de Dieu et la création.

Les six flammes et les six croix latines, peintes sur la roche de la petite caverne de Montréal, témoignent du même désir d’arriver à la perfection. Mais il y a encore une autre explication à donner à la représentation de ces symboles. On la trouve dans le registre de Geoffroy d’Albis, (sic) inquisiteur, et dans la « Practica » de Bernard Gui, inquisiteur également.

Nous savons qu’après le siège et la prise de Montségur, les tribunaux de l’Inquisition, siégeant à Toulouse, à Carcassonne et à Béziers, traquèrent les hérétiques et leur imposèrent le port de divers insignes permettant de les reconnaître et de les surveiller en tous lieux. Or, ces insignes se composaient de croix, de cercles, de flammes, de lances et de marteaux. Or nous avons trouvé aussi dans cette caverne, une peinture représentant un marteau que nous n’avions pu distinguer sous la stalagmite, lors de notre premier examen. Voici d’ailleurs, quelques textes qui peuvent éclairer la question :

« Nous vous imposons de porter, sans cesse, sur tous vos vêtements – excepté la chemise – deux croix de feutre de couleur jaune, l’une devant la poitrine, l’autre derrière entre les épaules, et d’avoir soin qu’elles soient très apparentes, soit que vous demeuriez dans l’intérieur de votre maison, soit que vous en sortiez. Ces croix doivent avoir les dimensions suivantes : deux palmes et demi pour un bras, deux palmes pour l’autre qui est le bras transversal, avec trois doigts de large pour chacun. Vous les séparerez ou vous les remplacerez sans retard si elles viennent à se déchirer ou à disparaître par usure »

(Concile de Béziers, 1246)

Le concile de Toulouse décrétait que le port de ces « croix d’infamie et de déshonneur » devait se faire à gauche et à droite de la poitrine. Elles devaient être de couleur différente de celle du vêtement. Un autre imposait le port sur le chapeau.

« Ceux qui seront retombés dans l’hérésie ou qui auront poussé les autres mettront, au-dessus des deux croix qu’ils portent déjà l’une par devant et l’autre par derrière, un bras transversal de la longueur d’une palme et de la même étoffe. » ‘Concile de Béziers).

C’est cette croix à deux barres inégales qui a été considérée et indiquée à tort comme la croix cathare. Elle n’est qu’un des signes de reconnaissance et d’infamie imposés aux hérétiques persévérants.

Autres punitions destinées aux faux témoins, à ceux qui font des maléfices en se servant de l’hostie, et aux condamnés à la prison perpétuelle et délivrés momentanément :

« Exposition publique le dimanche, mains liées, tête nue, en simple tunique, sans ceinture, attachés au sommet d’une échelle depuis le matin jusqu’à la fin de l’après-midi. Les vêtements doivent porter quatre langues rouges, deux par devant, deux par derrière. Le condamné doit conserver cette marque même dans sa prison. Le condamné aura deux morceaux d’étoffe jaune en forme d’hostie fixés aux vêtements de dessus, l’un sur la poitrine, l’autre entre les épaules. Il portera l’image d’un marteau découpé dans une étoffe rouge, devant et derrière, etc.. »

Ces signes furent imposés dans notre région jusqu’en 1320, époque où prit fin avec l’arrestation de Pierre Authier (d’Ax) considéré par les inquisiteurs comme « le fléau du Midi », le dernier mouvement cathare. Il est permis d’admettre que la caverne de Montréal a pu servir d’asile à des hérétiques pourchassés.

Donc, par ces peintures, ils ont voulu nous laisser le souvenir de leur passage en ce lieu et nous léguer les images de tous les signes d’ignominie qu’ils avaient été condamnés à porter. Le tan (sic) ensanglanté tracé à la veille de la sortie d’Egypte sur les demeures des Israélites que devait épargner l’Ange exterminateur (d’après Ezéchiel), était devenu au treizième siècle le signe qui désignait les Israélites et les Cathares à la torture, à l’in-pace ou au bûcher purificateur.

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Reconstitution artistique de la fameuse fresque

Note :

Là s’arrêtent les délires du magistrat de l’Aude

Conclusion de Joseph Mandement :

Il est bon de jeter parfois un regard scrutateur sur ces tristes souvenirs d’un âge de tourmente et de flammes, ne serait-ce que pour y apprendre à la lueur des autodafés combien il est injuste, ridicule et inhumain d’accabler son prochain parce qu’il n’est pas de votre opinion, en religion ou en politique. Comme l’a dit Voltaire : « l’intolérance est absurde et barbare ; c’est le droit des tigres, et c’est bien plus horrible, car les tigres ne déchirent que pour manger et nous, nous sommes exterminés « pour des paragraphes »… ». Et c’est pourquoi, traduites de l’hébreu au grec, du grec au latin et au roman, des paroles de miséricorde et de pardon sont devenues au treizième siècle, des cris de haine et d’intolérance.

                                                                                          Joseph Mandement

 

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Commentaires

Par Raymonde Reznikov

1) Fumistes et charlatans.

Ce qui caractérise une majorité de charlatans identifiés comme tels, est souvent une position sociale élevée, leur conférant une autorité suffisante pour réduire au silence d’éventuels contestataires.

Vers 1900, le magistrat de l’Aude, dont je tairai le nom (qu’il soit oublié !), fut le disciple de Jules Doinel, un individu tourmenté,  » Patriarche » d’une Eglise Gnostique créée par ses soins, à la suite d’une séance de spiritisme au cours de laquelle des Parfaits cathares lui auraient conféré l’investiture. Sous l’influence de cet allumé, le jeune futur magistrat, alors étudiant, alla jusqu’à publier une éphémère revue, Le réveil des Albigeois, organe officiel de l’Eglise gnostique de France, à laquelle collabora évidemment le Patriarche. Ce dernier avait fondé sa secte en 1888 alors qu’il était Archiviste départemental du Loiret. Contraint d’abandonner son poste en raison d’un scandale, il fut nommé à Carcassonne en 1896, aux Archives de l’Aude, où le futur magistrat le rencontra.

Très ouvert à tous les courants de pensée ésotérique, l’étudiant s’affilia à l’Ordre Martiniste du mage Papus, il entra dans la Franc-Maçonnerie à la loge du Grand-Orient de Carcassonne, et plus tard il entretint des contacts avec la Fraternité Blanche Universelle du Bulgare Peter Deunov, en qui il voyait un héritier des Bogomiles. En, 1922, il rencontra enfin le maître de ses rêveries en la personne de Rudolf Steiner, fondateur de la Société Anthroposophique, dont il s’enticha au point de refondre le Catharisme dans le moule de l’anthroposophie….

Au début des années trente, l’apprenti gnostique, disciple de Jules Doinel, est devenu un magistrat respecté, mais dans le privé, il se consacre toujours à ses manies, et travaille à propager les idées de son nouveau gourou, Rudolf Steiner.

Tous les témoins sont formels, l’individu a bien connu l’allemand Otto Rahn, mais il ne l’a pratiquement jamais évoqué dans ses publications. Plus même, il semble avoir pris en grippe le jeune chercheur allemand, qui en venant chasser sur ses plates-bandes, allait offrir de surcroît un superbe piédestal à son rival Antonin Gadal.

Pour d’autres raisons, Joseph Mandement détestait aussi Otto Rahn. Il voyait en lui « un sale espion », peut-être à juste titre en raison de la présence du complexe sidérurgique de Sabart et de la proximité de la frontière avec l’Espagne.

Au mois de décembre 1932, décidé à publier lui-même un ouvrage, il confiait à Paul Bernadac :

« Il est trop tard maintenant pour couper l’herbe sous le pied de ce blanc-bec allemand, qui va publier son ramassis de légendes et d’inventions. Je n’ai aucune confiance en lui : quand il n’a pas de preuves, il en invente… »

(Cité par Christian Bernadac, Le mystère Otto Rahn, éditions France-empire, 1978)

Joseph Mandement et le « magistrat » se sont-ils associés pour lancer un contre-feu aux thèses d’Otto Rahn ?

Au début, les deux complices s’entendirent pour attribuer la petite fresque de Montréal aux Cathares, mais un an plus tard, suite à la publication en Allemagne du livre d’Otto Rahn, La croisade contre le Graal, le magistrat de l’Aude en attribua la composition aux Templiers, contredisant ainsi ses démonstrations précédentes…

Or Joseph Mandement, comme de nombreux érudits ariégeois, savait pertinemment qu’il n’y avait jamais eu de Templiers dans le secteur, et que la Commanderie de Capoulet-Junac, propriétaire de biens et de droits seigneuriaux à Montréal-de-Sos, avait appartenu, dès le XIIèmesiècle, à l’Ordre de l’Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem. En 1177, le seigneur W. d’Alsen avait donné à l’Hôpital, à son frère Pierre, Prieur de Saint-Jean de Toulouse, ses droits sur la terre de Saos….(Notons à ce propos que la croix à 8 pointes des Hospitaliers symbolise les « huit béatitudes »)

 Qu’importe, le faussaire n’hésita pas et transforma les Hospitaliers en Templiers. La fin justifie les moyens.

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Croix de Sem, village proche de Montréal

On peut encore y voir la lance, le glaive, le marteau

2) Les croix de la passion.

Il est évident que la petite fresque reproduit la symbolique des croix en fer forgé nombreuses dans le secteur de Montréal. La présence du marteau en donne la confirmation

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Date de la croix de Sem au symbolisme identique à la peinture de Montréal:

1773

Voir aussi :

 http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2009/05/05/richard-wagner-a-montsegur/

 http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2009/05/03/de-montsalvat-a-montsegur/

 http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2009/05/04/templiers-a-montsalvat/

 


Mystère Cathare ?

Le mystère cathare

Article du 9 juillet 1932 paru dans La Dépêche

Avertissement

Par Raymonde Reznikov

Cet article a servi à alimenter de manière substantielle le « sottisier cathare ». Certains charlatans, alors à l’œuvre dans le secteur, ont vu dans la fresque une représentation du mythe du Graal ; l’un d’eux a même réussi à suggérer que le château de Montréal aurait appartenu aux Templiers…

Explications à la fin de l’article

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En recherchant le trésor

Par Alex Coutet

Tarascon, 8 juillet

 On cherche toujours le « Trésor des Cathares ».

A Montségur, c’est l’ingénieur Arnaud qui sonde les flancs du pic, au sommet duquel s’érigent les ruines de l’acropole sainte.

Dans les grottes du Sabarthez, autour d’Ussat, c’est le spéléologue allemand Otto Rahn qui avance sur les traces des hérétiques, traqués, réfugiés, dans les souterrains rocheux de la « spoulga de Bouan ».

Après la chute de Montségur, les Cathares, on le sait, se reformèrent dans la haute Ariège, à l’abri des vieux châteaux, comme au plus profond des cavernes.

On retrouve leurs vestiges et ceux de leurs persécuteurs bien après Montségur jusqu’au commencement du quatorzième siècle. Le Sabarthez ne leur suffit point, les réfugiés cathares se disséminent au loin, s’installent dans tous les châteaux haut perchés des avances des Pyrénées ariégeoises.

Tarascon, Lordat, Montgrenier, Calamès, Miglos, Saleix, Rabat,  furent autant de bastides cathares dont il ne reste plus que des pans de murs. Partout, la grotte qui s’ouvre dans le rocher abrupt sous les remparts est l’auxiliaire du château, orifice des souterrains ou simplement poste de guet.

Curieuse persistance de sa fonction, c’est la même grotte qui a servi de refuge à l’homme depuis des siècles, depuis des millénaires, pourrait-on dire, sans se préoccuper de l’histoire cathare, les fervents de la préhistoire y sont venus chercher des empreintes de l’homme primitif. C’est ainsi que j’ai rencontré dans ses parages, un des apôtres de la paléontologie. Monsieur Joseph Mandement, qui fut un des précieux auxiliaires du grand Emile Carthaillar, c’est lui qui, le premier, à ses côtés, a pu tourner des films de cinéma à l’intérieur des cavernes.

Grâce à M. Mandement, on a pu voir sur l’écran les replis les plus profonds, les plus reculés des excavations accessibles aux seuls intrépides, qui ont le cœur bien accroché. C’est précisément, au fond de ces retraites que l’homme primitif s’est plu à graver dans l’argile les images les plus curieuses, les plus significatives.

Or, en cherchant des graffiti d’incantations aux bisons, M. Mandement s’est heurté aux reliques cathares. Je l’ai rencontré dans cette pittoresque vallée de Vicdessos, où il a fait la plus typique des découvertes, celle d’une peinture mystique du treizième siècle, tracée dans la roche d’une caverne.

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La grotte (photo R. R. Cathares et Templiers)

Nous avons entrepris l’ascension à hauteur de Goulier et Olbié, de l’éperon ardu, qui à 900 mètres d’altitude, porte les ruines imposantes du château de Montréal.

Montréal-de-Sos, ainsi dénommé au moyen-âge pour le distinguer de Montréal-du-Carcassès, fut un bourg de dimensions autrement vaste que Montségur. Ses seigneurs, des vassaux des comtes de Foix, y résidaient alors que l’inquisition était close depuis longtemps ; les murs étaient encore redoutables quand Richelieu les fit abattre comme tels.

Montréal fut hospitalier aux Cathares jusqu’à la fin du treizième siècle.

Ils n’en prirent pas moins, de tout temps, leurs précautions pour ne pas s’y laisser surprendre.

Au haut du pic, sur lequel fut si hardiment bâti le château, s’ouvrent deux grottes. L’une, de belles dimensions, son orifice ne mesure pas moins de 7 mètres, sert, aujourd’hui, d’abri aux troupeaux de béliers surpris par le mauvais temps.

L’autre, d’ouverture plus réduite, mais d’accès difficile et dangereux, sur cette paroi presque verticale, au-dessus de l’abîme, n’est guère approchée par l’excursionniste. Fort heureusement, car c’est là que M. Mandement, assisté dans ses explorations par deux instituteurs du pays : MM. Clastres et Rouzaud, a fait la précieuse découverte qui dépasse en intérêt pour le moment ce qu’on a pu trouver ailleurs.

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Le dessin

Il s’agit d’une composition cathare peinte sur la paroi lisse de la roche à l’intérieur de la petite caverne. C’est un travail en deux couleurs, rouge et blanche, qui ont pris aujourd’hui les tons brun rouge et gris céruse.

Le mystique artiste a tracé, d’abord, un carré au trait rouge, de 40 centimètres de côté environ, la dimension , nous fait observer M. Mandement, des « missels » ou des bibles cathares. Deux autres carrés, plus petits, sont inscrits à l’intérieur, l’un dans l’autre.

Des croix au double tracé, alternativement croix grecques et croix de Saint-André, forment comme un encadrement au plus petit carré inscrit, dans lequel sont figurées d’autres croix alternant avec des flammes rouges.

En dehors du carré et au-dessus, s’échappe une lance : à côté de la lance est tracé un cercle au pourtour rouge à l’intérieur gris blanc.

Six croix au simple trait sont dispersées en dehors du carré.

M. Mandement nous fournit le glossaire suivant qui s’inspire du dogme cathare :

Le rouge, c’est l’esprit, plus particulièrement symbolisé par les flammes, le Saint-Esprit qui descendit sur les apôtres sous forme de « langues de feu ». Le cercle bordé de rouge, c’est celui du Paraclet. La lance à lame rouge rappelle celle qui frappa le flanc du christ déjà mort sur la croix. Il en coula du sang et de l’eau  - rouge et blanc – encore le symbole cathare.

Les croix au simple trait gravées dans les roches, de-ci, de-là, commémorent des « parfaits » ou de simples « faidits » morts pour le dogme.

Et maintenant, ce sensationnel document est-il authentique ?

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A l’entrée de la grotte en 2009 (photo Djedge)

Effectivement, au premier aspect et même après un examen attentif, il s’impose : le ton des vieilles choses vous impressionne – il y a fort longtemps, dirait-on, que ce travail a du être exécuté.

Mais on imite si bien le vieux et je pense à Glozel. M. Mandement me fournit un argument d’authenticité difficile à réfuter.

Le tiers environ du carré et de l’ensemble du dessin est recouvert de concrétions calcaires, des coulées issues du sommet de la roche qui le cachent pour parties. Ces concrétions représentent le travail des siècles, et, sous elles, doit persister le dessin. Il y a là une œuvre longue et patiente de la nature qui n’appartiendrait pas à la main de l’homme d’imiter et de reproduire.

L’artiste cathare qui a composé cette configuration devait être le guetteur placé à ce poste favorable aux avancées du château de Montréal : il occupait ses heures de veille.

Quel poste exceptionnel, en effet ! En bas, à 600 mètres sous nous, les toits de Vicdessos apparaissent minuscules comme un jouet d’enfant ; nul mouvement ne peut se dessiner dans les chemins ou les prés d’alentour sans qu’un œil exercé ne le distingue. A plus forte raison, pas un groupe, pas un homme ne pourraient approcher de la base du pic sans être aperçus.

En face se dresse, verticale, une sorte de dent de granit surmontée d’un menhir. La mystique est partout dans ces parages et de tous les temps, quelle merveilleuse retraite pour méditer.

Nous en aurons le loisir. Un violent orage se préparait depuis quelque temps ; il éclate soudain. Grondements de tonnerre formidables répercutés par tous les échos de la montagne, éclairs éblouissants accompagnés d’une averse pénétrante, nous assaillent dans le repaire cathare. Le ciel veut-il nous punir ou bien se réjouir de ce que nous avons approché le mystère ?

                                                                                                                Alex Coutet 

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La peinture en 1975 (photo R. R.)

Voilà comment la presse écrit l’histoire ; il lui faut du sensationnel à tous prix…

La fresque en question ne peut en aucun cas être d’origine cathare, en effet :

1) Il a été démontré qu’il s’agit d’une peinture relativement récente, malgré ce que prétend le journaliste. La fresque s’est considérablement dégradée depuis sa découverte par Joseph Mandement, donc elle ne peut avoir été peinte au XIIIème siècle. Ce que j’ai photographié en 1975 n’apparaît déjà plus.

2) Ce que cette fresque représente provient de l’imagerie la plus primaire de la christolâtrie. . Or on sait que les Cathares haïssaient les croix, jamais l’un d’eux n’aurait pu s’inspirer d’un tel symbolisme qu’il rejetait.

Nous sommes en présence d’une figuration inspirée par les croix dites de la passion, nombreuses dans ce secteur en raison de la présence de forges à la catalane

Au XVIIIème siècle, lors de l’expansion de ces forges à la catalane, on planta des croix en fer forgé dans tous les villages.

On y retrouve figurés la couronne d’épines (le cercle), la lance, le glaive et ce que le journaliste a omis volontairement dans sa description, le porte éponge, mais aussi parfois des clous, des tenailles, un marteau, parfois même le soleil et la lune. En gros tout un bric à brac dont une partie figure sur cette gravure.

Les cinq prétendues flammes sont en réalité les cinq gouttes de sang du folklore. Inutile de préciser que jamais le rouge et le blanc n’ont appartenu à une quelconque symbolique chez les cathares et que les « missels et les bibles » cathares de 40 cm de côté n’ont existé que dans l’imagination de M. Mandement, éminent préhistorien certes, mais aussi Président du Syndicat d’Initiatives du Pays de Tarascon sur Ariège.

En 1932, parmi les chercheurs honnêtes, des poètes ou des mystiques qui vinrent se ressourcer dans l’atmosphère magique du Sabarthès, se glissèrent des faussaires, des fumistes, des charlatans et même des menteurs. Or si les Cathares haïssaient le symbole de la croix, ils détestaient et rejetaient tout autant le mensonge. Certains charlatans contemporains devraient s’en souvenir.

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La grotte en 2009 (photo Djedge)

 


La fourmi et la cigale

Aujourd’hui, 22 juillet,

Comme il pleut comme une madeleine

J’ai pensé à La Fontaine…

Par Pluto Chien

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Photo: Lison 09

La fourmi et la cigale

 

La fourmi ayant bossé tout l’été

Se trouva toute fourbue

Quand l’automne fut venu

 

Elle chercha de l’aspirine

Chez la cigale, sa voisine :

Des gélules, des comprimés,

Des pilules pour se soigner.

 

La cigale n’est pas stockeuse ;

Mais ce n’est pas un défaut…

Entrez donc vous mettre au chaud

Dit-elle à cette emmerdeuse.

C’est l’été, quand il fait chaud

Qu’il vous faut vous mettre à l’aise ;

Chanter, danser, à poil au bord de l’eau,

Le soleil sur votre dos,

Sera plus utile que fardeau.

 

Les remèdes, moi j’en rigole !

Je vous offre un apéro.

Mieux vaut se péter la fiole,

Que prendre du paracétamol.

 

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Fictions à Rennes-le-Château

A propos de L’Or du Diable

Une mise au point de Gérard de Sède

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En 1988, Gérard de Sède publia Rennes-le-Château, le dossier, les impostures, les fantasmes, les hypothèses.

En raison des interprétations rocambolesques, des thèses délirantes, que sa première enquête sur le sujet avait générées, cet écrivain de grand talent, à l’origine de toute l’affaire, avait jugé utile de présenter une sévère mise au point, étayée par de nouveaux éléments.

 En mars 1989, à l’occasion de la diffusion d’un feuilleton télévisé, issu d’un roman inspiré par ces thèses sans aucun fondement, Gérard de Sède envoya à la librairie Au Coin des Temps le courrier suivant:

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Très chers amis

Voici, en plusieurs exemplaires, le petit texte que m’a inspiré la lente ingestion de l’indigeste série télévisée « L’Or du Diable ». Non seulement elle est bien mauvaise, mais encore auteur et réalisateur en prennent vraiment trop à leur aise.

Ceci dit, cela plaira sûrement au public. Eh bien, tant pis !

Si mon bouquin était sorti après le feuilleton télévisé, j’y aurais sûrement ajouté ces deux feuillets.

Faites-en donc l’usage qui vous semblera le meilleur.

Je serai dans vos parages en avril. A tout bientôt, donc.

Très affectueusement comme toujours.

 

Voici donc le texte en question : A propos de l’Or du Diable

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FICTION OU ABUS DE CONFIANCE

Un romancier n’est pas tenu d’être un historien ; celui qui adapte un roman pour le petit écran pas davantage.

Dans la série télévisée « L’or du Diable », que viennent de diffuser la RTB-F puis FR 3, l’imagination coule à flots, et même déborde.

Ce pourrait être tout à la louange de l’auteur et du réalisateur, et nul ne songerait à leur en faire grief s’ils s’étaient installés franchement dans la fiction, où tout est permis.

Mais ce n’est point le cas. L’aventure qui leur sert de canevas a bien eu lieu, les personnages qu’ils mettent en scène ont bien existé, les noms sous lesquels on nous les présente sont bien les leurs, des familles les portent encore.

Dès lors, auteur et réalisateur devaient, ce me semble, quelques égards à leurs héros. C’est une question d’éthique et de respect pour le public. En effet, il est un peu trop commode de jouer sur les deux tableaux et de dire : « Je suis oiseau (historien), voyez mes ailes ; je suis souris (romancier), vivent les rats ! » On ne peut prétendre encaisser à la fois les dividendes d’une histoire vraie et ceux d’une œuvre d’imagination sans qu’il y ait tricherie quelque part.

Dans « L’or du Diable », faits et personnages sont un peu trop rudement malmenés.

Quiconque a pris la peine de s’informer sait que le trésor découvert par l’abbé Saunière le fut dans l’église de Rennes-le-Château et non pas dans on ne sait quelle caverne d’Ali Baba ; que ce trésor n’était nullement fabuleux, mais au contraire relativement modeste ; qu’il fut entièrement distribué à des amis dont les héritiers le possèdent encore ; que, par conséquent, ce n’est pas cette découverte qui peut expliquer en quoi que ce soit le soudain enrichissement d’un homme qui dépensa en moins de vingt ans très exactement l’équivalent de 20.079.455 francs actuels, ainsi qu’en font foi les documents comptables.

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Dans « L’or du Diable », Béranger Saunière, qui mourut en 1917, est manipulé par une toute-puissante société secrète, le Prieuré de Sion. Or ledit Prieuré de Sion, secte groupusculaire, n’a été fondé qu’en 1956 !

Inadvertances ? Non pas, car le romancier et le réalisateur ont beaucoup lu et se sont informés aux meilleures sources. C’est donc en pleine connaissance de cause qu’ils véhiculent des mythes, pour ne pas dire de flagrantes impostures ; quand on s’adresse à des millions de téléspectateurs, cela n’est pas inoffensif. Ils prennent ainsi le risque de concourir – sans le savoir, du moins on l’espère – à de grandes manœuvres de désinformation dont les inspirateurs et les buts ne sont pas difficiles à découvrir. La véritable aventure de l’abbé Saunière est pourtant assez insolite pour qu’il ne soit pas nécessaire d’en rajouter.

Mais il y a pire : c’est la désinvolture avec laquelle on attaque les réputations de personnages qui ne sont plus là pour se défendre. Ainsi, on va jusqu’à prétendre que Saunière offrit le château de Cabrières à Emma Calvé. Cette grande artiste, qui le paya, à grand peine, de ses deniers est présentée comme une femme entretenue, et de surcroît ingrate. L’on n’a apparemment pas songé que le souvenir de la cantatrice est perpétué par une association qui pourrait demander compte de ces calomnies devant un tribunal.

Les personnages secondaires ne sont guère mieux traités. Le Père Hoffet, par exemple, est dépeint comme un habitué des boîtes de nuit, ce qui prête à rire quand on a connu cet homme, austère jusqu’à la raideur, qui ne vivait que pour ses archives.

A condition de s’avouer comme telle, la fiction a, certes, ses droits, sauf celui de patauger en gros sabots dans les cimetières. Mais le public a, lui aussi, les siens, et en premier lieu celui de n’être pas abusé.

                                                                          Gérard de Sède

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Gérard de Sède et quelques amis lors de la présentation de son dernier livre à Rennes-le-Château


L’esprit Gaulois

Les Gaulois

Par Cûchulainn

Voici l’éditorial publié le samedi 17 mars 1917 par Jean Roche, Directeur politique de La République Française, journal fondé par Léon Gambetta.

Bien que notre pays ne soit pas « en guerre », en ce moment, il faut reconnaître que ce texte est toujours d’actualité, et pas seulement pour les supposés descendants de Gaulois….

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Le défaut de la race

Il m’était doux, récemment, de préciser ici les magnifiques qualités de notre race Gauloise, particulièrement de la branche « gallo-romaine », aux-quelles le monde entier rend aujourd’hui le plus glorieux et le plus légitime hommage ; – l’intérêt du « salut public » exige que nous reconnaissions aussi en toute clairvoyante sincérité les défauts du revers de notre médaille ethnique. Ils nous causèrent, dans notre histoire, trop souvent, bien des mots, et risqueraient d’être plus que jamais nuisibles, si nous ne savions prendre sans plus tarder l’énergique résolution de les vaincre.

Assurément, ils ne sont pas la seule explication de l’incontestable incohérence qui trouble notre situation politique ; elle ne s’explique que trop clairement par les vices de notre organisation des Pouvoirs Publics ; mais nos défauts de race jouent aussi leur rôle. Les circonstances nous empêchent invinciblement de changer, en ce moment, notre désastreux mécanisme constitutionnel, mais il dépend d’un simple effort de notre patriotisme, de notre libre volonté, de triompher sur l’heure de nos faiblesses psychologiques héréditaires personnelles.

Frappons-nous la poitrine, guérissons-nous de nos vices, mais attribuons cependant à nos aïeux la part de responsabilité qui leur revient dans le patrimoine moral que nous tenons d’eux-mêmes au  passif, comme à l’actif.

Rappelons-nous donc ce qu’ils furent aux jours les plus lointains de notre histoire ; par où ils furent, malgré leur incomparable courage, vaincus et asservis par les Romains : vous verrez que rien n’est changé !

Trait pour trait, nous sommes encore, après deux mille ans, ce qu’étaient les Gaulois, dont César décrivit les mœurs, livrant lui-même franchement le secret de ses victoires, qui se trouva bien plus encore dans les défauts de nos intrépides aïeux que dans la puissance de son génie

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Carte des tribus gauloises (lexilogos.com)

Ecoutez-le le « divin Jules », le triomphateur sans rival, dans son langage de conquérant philosophe :

« Dès qu’il eut appris ces événements – (il s’agit de la quatrième campagne, l’an 55 avant notre ère)- César, qui connaissait la légèreté des Gaulois et savait combien ils sont prompts à changer d’avis et avides de nouveautés dans la plupart des circonstances, estima qu’il ne fallait en rien se reposer sur eux. C’est, en effet, une habitude des Gaulois de forcer les voyageurs à s’arrêter partout où ils passent, et de demander à chacun d’eux de raconter tout ce qu’il a pu entendre dire, tout ce qu’il peut savoir sur quelque sujet que ce soit. Dans les villes mêmes, la foule entoure les colporteurs et les oblige de lui dire de quels pays ils viennent et quelles nouvelles quelconques ils y ont apprises.

Souvent, il suffit de l’impression que leur cause  ces récits, ces rumeurs, pour les déterminer à prendre les résolutions les plus importantes, dont ils ne tardent pas à se trouver forcés de se repentir, parce qu’ils se sont dirigés d’après les bruits les plus incertains, et que même, fort souvent, les personnes qu’ils ont interrogées, connaissant leurs goûts, leur ont répondu par des mensonges qui les flattent. Connaissant bien ces habitudes, César, ne voulant point s’exposer, etc.. »

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Dans bien d’autres passages de ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, César revient encore sur cette légèreté des Gaulois, qu’il appelle même une « maladie », – infirmitatem Gallorum, l’infirmité des Gaulois, – et cognitâ Gallorum, infirmitate… C’est sous sa plume, une expression en quelque sorte proverbiale. En vérité, aurait-il aujourd’hui, le moindre changement à apporter dans son jugement ? Sommes-nous moins « légers », moins prompts à nous décider sur les apparences, moins mobiles dans nos impressions et dans nos projets, moins crédules, moins « badauds », moins faciles à tromper, moins aisément dupes des charlatans, des flatteurs, des fabricateurs de nouvelles ? Qui donc oserait le prétendre ?

Hélas ! les siècles ont passé : il ne nous ont rien appris !

Poursuivez la description psychologique des Gaulois par César. Que voyez-vous encore ?

L’esprit de discorde, de querelles locales, l’esprit de division poussé aux dernières limites.

« Dans la Gaule, – dit encore César, – ce n’est point seulement dans toutes les cités, dans tous les bourgs et dans tous les quartiers de ces cités et de ces bourgs, mais aussi presque dans chaque famille, qu’on trouve des factions….. »

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Cette profonde et incurable division fut une des plus cruelles faiblesses de la Gaule dans sa lutte contre l’invasion romaine, et Vercingétorix lui-même le constatait avec la plus saisissante éloquence dans l’appel qu’il adressait aux Gaulois, après la chute d’Avaricum (Bourges), pour les conjurer de s’unir dans la défense de la patrie commune :

« Ce n’est point par leur bravoure – s’écriait l’indomptable héros , - ce n’est pas dans une bataille rangée que les Romains ont remporté la victoire… Que toutes les cités gauloises s’unissent ! Que la Gaule tout entière ne poursuive que l’accomplissement d’un seul dessin, et quand elle sera d’accord, le monde entier ne pourra lui résister !… »

Vains efforts ! L’admirable chef ne put triompher du vice de sa race ; la Gaule entière n’entendit pas sa voix, et il dut succomber, entraînant l’indépendance nationale dans sa chute, devant la fortune de César !

Plus d’un siècle plus tard, Tacite, à son tour, constatait les mêmes défauts dans le caractère gaulois.

« Lorsque les Romains entrèrent dans les Gaules, - dit Cérialis aux Lingons, - ils vinrent à la prière de vos ancêtres, que fatiguaient les dissensions meurtrières…

On vous éblouit, aujourd’hui, des beaux noms de liberté et d’affranchissement, mais ces grands mots furent toujours l’artifice des ambitieux avides de dominer !… Il y eut toujours des factions et des guerres civiles dans les Gaules, jusqu’au jour où vous acceptâtes nos lois !… »

Bien plus, lorsque la lutte s’engagea entre Vitellius et Vespasien ; lorsque cent vingt-cinq ans après la conquête de César, les circonstances devinrent si favorables au soulèvement général des Gaulois pour la reconquête de leur liberté, les « députés » venus de toutes les cités se réunissent à Reims et délibèrent sur le parti à prendre.

Alors, de toutes parts, dans cette assemblée, que doit uniquement préoccuper l’indépendance nationale perdue, s’élèvent des rivalités et des querelles intérieures, jadis si funestes, se réveillent avec fureur les anciennes jalousies mortelles !

Lisez ce terrible compte rendu de la séance des Parlementaires de l’an 70 :

« Qui va conduire la guerre ? Qui donnera les ordres et les auspices ? Qui possédera, après le succès, le siège de l’empire ? Ils n’ont pas encore la victoire, et déjà la discorde les déchire : Tantôt, ce sont leurs alliances, tantôt leurs richesses et leurs forces, tantôt l’antiquité de leur origine, qu’ils font valoir avec vigueur. Enfin, dégoûtés d’avance de l’avenir, ils se résignent à préférer le présent… »

C’en fut fait ! Le couvercle du sépulcre, un instant soulevé, retomba pour jamais, abandonné par la main des Gaulois eux-mêmes, sur la Gaule expirée.

L’heure est vraiment venue de nous délivrer de ces vices de nos aïeux, - ils ne reparurent que trop dans les fatales discordes de la Révolution ; on croirait presque parfois, les entendre gronder sourdement au fond de certaines inexplicables et dangereuses querelles .

Obéissons enfin à l’appel de Vercingétorix : – « Que toute la Gaule soit unie !… et le monde entier ne pourrait la vaincre !… »

Jules Roche

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Et c’est ainsi que la Gaule, liée à Rome, dut subir le « karma » de son vainqueur. Elle fut la victime des erreurs politiques commises par des empereurs démagogues et sombra en même temps que l’Empire moribond….

Rien de nouveau sous le soleil

 


Laïcité

Laïcité

Par Raymonde Reznikov

Le 4 juillet 1905, le projet de la loi sur la séparation des églises et de l’Etat est votée par la Chambre des députés.

Votants : 574

Pour ….. 341

Contre … 233

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La Une du journal La Lanterne, daté du 5 juillet 1905

C’est la fin d’un grand débat qui avait commencé au moins 50 ans auparavant. En voici un exemple :

 

Marseillaise anticléricale

Ecrite par Léo Taxil à la veille des élections de 1881

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Léo Taxil

Allons ! Fils de la République

Le jour du vote est arrivé

Contre nous de la noire clique

L’oriflamme ignoble est levé (bis)

Entendez-vous tous ces infâmes

Croasser leurs stupides chants ?

Ils voudraient encore, les brigands,

Salir nos enfants et nos femmes

 

Refrain

Aux urnes, citoyens, contre les cléricaux !

Votons (bis) et que nos voix, dispersent les corbeaux.

 

Que veut cette maudite engeance,

Cette canaille à jupon noir ?

Elle veut étouffer la France

Sous l’éteignoir (bis)

Mais de nos bulletins de vote

Nous accablerons ces gredins

Et les voix de tous nos scrutins

Leur crierons : A bas la calotte

 

Quoi ! ces curés et leurs vicaires

Feraient la loi dans nos foyers !

Quoi ces assassins de nos pères

Seraient un jour nos meurtriers ! (bis)

Car ces cafards, de vile race,

Sont nés pour être inquisiteurs…

A la porte les imposteurs !

Place à la République ! Place !

 

Tremblez coquins ! cachez-vous, traîtres !

Disparaissez loin de nos yeux !

Le Peuple ne veut plus de prêtres ;

Patrie et Loi, voilà ses dieux. (bis)

Assez de vos pratiques niaises !

Les vices sont vos qualités.

Vous réclamez des libertés ?…

Il n’en est pas pour les punaises !

 

Citoyens, punissons les crimes

De ces immondes calotins ;

N’ayons pitié que des victimes

Que la foi transforme en crétins. (bis)

Mais les voleurs, les hypocrites,

Mais les gros moines fainéants,

Mais les escrocs, les charlatans…

Pas de pitié pour les jésuites…

Que la haine de l’imposture

Inspire vos votes vengeurs !

Expulsons l’horrible tonsure ;

Hors de la France, les Malfaiteurs !

Formons l’union radicale ;

Allons au scrutin le front haut :

Pour sauver le pays, il faut

Une chambre anticléricale.

 

Pour la petite histoire, il faut préciser que Léo Taxil, de son vrai nom, Gabriel Antoine Jogand-Pagès, après avoir été exclu de la Franc-Maçonnerie en 1882, retourna sa veste… En 1894, ce « mystificateur de génie » (Daniel Ligou), fut reçu en audience par le pape Léon XIII.

 

Parmi les combattants des premières heures, on trouve Gambetta et Emile Zola

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Léon Gambetta

Extrait d’un discours prononcé par Gambetta le 2 octobre 1872 :

 

Il reste un parti que vous connaissez assez bien, un parti qui est l’ennemi de toute indépendance, de toute lumière et de toute stabilité, car ce parti est l’ennemi déclaré de tout ce qu’il y a de sain, de tout ce qu’il y a de bienfaisant dans l’organisation des sociétés modernes ; cet ennemi, vous l’avez nommé, c’est le cléricalisme !…

Nous n’avons en face de nous qu’un ennemi, mais c’est un ennemi organisé, bien discipliné, ayant l’obéissance passive pour premier instrument, ayant l’argent qu’il soutire de toutes les sottises et de toutes les superstitions pour levier, avec une manière de procéder qui renverse tous les obstacles, parce qu’il n’a aucun scrupule, et enfin la haine de la société moderne, non seulement en France, mais dans le monde entier. Voilà l’ennemi !

(Discours et plaidoyers politiques, G. Charpentier, éditeur. Paris 1883.)

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Emile Zola

Emile Zola contre l’Eglise romaine

C’était l’Eglise qui, dans l’ombre, avec sa patiente tactique d’ouvrière tenace, avait repris un à un ces pauvres esprits enténébrés qu’on tâchait d’arracher à sa domination. Toujours, elle a compris la nécessité pour elle d’être la maîtresse de l’instruction, la maîtresse de faire à sa guise de la nuit et du mensonge, si elle voulait garder en servitude étroite les âmes et les corps. C’est sur le terrain de l’école qu’elle a lutté une fois de plus, d’une admirable souplesse hypocrite, allant jusqu’à se dire républicaine, usant des libres lois pour garder dans la geôle de ses dogmes les millions d’enfants que ces mêmes lois entendaient libérer…

L’Eglise continuait à cheminer sous terre ; l’éternelle besogne d’envahissement et d’asservissement se poursuivait sans une heure de repos ; les collèges de jésuites, des dominicains et autres communautés enseignantes peuplaient peu à peu de leurs élèves, de leurs clients, l’administration, la magistrature et l’armée, tandis que les écoles des frères et des sœurs dépossédaient les écoles primaires laïques…

Là était le danger mortel, si l’Eglise triomphante rejetait la France aux ténèbres et aux misères du passé, faisait d’elle une des nations déchues qui agonisent dans la misère et le néant dont le catholicisme a frappé toutes les terres où il a régné.

(« Vérité », Œuvres Complètes, tome XXXII, Editions Fasquelle, Paris, 1927-1929)

A l’heure où des cléricalismes venus de tous les horizons, semblent vouloir insidieusement dicter notre conduite, il est bon de se souvenir des luttes menées pour que nous puissions jouir de la liberté de vivre et de penser sans entrave.

 

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Commentaires

Cet article a été publié sur Facebook. Il a suscité un certain nombre de commentaires intéressants que j’aimerais partager.

Les participants à la discussion, sauf les habitués de ce blog, sont désignés par l’initiale de leur prénom.

Dgedge : Ah ça me rappelle les chants du troubadour Peyre Cardenal qui lui aussi a pondu pas mal de sirventès anticléricaux, et normal vu ce qui se passait à l’époque …

E…: Nous avons juste deux mille ans d’héritage chrétien.

R. R. : Pas beaucoup plus de 1600 ans, enfin pour ceux qui s’estiment héritiers…. C’est déjà trop pour les autres.

E…. : Mais il est bien là, c’est notre richesse, préservons-le.

Akhsak : Richesse des uns construite sur le malheur des autres

M.. : de quelle richesse parle t on ?

R.R. : Une richesse accumulée par des charlatans, dont heureusement le nombre diminue de jour en jour. Il faut simplement souhaiter que d’autres ne viennent pas occuper la chaise vide, si le terrain n’est pas défendu au nom de la loi.

M.. : ah de cette richesse là …….. ben oui le malheur des uns a fait le bonheur des autres .. Raymonde …. et surtout ils ont cautionné tous ces malheurs ..

E… : Ce qui s’impose, c’est de ne pas oublier nos racines chrétiennes, n’en déplaise…

R.R. : Pour ça, il faut l’être…. Les Bouddhistes, les Hindouistes, les agnostiques des diverses philosophies et les Athées n’en n’ont rien à cirer du xchristianisme. Et je n’ose pas évoquer ceux qui en ont tant souffert: Incas, Mayas, Cathares, Vaudois , prétendus hérétiques, et Juifs entre autres… la liste est longue.

E… : France, fille aînée de l’église, c’est pas moi…

Akhsah : Mais qui a décrété ça sinon l’église elle-même ? On a quand même gagné le droit de ne pas adhérer au remake des légendes d’Attis, d’Adonis, d’Osiris etc… Que des récits mythologiques, avec idoles peu ragoûtantes aient des adeptes, c’est ça la liberté, et il faut se battre pour garder cette liberté-là chèrement conquise. Mais, pitié, qu’on ne soit pas obligé de croire à toutes ses fables, en France comme ailleurs dans les pays dits civilisés.
Je sais qu’à la suite d’une déclaration comme celle-là, de Jean-Paul II, de nombreuses Français, baptisés sans leur accord, ont demandés à être rayés des listes… On trouve les formulaires sur le net.

E…: Préservons notre patrimoine chrétien et rendons hommage !

Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes.

X.. : Rien à voir mais il faut lire « Le cimetière de Prague » d’Umberto Eco. Romance de la mystification et de la conversion de Taxil. Pour ce qui est de la France, que j’aime tant, à chaque fois que je remonte modestement ses racines, comme par exemple son Langage, je remonte bien au delà du Xristianisme. Peut être Ses racines sont elles plus profondes que l’on croit ?..

Et je rend hommage avec vous E…. A chaque souffle, à ma foi et surtout à ma République. Que l’on s’élève au delà des symboles, c’est mon rêve fou-;))

R.R. : E….: je suis d’accord avec vous pour ceux que cela concerne, les autres n’en n’ont que faire, même s’ils sont Français. Le principal est que nous puissions toujours pouvoir converser, même si nous ne sommes pas d’accord. Pour moi les racines de la France sont Celtiques, puis Gréco-romaines et germaniques.

Perahya : Ok, ok, les filles, calmons-nous, où est le problème? E… veut des hommages aux racines imposées par Rome de manière aussi tendre et respectueuse? Et alors! Moi je suis prête à le lui donner à en veux-tu en voilà! Je lève mon verre pour rendre hommage à la pédophilie et la castration institutionnalisées! A l’hypocrisie du célibat! Aux couvents devenus prisons pour toutes les femmes « rebelles »! Aux orphelinats irlandais, espagnols et sud-américains dont j’ai vu de mes propres yeux le sadisme maladif! Aux mains qui ont allumé les feux qui ont consumé des personnages comme Giordano Bruno! A l’extermination des tribus entières des indiens sud-américains dont on se demandait à la « Dispute de Valladolid » s’ils avaient une âme! A la technique de « la question » développée par la très sainte inquisition! A la technique de la délation perfectionnée par cette même inquisition! Aux bénédictions du pape aux armées fascistes lors du WW2! Aux massacres des sorcières et hérétiques! Aux conversions forcées des juifs! Au goût démesuré de domination et de pouvoir! A la politique dualiste de l’église qui d’un côté est pro-arabe et anti-juive à souhait et de l’autre nous la joue « défenseur des racines »! Aux autodafés qui ont brûlé des millions de manuscrits et d’oeuvres d’art! Il serait trop long de continuer à égrener les hommages dus à une aussi honorable institution, je finirai donc en levant mon verre à tous ceux, morts ou vivants, qui ont su résister à toute la corruption de la plus sanguinaire des idolâtries et ont réussi a ouvrir les yeux de certains d’entre nous contre ce géant aux pieds d’argile que l’on appelle la civilisation occidentale. A la vôtre!

G.. : Nos racines « s’enfoncent » bien avant le christianisme. Les vieilles religions de l’Europe, les Gaulois, Rome, les Germains… Le christianisme a néanmoins eu dans l’histoire de notre nation un rôle essentiel. Descendant de RPR et de FF :. je ne juge pas uniquement l’Eglise en fonction de ses crimes, cela serait trop manichéen.

K… : la haine n’a pas commencé avec le « repli communautaire » mais avec le mépris des auteurs du nt qui caricaturent et surtout diabolisent ceux qui refusent d’adorer le gugus; la haine continuait a être débitée par des condamnations à l’enfer et autres « hors de l’église point de salut »; le « rôle prépondérant » le xtianisme l’a gagné à force de poignet en détruisant et brûlant tout ce qui le contredisait, surtout des gens; d’ailleurs, E… n’est pas un nom très catholique, je dirais hellénique, à moins que l’église dans un élan oecuménique ait canonisé une belle E… nous prenant encore pour des poires; je me souviens qu’il était interdit dans les pays cathos de donner aux enfants des noms qui ne figuraient pas dans le calendrier des saints, alors pas étonnant le « rôle prépondérant » d’un système qui s’est donné des moyens répressifs et destructifs illimités pour dominer les corps et les âmes.

G.. : De nos jours l’Etat doit être laïc. Nous devons lutter contre le repli communautaire et la haine dans notre pays. Aimer la France et nous battre contre les financiers apatrides qui veulent asservir notre peuple. Eux et les extrémistes religieux sont de plus préoccupants ennemis qu’une Eglise qui agonise

K… : Les « financiers apatrides » fait partie du répertoire antisémite le plus connu et le plus lâche, donc il s’adresse à moi; bien que vous n’ayez pas le crin de le dire haut et fort; j’ai la chance de ne pas habiter en France mais en Israël avec toute ma famille, et ne vois aucune raison de gaspiller mon amour de votre côté; les extrémistes religieux musulmans, que courageusement vous ne nommez pas non plus, sont les seuls qui exigent l’application de leurs diktats religieux dans les institutions laïques françaises et dans ses rues; ils sont arrivés en France par la grande porte quoiqu’on prétende le contraire; ils s’y sont installés sans gêne d’une part à cause de la politique pro-arabe de la France, d’autre part à cause de la corruption sans oublier l’amour démesuré que l’on porte en France à tout celui qui se déclare antisémite; aucun de ces trois points n’est totalement étranger à l’église qui est, certes, agonisante mais pas autant que la France elle même; l’une et l’autre n’ont que ce qu’elles méritent.

G.. : J’ai des amis juifs ou musulmans, franchement non pratiquants comme moi, qui ont été agressés par des extrémistes religieux et cela je déteste. Je respecte la foi des autres, même si je ne suis pas croyant. J’aime mon pays et je peux concevoir qu’on aime Israël.

K… : moi, par contre, j’aime les gens franchement courageux comme moi, qui assument leurs idées sans faire appel à des amis juifs ni musulmans; des exemples des juifs agressés, en cherchant bien, je crois que moi aussi je pourrais apporter quelques uns car ils sont régulièrement publiés dans les journaux français; cependant, je ne vois nul besoin d’avoir des amis français ni curés pour dire haut et fort ce que je pense, en toutes lettres, en formulant clairement par moi- même sans clichés ni sous entendus; et si votre prochaine formule pour compléter celle des « financier apatrides » tourne autour du « complot judéo-maçonnique », ne vous fatiguez pas, je la connais déjà.

G.. : C’est reparti sur l’antisémitisme. Les juifs sont des financiers apatrides… ceux que je connais pas vraiment. Les Israéliens qui se battent pour leur nation sont des apatrides. Hier un ami israélien artiste vivant à Paris m’a demandé de le réintégrer parmi mes amis FB. Je l’avais viré car il n’a pas répondu à mes courriers. Même si cela vous déplaît je me fous de ses origines. Il aime la France et il est sympa.

K… : antisémitisme? ah bon? où ça? j’ai rien vu, moi! toutefois, je vous rappelle que la formule « financiers apatrides », assez connue au demeurant, ni celle des bons juif-musulmans- agressés- par- des- extrémistes ne venaient pas de moi; relisez-vous pour comprendre qui en est l’auteur; pour le reste je vais vous décevoir un tantinet mais vous ne m’avez pas du tout compris, alors je vous le redirais plus clairement encore :vos amis virés, réintégrés, juifs, financiers, religieux, agressés, curés, antisémites, pro-israéliens ou vendeurs de clous m’intéressent autant que ma première grenouillère, vous êtes passablement hors sujet.

G.. : Vous donnez une image négative de votre pays. Vous agressez les chrétiens. Vous me voyez ennemi des francs-maçons, mais c’est de la maladie mentale. J’ai parlé dernièrement pendant trois heures devant 180 FF :. et je viens de perdre deux amis Vénérables dont l’un était d’origines juives.

K… : le chantage à « l’image » négative ou positive de mon pays est le cadet de mes soucis et je préfère ne pas vous décrire l’image des français et de la France à l’étranger car aujourd’hui je suis de bonne humeur; si vous trouvez que j’agresse les xtiens, à moi par contre il me semble que c’est plutôt les xtiens qui ont agressé à tour des bras depuis 1700 ans et pas que les juifs d’ailleurs, mais ne vous inquiétez pas, comme vous dites chez-vous, D reconnaîtra les siens!; concernant vos amis juifs, maçons vénérables, conférencier ou autres, vous croyez que je dois redire ce que toute personne francophone aurait fini par comprendre? bon, si vous y tenez j’y vais : cher monsieur, je m’en fou royalement! vous êtes hors sujet!; est-ce que c’est clair maintenant?

R.R. : Que des extrémistes religieux venus d’ailleurs soient plus préoccupants que les derniers supporters des églises devenues incrédibles, c’est sûr. Quant aux financiers, que viennent-ils faire là ? Les plus dangereux ne sont pas « apatrides », ils ont tous un passeport de pays producteurs de pétrole… Et s’ils devaient financer quelque chose, ce serait des minarets et pas des synagogues.

Commentaires sur les citations de Gambetta et de Zola

Pérahya : ‎ »Le néant dont le catholicisme a frappé toutes les terres où il a régné »….et s’il n’avait frappé qu’avec le néant et pas avec le sang, les persécutions, les massacres, la terreur, le fanatisme, l’hypocrisie institutionnalisée, la pédophilie, etc etc etc etc etc etc etc etc etc etc etc etc..

R.R. : Malheureusement, certains sont trop têtus pour reconnaître les évidences.

Ils ont surtout frappé avec le mensonge fait dogme.

Pérahya : Ces malades fanatiques auraient frappé avec n’importe quel autre mensonge pourvu de dominer le monde. J’ai vécu au Brésil un certain temps et à côté des idoles que l’on connaît en Europe et qu’ils appellent « saints » ils mettent des idoles noires africaines que les esclaves noirs avaient apportées avec eux d’Afrique. Il n’y a absolument aucune contradiction entre eux, pourvu que les gens se soumettent à leur idolâtrie officielle tout est bon pour l’église et tout se tolère sans aucun inconvénient.

 

 

 

 

 


Le nombre 117

Le nombre 117

Par Neutrinos

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117 a 6 diviseurs :

1 + 3 + 9 + 13 + 39 + 117 = 182

182 est la valeur du nom YÂQoB (Jacob): 10 + 70 + 100 + 2

117 c’est aussi :

91 + 26, 31 + 86, 65 + 52…..

Ces six nombres sont la valeur numérique de noms divins

117 x 3 = 351, valeur triangulaire de 26

117 x 6 = 702, valeur du mot ShBaTh (300 + 2 + 400)

117 est la valeur pentagonale de 9

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Lire la suite: 

117 et la planète Mercure

117 dans le Cantique des Cantiques

Les Archives d’Akhsah:

http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2011/06/29/le-nombre-117/

Et pour en savoir plus sur la guématrie:

http://www.geocities.ws/chalom_leubmen/

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Sept variations

Pluto Chien présente:

Sept variations sur un thème connu

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Le corbeau sur un arbre perché tient dans son bec un fromage.

Le renard par l’odeur alléché, lui conseille de chanter.

Le corbeau lui fait signe avec ses pattes qu’il n’entend rien,

Parce qu’il vient de se raser et qu’il a encore du savon dans les oreilles.

Le renard s’en va, dépité,

Vole un camembert à l’étalage d’un épicier,

Et est abattu par les C.R.S.

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Le corbeau tient dans son bec une montre.

Le renard lui demande l’heure qu’il est.

Le corbeau répond qu’il est 17h 23.

La montre tombe, mais le renard est déjà loin,

Car son avion décolle à 17h 34

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Le renard sur un arbre perché

Tiens dans son bec une sucette à la framboise.

Le corbeau lui demande comment il s’y est pris

Pour s’installer sur la branche.

Le renard lui explique que c’est à la suite d’une saute d’humeur.

Le corbeau reprend sa route sans toucher à la sucette à la framboise,

Vu qu’il n’aime que les berlingots au jasmin.

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Le renard tient dans son bec un corbeau

Qui le supplie de lui laisser la vie sauve.

« En échange, dit-il, je te donnerais un fromage ».

Le renard relâche le corbeau qui, aussitôt lui crève les zeuils,

Puis téléphone à la S.P.A. en racontant qu’un petit malheur est arrivé au renard.

(Dans la voix, on perçoit certaine ironie)

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Sur un arbre perché, le corbeau est coiffé

D’un très beau canotier avec un ruban de moleskine rouge.

Pour faire plaisir au renard, il chante.

Au bout d’une heure, voyant que le canotier ne tombe toujours pas,

Le renard s’en va nu-tête comme il est venu.

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Le renard aperçoit un fromage sur un arbre perché.

Il appelle le corbeau.

« Toi qui a des ailes, va le chercher. Nous partagerons ».

Le corbeau vole jusqu’au fromage, éclate de rire et crie :

« C’est pas du fromage, c’est de la fiente d’aigle !

T’as besoin de lunettes, vieux schnock ! »

Fou de rage, le renard va mourir devant l’institut Pasteur.

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Un brigadier de police sur un arbre perché

Tient dans son bec un sifflet.

Maître renard qui passait par là lui tient ce langage :

« Brigadier, je suis sûr que vous avez la voix de Caruso

Et que vous ne demandez qu’à la faire entendre ! »

L’autre ouvre un large bec, et laisse tomber son sifflet.

Le renard s’en saisit et s’enfuit en se bidonnant.

Cafard comme pas un, le corbeau qui a assisté à la scène

Va tout raconter à M. le commissaire principal.

Le brigadier est publiquement dégradé par M. le Préfet de police

Et ses galons brûlés au napalm.

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Raoul Lambert

L’Autant des Cancans

Editions Privat, 1981

 

Journaliste à la Dépêche du Midi, Raoul Lambert offrait chaque jour à ses lecteurs une chronique d’humour « nonsense », que je lisais jadis en priorité en ouvrant le journal. En rangeant des bouquins, j’ai retrouvé « L’Autan des Cancans »…


Pentecôte

Un recyclage

Par Raymonde Reznikov

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(escargotdebourgogne.over-blog.com)

En grec, πεντήκοντα, pentékonta, veut dire cinquante. C’est l’origine du mot pentecôte, le cinquantième jour après « Pâque ».

Les fondateurs du christianisme se sont sentis obligés d’inventer un événement pour célébrer ce jour, sans avoir l’air d’imiter les Juifs qui, sept semaines après Pessa’h » célébraient à « Shavouot » (les semaines) l’offrande des Prémices de la moisson et surtout le don de la Thorah au Mont Sinaï.

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(lemonde.fr)

L’invention

La mention de l’événement chrétien en question ne figure dans aucun des quatre évangiles.

Les trois, dits synoptiques, se terminent par l’ascension supposée du héros juste après sa supposée résurrection. Le quatrième n’évoque rien du tout après sa partie de pêche du dernier chapitre (voir article précédent sur l’ascension).

On ne trouve rien non plus dans les multiples missives publiées sous le nom de Paul.

L’invention de la pentecôte figure uniquement, à la suite de celle de l’ascension au quarantième jour, dans les Actes attribués à Luc, un témoin à la fiabilité plus que douteuse.

Contradictions chez Luc, rappel :

Ce chroniqueur serait aussi l’auteur du troisième évangile, celui qui fait naître son héros lors du recensement de Quirinius, en l’an 6 de l’ère commune, et qui prétend ensuite que celui-ci avait 30 ans l’an 15 du principat de Tibère, c’est à dire à peine 23 ans plus tard.

D’après lui, son héros serait mort à 33 ans ce qui, si on oublie Tibère, aurait donc eut lieu en l’an 6 + 33 = 39, époque où le procurateur romain Pilate, proche de sa mort, cultivait ses salades en Gaule, du côté de Vienne où il avait été exilé.

Ce qui est né lors du recensement de Quirinius, c’est la secte de Juda le Galiléen, dont la fondation:

« fut le point de départ de toutes les catastrophes »

dixit Flavius Joseph (Antiquités, XVIII, 4-23).

C’est aussi ce Luc qui rapporte en Actes, I, 18, que le « traître » Judas, l’apôtre cette fois :

A acquis un domaine avec le salaire de son injustice et, tombé la tête en avant, il a crevé par le milieu et toutes ses entrailles se sont répandues. Tous les habitants de Jérusalem l’ont su… »

Sauf son confrère Matthieu apparemment, pour celui-ci (XXVII, 5) :

Judas jeta l’argent de sa trahison dans le sanctuaire et alla se pendre. »

Il est vrai que Matthieu n’est pas très fiable non plus puisqu’il fait commenter par le héros de la saga un événement historique qui s’est produit au moins 34 ans après sa mort et son ascension céleste : l’assassinat dans le sanctuaire d’un certain Zacharie, fils de Barachie (XXIII, 25) ; voir Flavius Joseph, IV, 5, 4.

Luc, l’auteur présumé des Actes, est ce rédacteur nul en géographie qui situe l’île de Malte dans la mer Adriatique (XXVII-XXVIII).

Egalement nul en histoire, il prétend que la révolte de Theudas de l’an 46 eut lieu avant celle de Juda le Galiléen en l’an 6 (Actes, V, 36-37).

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(terredisrael.com)

Réponse à tout

L’invention de la fête chrétienne de la pentecôte est le sujet du chapitre II des Actes.

Douze personnes assises dans une maison remplacent les douze tribus au pied du mont Sinaï. Les langues de feu qui leur tombent sur la tête sont là pour rappeler les feux de la montagne fumante.

Le but réel de l’invention de ce pseudo-événement est d’occulter celui de la révélation du Sinaï au profit de leur nouvelle loi que les douze allumés sont chargés d’aller propager parmi les nations.

Au verset 9 de ce chapitre II, on trouve une perle assez remarquable. Il est écrit textuellement que parmi les Juifs dispersés parmi les nations, venus à Jérusalem pour Shavouot, il avait des habitants de Judée (sic).

Certains exégètes embarrassés proposent de lire à la place de Judée, soit Arménie, soit Syrie ou encore Idumée…. On se demande par quel tour de passe-passe et pourquoi ?

Il est vrai, que devant un tel amoncellement d’anomalies, d’impossibilités factuelles et de contradictions, les autorités du christianisme doivent avoir réponse à tout.

Et pour faire taire les contestations, à défaut de bûcher il reste l’anathème.

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(france2.fr)

 


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