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Idolâtrie

 

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« et bientôt hélas ! Le Judaïsme eut encore la douleur de voir naître dans sa famille, un bâtard d’Adonis le chanenéen qu’on lui présentait comme le fils de ses œuvres »

De l’idolâtrie chez les Anciens et les modernes est une étude publiée en 1850 à Paris.

Son auteur est F.-V Vincent.

En voici quelques extraits significatifs :

Assujettissez-vous aux règles de la plus austère vertu ; concevez encore de la divinité l’idée la moins indigne de sa grandeur et de ses perfections, l’enfer sera votre partage dans une autre existence, si vous n’avez pas reçu, avec les misères de celui-ci, la grâce de pouvoir croire tout ce que l’Eglise romaine enseigne, savoir :

que Dieu, pur esprit, est composé de trois personnes bien distinctes, quoique le même que l’être corporel, un et indivisible, révélé par des Juifs ;

 que Jésus crucifié, qui est un mensonge scandaleux pour ces Juifs et une folie pour les autres, est son fils consubstantiel, vu de son œil, intelligence de son âme, et son égal en toute éternité, le Dieu inconnu, suprême, ineffable, soupçonné par Platon et attesté par saint Paul ;

que, suivant quatre évangiles aussi inconciliables entre eux qu’avec la révélation mosaïque et la certitude de l’histoire, ce fils co-éternel de Dieu, seconde personne du père céleste, a été engendré, non psychologiquement, mais réellement en corps, par une troisième, dite le Saint-Esprit, qui procède des deux autres ;

qu’il est aussi fils d’homme descendant et héritier d’un roi, David, né de son sang (Act. Ap.) par Hélie et par Jacob, l’un et l’autre pères de Joseph, suivant ses deux généalogies de rois (selon la chair) et de prophète (selon l’esprit), et admettre encore, de par l’autorité de ces évangiles, qu’il est né sous le règne d’Hérode et lors du recensement fait par Cyrénius ;

que cet homme-Dieu, issu des reins de David et conçu corporellement par le pur esprit, son égal en Dieu, est le premier né d’une Vierge charnelle ;

que Dieu ainsi incarné a été circoncis (du superflu de la nature), lavé des souillures originelles et sanctifié, en outre, par le Saint-Esprit qui l’avait formé, métamorphosé à ces effets en colombe (esprit céleste, qui éclaira aussi Mahomet) ;

que ce verbe en Dieu, dès le commencement, le principe de toutes choses, créateur sans lequel rien n’a été fait, et souverain arbitre des destinées, quoiqu’il ne puisse rien de lui-même (selon saint Jean év.) n’est pas venu de son plein gré, mais qu’il a été envoyé sur terre par la première personne de lui-même, pour rectifier une erreur vieille de 4.000 ans, à laquelle le déluge n’avait pu remédier ;

combattre enfin un démon, sa créature, devenu mauvais et opiniâtrement nuisible, en dépit de sa prescience et de sa volonté souveraine ;

que, pour améliorer le sort des hommes qui ne dépendait que d’elle, sa toute-puissance a dû s’offrir comme rançon à son ennemi, souffrir beaucoup, et même être attachée à un gibet par le peuple de prédilection du seul et vrai Dieu qui lui recommande (dans Deutér.) de faire périr tout imposteur qui abuserait de son nom, quand même ce fourbe appuierait sa mission par les plus grands miracles ;

que néanmoins, ce Dieu crucifié est descendu aux enfers, a été ressuscité et est ensuite monté aux cieux, sous la forme humaine portant les marques de son supplice ; qu’en cet état, la deuxième personne de son unité, qui est un avec son père et son Dieu, est retournée en haut vers son égal qui est au ciel, sur la terre et en tous lieux, s’asseoir à la droite de ce pur esprit qui est partout dans l’infini comme lui-même, et en y joignant encore sa mère, qui n’avait rien de commun avec lui ou eux ;

que de là, partout, ce Dieu sauveur, qui n’aurait pu vaincre la malin esprit si bien maîtrisé par Michel et Raphaël, au temps des prophètes, viendra à la fin du monde, que Dieu a établi à perpétuité et avec un ordre qui ne finira pas (dit le Psalm.) ; qu’il en descendra sur un nuage, avec plein pouvoir, cette fois, de dompter le persécuteur des hommes, et même de l’obliger à tourmenter plus cruellement et à toujours ceux qu’il voulait racheter, mais à qui il n’aurait pas accordé la grâce de comprendre les énigmes et les logogriphes, ainsi proposés en son nom, de peur qu’en les comprenant on ne vienne à repentance et à conversion, dit saint Mathieu (XIII, 10 à 16) ; et que de crainte qu’en se convertissant les péchés ne soient pardonnés, ajoute saint Marc (IV, 12,14).

On lit dans la deuxième épître de saint Paul aux Corinthiens, ce verset du chapitre XI :

« Cela n’est pas étonnant ; car Satan lui même se déguise en ange de lumière. »

Note de F-V. Vincent :

« Si Satan, à qui l’Eglise fait honneur de tant de révélations, voulait empêcher d’adorer Dieu, il ne saurait imaginer rien de plus avilissant pour le souverain maître du monde. »

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Et en guise de conclusion ces extraits de l’avant-propos :

C’est en n’acceptant que le sens littéral de sa tradition que l’Eglise d’Occident a livré son berceau à l’Islamisme, et en consacrant l’absurde qu’elle est divisée contre elle-même, qu’elle provoque le scepticisme et enhardit l’athéisme. (…)

Note relevée page 222 :

« Lorsque l’école graeco-latine fonda l’Eglise d’Occident sur une si puérile interprétation des ingénieuses allégories de l’Orient, Mahomet n’avait plus qu’à se présenter pour achever l’œuvre des Sapor. »

En donnant corps à la parole de l’intelligence divine, et l’entourant des caractères symboliques des idoles qu’il avait renversées, le christianisme demeure sans autre effet que de dégrader la majesté divine et d’arrêter l’essor des idées religieuses vers le souverain arbitre des destinées. (…)

Repoussé par la grossièreté de formes renouvelées du paganisme, celui qu’inspire une piété sincère autant qu’éclairée, s’éloignera toujours plus d’un culte qui répugne à son intelligence et d’autant qu’il rabaisse la grandeur de l’Eternel.

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Michel-Ange: Chapelle Sixtine

Rois mages ?

Envoyez la galette!

En grec « Magoï » veut dire mages mais aussi magiciens et même charlatans ; tout un symbole !

Le seul texte qui mentionne ces Magoï (Matthieu ch. II) ne précise ni leurs noms, ni leur nombre.

C’est Origène, qui au IIIe siècle fixa ce nombre à trois, en raison des cadeaux que ces personnages apportèrent.

Leur titre de roi est né, sans raison, d’élucubrations ultérieures.

Les fumistes qui les évoquent, et leur prêtent noms et origines écrivent :

« Selon la tradition… » ; quelle tradition ?

Ce n’est qu’au XIIe siècle que l’église romaine commença à fêter ces rois imaginaires. On inventa des reliques sauvegardées dit-on à Milan. L’empereur Frédéric Barberousse les fit transférer virtuellement à Cologne.

Quant à la galette avec sa fève, son origine est païenne, elle nous débarque tout droit des Saturnales, fête du solstice d’hiver chez les Romains, au cours de laquelle les enfants tiraient au sort un roi du festin.

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(Dessin: Le Monde)

 

Citation :

« Que diable (disait-il en agitant ses gros sourcils noirs) vient-on nous parler des mages et de leurs présents, à propos d’un usage dont l’origine profane est si bien connue ? Qui est-ce qui ne sait pas que cette plaisanterie du Roi de la Fève nous vient des Romains, dont les enfants, pendant les saturnales, tiraient au sort à qui serait roi du festin ? Cet emploi de la fève, pour interroger le sort, remonte aux Grecs, qui se servaient de fèves pour l’élection de leurs magistrats. Nous avons transporté au commencement de janvier une fête que les anciens célébraient vers la fin de décembre, au solstice d’hiver, et que les Romains, s’il faut en croire Lucien, Strabon et Vossius, avaient empruntée des Perses. L’élection de ce roi de circonstance se faisait à table comme chez nous ; mais après avoir été traité pendant la courte durée de son règne avec tout le respect et tous les égards dus à son rang, le monarque éphémère était pendu pour terminer la fête. Il est pourtant bon d’ajouter qu’il était choisi dans la classe des esclaves, et plus souvent parmi les criminels.

Étienne de Jouy, L’hermite (tome V)

 

 

 

Mise au point

Mise au point sur un non-événement

Par Neutrinos

Le 25 décembre certains commémorent la naissance d’un personnage à l’existence incertaine, et à la pseudo-biographie truffée de contradictions.

A comparer les deux rapports sur la mise au monde de ce supposé miraculeux bébé, le plus bouché des lecteurs devrait quand même se poser des questions.

 

Rapport du chroniqueur A : Matthieu

L’affaire débute au temps du roi Hérode le Grand. Celui-ci, rappelons-le est mort en l’an 749 de Rome, c’est à dire en – 4 selon le calendrier actuel.

Les parents de l’enfant, Joseph et Marie, habitent dans une maison à Bethléem, puisque c’est dans cette maison que des « magoï » (mages ?) sont venus apporter des cadeaux :

« Entrés dans la maison ils virent l’enfant avec Marie sa mère… » (Matthieu 2, 11).

Précision au sujet de ces « magoï » : on ignore leur nombre et il n’est pas dit qu’il s’agissait de rois. Les dictionnaires de grec traduisent le mot magos au singulier, μάγος, par mage, sorcier, enchanteur, et même par charlatan.

Juste après la visite de ces personnages et suite à un rêve de Joseph, le couple avec l’enfant fuit en Egypte pour échapper à de mauvaises intentions du roi Hérode.

Précision : Parmi les crimes du roi Hérode, aucun historien de l’époque n’a évoqué le meurtre de jeunes enfants.

En – 4, après un règne de 37 ans, Hérode le Grand meurt à l’âge de 70 ans.

Le couple averti, encore une fois par un rêve de Joseph, revient d’Egypte et s’installe, non pas dans la maison de Bethléem, mais dans un village virtuel qui n’existait pas encore, Nazareth ; et ce en vertu d’une erreur de lecture du mot nazaréen.

Selon Matthieu, le grand père de l’enfant s’appelait Jacob.

 

 

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(maylysandre.wordpress.com)

 

Rapport du chroniqueur B : Luc

Arrière plan historique

Suite à la mort de Hérode le Grand, le royaume fut confié à son fils aîné Archelaüs ; le frère de celui-ci, Hérode Antipas, fut nommé tétrarque. Philippe, un troisième fils d’un autre lit, obtint une province : la Trachonitide.

Au bout de neuf ans d’un règne agité, la cruauté d’Archelaüs lui valut d’être désavoué par Rome et exilé en Gaule. Son territoire devint Province romaine, placée sous la tutelle du gouverneur de Syrie. Hérode Antipas et Philippe gardèrent leur tétrarchie.

En l’an 6, de notre ère cette fois, César Auguste décréta un recensement général de la population. Quirinius était alors gouverneur de Syrie.

Précision : Contrairement à ce que prétend Luc, chaque individu devait se faire recenser dans le lieu de son domicile, et pas ailleurs, quelle que soit celui de l’origine de sa famille.

 

D’après Luc, en l’an 6 donc, Joseph et Marie sa fiancée, habitent curieusement le village virtuel de Nazareth, situé selon l’auteur en Galilée. Le recensement va servir de prétexte pour faire aller le jeune couple jusqu’à Bethléem. Or Marie était enceinte et Luc écrit :

Elle enfanta son fils premier-né, l’emmaillota et le plaça dans une mangeoire parce qu’il n’y avait pas de place à l’hôtel.

Qui dit mangeoire, dit animaux, et qui dit animaux pense à grange ou étable, pas à une maison (ni à une grotte d’ailleurs).

Serait-ce en raison de la modestie de cet abri qu’aucun mage guidé par une étoile vagabonde ne fit le déplacement, les bras chargés de cadeaux  comme un père noël?

Un ange (sic) alla avertir des bergers des environs qui rappliquèrent pour réconforter la famille. Mais Luc ne signale pas la présence d’autres êtres vivants dans son tableau : pas de bœuf ni d’âne…

Huit jours passèrent et le chroniqueur dit (Luc 2, 21-23) :

Le huitième jour, celui de sa circoncision, on l’appela jésus, du nom que l’ange lui avait donné avant qu’il fut conçu.

Et quand ce fut le jour de les purifier, selon la loi de Moïse, ils l’emmenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur.

(note : la purification a lieu 40 jours après la naissance)

Ces deux évènements sont incompatibles avec un supposé séjour en Egypte. Il ne s’agit pas du tout de la même histoire.

Pour Luc, le grand-père ne s’appelait pas Jacob mais Héli et la lignée paternelle est totalement différente de celle fournie par Matthieu.

 

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Conclusion

Alors qui ment, Matthieu, Luc ou les deux ?

Dix ans séparent les deux versions de la naissance d’un personnage prétendu « historique ».

Les parents n’habitent pas au même endroit

Matthieu les loge dans une maison à Bethléem au temps d’Hérode le Grand

Luc les fait venir de Nazareth, un village inexistant, à l’époque du gouverneur Quirinius et les installe probablement dans une étable près d’un hôtel complet à Bethléem, le texte ne parle que d’une mangeoire, phatné, φάτνή, en grec .

Pour Matthieu, des mages suivent une étoile errante, les parents et leur bébé partent se réfugier en Egypte.

Pour Luc, maman va faire sa purification au temple de Jérusalem 40 jours après son accouchement. Il ne sait rien des mages, il ne connaît que des bergers…

Les mises en scène diverses que l’on présente aujourd’hui sont le résultat d’un amalgame entre les ces deux versions inconciliables.

Qu’on se le dise !

On pourrait en rire si cette histoire n’avait pas été déclarée sainte et intouchable par des exploiteurs de l’éternelle crédulité humaine. Ce canular d’un autre âge a engendré trop de tragédie. Souvenons-nous, la moindre tentative de contestation était punie de mort.

Ceux qui en savaient trop long sur la question furent réduits au silence par la terreur; on brûla leurs écrits jugés dangereux, et ils furent victimes de nombreuses tentatives d’extermination.

 

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C’est pas vrai, j’étais pas là

(photo de Lison 09)

Dernière minute

L’Inquisition sévit toujours, et même là où on ne s’y attendrait le moins. Un article sur le présent sujet et ses conséquences, posté sur un réseau social célèbre, suivi de commentaires pertinents d’ordre purement historique, sans injure, sans grossièreté a été supprimé probablement parce qu’une personne n’a pas aimé voir ses convictions mises à mal. Elle n’a pas apprécié le rappel d’ horreurs commises au nom d’une superstition.

 Je dis à cette personne: La Vérité ne peut être tuée

 Pour en savoir plus, voir aussi:

http://akhsahcaleb.blogspot.fr/2011/12/solstices-divers.html

http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2011/03/27/yeshoua-qui/

La Louve du Capitole

Un mythe qui s’effondre

 La Louve du Capitole dans Actualités louve-romaine1

La Louve romaine de Narbonne (place du Forum)

  Cette fois c’est officiel, le 22 juin 2012, le Musée du Capitole a enfin reconnu que son plus beau trophée, sa Louve, n’était pas étrusque. Le sympathique animal allaitant les jumeaux fondateurs de Rome, Remus et Romulus, n’est qu’une œuvre du Moyen-Âge. La datation au carbone-14 donne une fourchette entre 1021 et 1153.

En 2007, à l’occasion d’une restauration, Anna Maria Corruba, historienne de l’art, et Adriano da Regina, étruscologue, avaient tiré la sonnette d’alarme et contesté la datation généralement admise, celle du cinquième siècle avant l’ère commune.

On savait déjà que les deux bébés avaient été ajoutés aux mamelles du canidé en 1471, mais de là à imaginer un fake médiéval…..

Mussolini en avait fait un outil de propagande.

Jérôme Carcopino, ministre du gouvernement de Vichy, l’avait choisie comme totem.

En 1960, elle figura comme symbole des Jeux Olympiques de Rome.

En 1962, la ville de Rome en offrit une copie à Paris lors du jumelage des deux capitales.

En 1982, c’est Narbonne qui eut l’honneur d’une réplique en bronze à l’occasion du XXIème anniversaire de sa fondation.

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La Louve romaine parisienne

Les autorités romaines ont eu du mal à avaler la pilule et ont longtemps choisi de garder le silence ; pourquoi ?

Dans un article publié par La Recherche (n°467, septembre 2012), Lucio Calcagnile, directeur du centre de datations et de diagnostics de l’université du Salento, répond :

« Parce que les autorités et la majorité des universitaires étaient convaincues que la statue était étrusque ! Ils espéraient que de nouvelles datations allaient contredire les premières. Cette statue est une icône en Italie. Elle a été reproduite partout, a été utilisée par le pouvoir. Admettre qu’elle n’était pas une relique de notre glorieux passé antique n’allait pas de soi. La restauratrice a ainsi attendu six ans avant de publier son travail et a connu beaucoup de difficultés ensuite. Aujourd’hui, à la suite des datations, certains chercheurs proposent un compromis : que la statue soit en fait la copie médiévale d’un original étrusque. Mais d’autres estiment qu’il n’est pas avéré que son style soit étrusque. »

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Article de La Recherche

Comme pour « le fake de Turin », il existera toujours des inconditionnels aigris et furieux de s’être faits piégés. Pourtant là, il ne s’agit pas vraiment de charlatanisme volontaire mais d’une simple erreur d’estimation.

Malheureusement, bien des travaux de savants compétents sont souvent occultés parce qu’ils vont contre les idées reçues, en histoire comme en archéologie. Et parfois, ces spécialistes voient leur carrière universitaire compromise pour avoir eu trop de lucidité.

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De Carnac à Shambhala

De Shambhala à Carnac ?

Présenté par Raymonde Reznikov

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Portrait de Nicholas Roerich par Svetoslav Roerich

 

Entre 1924 et 1929, le peintre Nicholas Roerich (1874 – 1947) parcourut diverses contrées de l’Asie Centrale.  L’expédition, à but scientifique, financée par le Roerich Museum de New-York, était dirigée par l’orientaliste Georges de Roerich, fils de Nicholas. En 1930, celui-ci publia le récit des aventures extraordinaires que vécut l’expédition. Dans la préface de l’édition française de son rapport , Louis Marin écrit :

«Du Tibet, Georges de Roerich rapporte un tableau scientifique de la vie et de la civilisation des nomades des Hauts Plateaux. Au cours de ses recherches, il a précisé l’existence d’un style artistique particulier aux nomades, ce style – surtout animalier – est nettement apparenté à celui des anciens Scythes et des Goths. (…)

Une découverte des plus intéressantes devait récompenser les efforts de l’intrépide explorateur. Dans le Haut Tibet et dans la région des Trans-Himalayas, Georges de Roerich a minutieusement étudié et photographié de nombreux monuments mégalithiques (cromlechs, alignements, menhirs) dont l’existence n’avait pas été signalée et dont la structure permet des comparaisons très intéressantes avec nos monuments occidentaux, notamment, ceux de Bretagne. (…)

Au cours de ces cinq années d’exploration, le professeur Nicholas de Roerich a peint près de cinq cents tableaux, dont l’ensemble se présente comme un panorama unique des régions les moins connues du grand continent asiatique. »

(Sur les pistes de l’Asie Centrale, Librairie orientaliste Paul Geuthner, Paris 1933)

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Le Grand Esprit de l’Himalaya

 

Au cours de cette expédition, le peintre prit lui aussi des notes. Il les publia à son retour dans son livre, Shambhala .  En voici un extrait :

Les peuples de l’intérieur de la terre

Dans le Trans-himalaya, à une altitude de quinze mille ou seize mille pieds, nous avons trouvé plusieurs groupes de menhirs. Personne au Tibet ne connaît ses menhirs. Un jour, après une journée entière de voyage à travers les collines nues et les rochers du Trans-himalaya, nous avons vu, de loin, des tentes noires préparées pour notre camp. Au même moment nous avons remarqué, non loin dans la même direction, ces longues pierres qui ont tant de signification pour l’archéologue. Même de loin, nous pouvions distinguer la forme particulière de leur construction.

« Quelles sortes de pierres voyons-nous sur ces pentes, avons-nous demandé à notre guide tibétain.

Oh, répondit-il, ce sont des Doring – des pierres longues ; c’est un ancien endroit sacré. Il est très utile de mettre de la graisse au sommet des pierres. Alors les déités de l’endroit aident les voyageurs.

Qui a ainsi rassemblé ces pierres ?

Personne ne le sait. Mais depuis les temps anciens, ce district a été appelé Doring – les pierres longues. Les gens disent que des inconnus sont passés ici il y a longtemps.

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Emplacements des mégalithes

A travers le relief du Trans-himalaya, nous avons vu distinctement les longues rangées de pierres verticales. Ces allées se terminent dans un cercle avec trois hautes pierres au centre, l’ensemble étant orienté d’ouest en est. (…)

Lorsqu’on me demanda : « Pourquoi vous réjouissez-vous au sujet de ces menhirs ? », je répondis : « Parce que ma carte géographique des contes de fées est vérifiée. Lorsque, dans une main, à Carnac, vous tenez un bout de la corde enchantée, n’est-ce pas une joie de trouver son début dans le Trans-himalaya ? »

On peut argumenter que, peut-être, les bâtisseurs des menhirs voyageaient vers le Trans-himalaya et que le Trans-himalaya peut bien avoir été l’endroit où il se sont arrêtés plutôt que leur demeure originale. Naturellement, peut-être en a-t-il été ainsi. C’est pourquoi, moins les conclusions que nous en tirons sont définies, moins nous entretenons d’attentes, meilleur sera le futur. (…)

Mais je me réjouis du fait que sur les hauteurs du Trans-himalaya, j’ai vu l’incarnation de Carnac.

(Shambhala, traduit par M.-M. Dionne, Les éditions du IIIè millénaire, 1989).

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Photo prise le 22 mars 1928 lors de la découverte des alignements de mégalithes

 

Voici comment Georges de Roerich, le scientifique, décrivit la même découverte :

Le 22 mars, avec une température de  -13° C. et un vent terrible d’ouest, nous gravîmes la Lung-mar La, puis redescendant par une route que le Tachi Lama suivit dit-on pendant sa fuite en 1923, nous arrivâmes dans une vallée où nous attendait une découverte du plus vif intérêt.

A l’endroit appelé Do-ring (Do-ring signifie « longue pierre »), situé à environ trente miles au sud du grand lac salé de Pangong tsho-tcha, nous trouvâmes un alignement considérable formé de dix-huit rangées de dalles de pierre, posées droites. Chacun de ces alignements est orienté de l’Est à l’Ouest et terminé à son extrémité occidentale par un cromlech ou cercle de pierres consistant en plusieurs « menhirs » rangés en un cercle plus ou moins parfait. L’intérieur du cercle est occupé par plusieurs « menhirs » ou obélisques grossiers plantés verticalement en terre et devant lesquels s’élève une table de pierre ou autel plus ou moins informe. (…)

Il est intéressant de noter que presque tous les monuments mégalithiques découverts sont situés le long de la grande route des pèlerinages qui passe au sud des Grands Lacs et conduit au Mont Kailâsa, la demeure des dieux, et aux lieux sacrés de la frontière du Népal.

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Carte de la région des alignements

Les monuments mégalithiques découverts par l’Expédition étaient absolument inconnus de la population moderne. (…)

Le 23 mars, entre des dunes de sable encadrant le lit desséché d’un petit ruisseau, nous trouvâmes un autre groupe de monuments mégalithiques : trois menhirs entourés de dalles de pierres formant un carré ; la table d’offrande manquait devant le plus grand menhir, le sanctuaire devait être abandonné depuis longtemps. (…)

La plaine que l’on traverse en quittant ces montagnes est le fond d’une mer desséchée, ainsi qu’en témoigne la présence de coquillages fossiles.

Pour information : la plaine en question se trouve à 4000 mètres d’altitude sinon plus.

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Parmi les évènements marquants de cette expédition, Georges de Roerich a rapporté l’étrange apparition d’un cavalier somptueusement vêtu, porteur d’un message de mise en garde, et sa disparition subite sitôt sa mission remplie…. Son père Nicholas, pour sa part mentionne un autre type d’apparition :

Lumière dans le désert

Un énorme vautour noir fonce sur le camp.

Mais qu’est-ce que cela, au-dessus, dans les airs ? Un objet brillant, volant du nord au sud. Les jumelles sont à portée de la main. C’est un gros objet. Un côté scintille sous le soleil. Sa forme est ovale. Puis il se tourne d’une certaine façon dans une autre direction et disparaît vers le sud-ouest, derrière Ulan Davan, le col rouge de la chaîne des glaciers. Toute la caravane discute avec animation de cette apparition. Un ballon dirigeable ? Un Ebolite ? Un appareil inconnu ? Pas une vision, parce que vous ne pouvez pas avoir de visions à travers plusieurs jumelles. Puis le lama murmure : « Un bon signe. Un très bon signe. Nous sommes protégés. Rigden-jyepo lui-même s’occupe de nous ! ». Dans le désert, vous pouvez voir des choses merveilleuses et vous pouvez sentir des parfums odoriférants. Mais ceux qui vivent dans le désert ne sont jamais surpris. (…)

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Près du ruisseau, au-dessus même du précipice, la silhouette d’un cheval se dessine vaguement dans la brume. Et quelque chose, semble-t-il, étincelle étrangement sur sa selle. Peut-être est-ce un cheval perdu par une caravane. Ou peut-être ce cheval a-t-il désarçonné son cavalier en sautant au-dessus d’un abîme. Ou peut-être est-ce un cheval abandonné parce qu’il était faible et sans force, et qui cherche maintenant son maître.

Ainsi parle le mental, mais le cœur se souvient d’autre chose. Le cœur se souvient que, de la grande Shambhala, depuis les belles et hautes montagnes, à l’heure prédestinée, descendra un cheval solitaire et, sur sa selle, au lieu du cavalier, brillera le joyau du monde : Norburinpoché – Chintamani – la pierre miraculeuse qui doit sauver le monde.

Ce temps n’est-il pas venu ? Le cheval solitaire ne nous apporte-t-il pas le Joyau du Monde.

(Gantok, 1928)

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Bibliographie

Georges de Roerich : Sur les pistes de l’Asie Centrale

Texte français de M. de Vaux-Phalipau ; préface de Louis Marin

Librairie orientaliste Paul Geuthner, Paris, 1933

Nicholas Roerich : Shambhala

Traduction Marie-Andrée Dionne

Les Editions du IIIè millénaire, Sherbrooke (Québec) 1989

Illustrations

Nikolay Roerich

Aurora Art Publisher, Leningrad, 1976

Cartes

Zhonghua Renmin Gongheguo Fen Sheng Dituji

Ditu Chubanshe

Zhongguo Beijing (Pékin, 1971)

 

Fictions à Rennes-le-Château

A propos de L’Or du Diable

Une mise au point de Gérard de Sède

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En 1988, Gérard de Sède publia Rennes-le-Château, le dossier, les impostures, les fantasmes, les hypothèses.

En raison des interprétations rocambolesques, des thèses délirantes, que sa première enquête sur le sujet avait générées, cet écrivain de grand talent, à l’origine de toute l’affaire, avait jugé utile de présenter une sévère mise au point, étayée par de nouveaux éléments.

 En mars 1989, à l’occasion de la diffusion d’un feuilleton télévisé, issu d’un roman inspiré par ces thèses sans aucun fondement, Gérard de Sède envoya à la librairie Au Coin des Temps le courrier suivant:

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Très chers amis

Voici, en plusieurs exemplaires, le petit texte que m’a inspiré la lente ingestion de l’indigeste série télévisée « L’Or du Diable ». Non seulement elle est bien mauvaise, mais encore auteur et réalisateur en prennent vraiment trop à leur aise.

Ceci dit, cela plaira sûrement au public. Eh bien, tant pis !

Si mon bouquin était sorti après le feuilleton télévisé, j’y aurais sûrement ajouté ces deux feuillets.

Faites-en donc l’usage qui vous semblera le meilleur.

Je serai dans vos parages en avril. A tout bientôt, donc.

Très affectueusement comme toujours.

 

Voici donc le texte en question : A propos de l’Or du Diable

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FICTION OU ABUS DE CONFIANCE

Un romancier n’est pas tenu d’être un historien ; celui qui adapte un roman pour le petit écran pas davantage.

Dans la série télévisée « L’or du Diable », que viennent de diffuser la RTB-F puis FR 3, l’imagination coule à flots, et même déborde.

Ce pourrait être tout à la louange de l’auteur et du réalisateur, et nul ne songerait à leur en faire grief s’ils s’étaient installés franchement dans la fiction, où tout est permis.

Mais ce n’est point le cas. L’aventure qui leur sert de canevas a bien eu lieu, les personnages qu’ils mettent en scène ont bien existé, les noms sous lesquels on nous les présente sont bien les leurs, des familles les portent encore.

Dès lors, auteur et réalisateur devaient, ce me semble, quelques égards à leurs héros. C’est une question d’éthique et de respect pour le public. En effet, il est un peu trop commode de jouer sur les deux tableaux et de dire : « Je suis oiseau (historien), voyez mes ailes ; je suis souris (romancier), vivent les rats ! » On ne peut prétendre encaisser à la fois les dividendes d’une histoire vraie et ceux d’une œuvre d’imagination sans qu’il y ait tricherie quelque part.

Dans « L’or du Diable », faits et personnages sont un peu trop rudement malmenés.

Quiconque a pris la peine de s’informer sait que le trésor découvert par l’abbé Saunière le fut dans l’église de Rennes-le-Château et non pas dans on ne sait quelle caverne d’Ali Baba ; que ce trésor n’était nullement fabuleux, mais au contraire relativement modeste ; qu’il fut entièrement distribué à des amis dont les héritiers le possèdent encore ; que, par conséquent, ce n’est pas cette découverte qui peut expliquer en quoi que ce soit le soudain enrichissement d’un homme qui dépensa en moins de vingt ans très exactement l’équivalent de 20.079.455 francs actuels, ainsi qu’en font foi les documents comptables.

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Dans « L’or du Diable », Béranger Saunière, qui mourut en 1917, est manipulé par une toute-puissante société secrète, le Prieuré de Sion. Or ledit Prieuré de Sion, secte groupusculaire, n’a été fondé qu’en 1956 !

Inadvertances ? Non pas, car le romancier et le réalisateur ont beaucoup lu et se sont informés aux meilleures sources. C’est donc en pleine connaissance de cause qu’ils véhiculent des mythes, pour ne pas dire de flagrantes impostures ; quand on s’adresse à des millions de téléspectateurs, cela n’est pas inoffensif. Ils prennent ainsi le risque de concourir – sans le savoir, du moins on l’espère – à de grandes manœuvres de désinformation dont les inspirateurs et les buts ne sont pas difficiles à découvrir. La véritable aventure de l’abbé Saunière est pourtant assez insolite pour qu’il ne soit pas nécessaire d’en rajouter.

Mais il y a pire : c’est la désinvolture avec laquelle on attaque les réputations de personnages qui ne sont plus là pour se défendre. Ainsi, on va jusqu’à prétendre que Saunière offrit le château de Cabrières à Emma Calvé. Cette grande artiste, qui le paya, à grand peine, de ses deniers est présentée comme une femme entretenue, et de surcroît ingrate. L’on n’a apparemment pas songé que le souvenir de la cantatrice est perpétué par une association qui pourrait demander compte de ces calomnies devant un tribunal.

Les personnages secondaires ne sont guère mieux traités. Le Père Hoffet, par exemple, est dépeint comme un habitué des boîtes de nuit, ce qui prête à rire quand on a connu cet homme, austère jusqu’à la raideur, qui ne vivait que pour ses archives.

A condition de s’avouer comme telle, la fiction a, certes, ses droits, sauf celui de patauger en gros sabots dans les cimetières. Mais le public a, lui aussi, les siens, et en premier lieu celui de n’être pas abusé.

                                                                          Gérard de Sède

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Gérard de Sède et quelques amis lors de la présentation de son dernier livre à Rennes-le-Château

Laïcité

Laïcité

Par Raymonde Reznikov

Le 4 juillet 1905, le projet de la loi sur la séparation des églises et de l’Etat est votée par la Chambre des députés.

Votants : 574

Pour ….. 341

Contre … 233

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La Une du journal La Lanterne, daté du 5 juillet 1905

C’est la fin d’un grand débat qui avait commencé au moins 50 ans auparavant. En voici un exemple :

 

Marseillaise anticléricale

Ecrite par Léo Taxil à la veille des élections de 1881

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Léo Taxil

Allons ! Fils de la République

Le jour du vote est arrivé

Contre nous de la noire clique

L’oriflamme ignoble est levé (bis)

Entendez-vous tous ces infâmes

Croasser leurs stupides chants ?

Ils voudraient encore, les brigands,

Salir nos enfants et nos femmes

 

Refrain

Aux urnes, citoyens, contre les cléricaux !

Votons (bis) et que nos voix, dispersent les corbeaux.

 

Que veut cette maudite engeance,

Cette canaille à jupon noir ?

Elle veut étouffer la France

Sous l’éteignoir (bis)

Mais de nos bulletins de vote

Nous accablerons ces gredins

Et les voix de tous nos scrutins

Leur crierons : A bas la calotte

 

Quoi ! ces curés et leurs vicaires

Feraient la loi dans nos foyers !

Quoi ces assassins de nos pères

Seraient un jour nos meurtriers ! (bis)

Car ces cafards, de vile race,

Sont nés pour être inquisiteurs…

A la porte les imposteurs !

Place à la République ! Place !

 

Tremblez coquins ! cachez-vous, traîtres !

Disparaissez loin de nos yeux !

Le Peuple ne veut plus de prêtres ;

Patrie et Loi, voilà ses dieux. (bis)

Assez de vos pratiques niaises !

Les vices sont vos qualités.

Vous réclamez des libertés ?…

Il n’en est pas pour les punaises !

 

Citoyens, punissons les crimes

De ces immondes calotins ;

N’ayons pitié que des victimes

Que la foi transforme en crétins. (bis)

Mais les voleurs, les hypocrites,

Mais les gros moines fainéants,

Mais les escrocs, les charlatans…

Pas de pitié pour les jésuites…

Que la haine de l’imposture

Inspire vos votes vengeurs !

Expulsons l’horrible tonsure ;

Hors de la France, les Malfaiteurs !

Formons l’union radicale ;

Allons au scrutin le front haut :

Pour sauver le pays, il faut

Une chambre anticléricale.

 

Pour la petite histoire, il faut préciser que Léo Taxil, de son vrai nom, Gabriel Antoine Jogand-Pagès, après avoir été exclu de la Franc-Maçonnerie en 1882, retourna sa veste… En 1894, ce « mystificateur de génie » (Daniel Ligou), fut reçu en audience par le pape Léon XIII.

 

Parmi les combattants des premières heures, on trouve Gambetta et Emile Zola

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Léon Gambetta

Extrait d’un discours prononcé par Gambetta le 2 octobre 1872 :

 

Il reste un parti que vous connaissez assez bien, un parti qui est l’ennemi de toute indépendance, de toute lumière et de toute stabilité, car ce parti est l’ennemi déclaré de tout ce qu’il y a de sain, de tout ce qu’il y a de bienfaisant dans l’organisation des sociétés modernes ; cet ennemi, vous l’avez nommé, c’est le cléricalisme !…

Nous n’avons en face de nous qu’un ennemi, mais c’est un ennemi organisé, bien discipliné, ayant l’obéissance passive pour premier instrument, ayant l’argent qu’il soutire de toutes les sottises et de toutes les superstitions pour levier, avec une manière de procéder qui renverse tous les obstacles, parce qu’il n’a aucun scrupule, et enfin la haine de la société moderne, non seulement en France, mais dans le monde entier. Voilà l’ennemi !

(Discours et plaidoyers politiques, G. Charpentier, éditeur. Paris 1883.)

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Emile Zola

Emile Zola contre l’Eglise romaine

C’était l’Eglise qui, dans l’ombre, avec sa patiente tactique d’ouvrière tenace, avait repris un à un ces pauvres esprits enténébrés qu’on tâchait d’arracher à sa domination. Toujours, elle a compris la nécessité pour elle d’être la maîtresse de l’instruction, la maîtresse de faire à sa guise de la nuit et du mensonge, si elle voulait garder en servitude étroite les âmes et les corps. C’est sur le terrain de l’école qu’elle a lutté une fois de plus, d’une admirable souplesse hypocrite, allant jusqu’à se dire républicaine, usant des libres lois pour garder dans la geôle de ses dogmes les millions d’enfants que ces mêmes lois entendaient libérer…

L’Eglise continuait à cheminer sous terre ; l’éternelle besogne d’envahissement et d’asservissement se poursuivait sans une heure de repos ; les collèges de jésuites, des dominicains et autres communautés enseignantes peuplaient peu à peu de leurs élèves, de leurs clients, l’administration, la magistrature et l’armée, tandis que les écoles des frères et des sœurs dépossédaient les écoles primaires laïques…

Là était le danger mortel, si l’Eglise triomphante rejetait la France aux ténèbres et aux misères du passé, faisait d’elle une des nations déchues qui agonisent dans la misère et le néant dont le catholicisme a frappé toutes les terres où il a régné.

(« Vérité », Œuvres Complètes, tome XXXII, Editions Fasquelle, Paris, 1927-1929)

A l’heure où des cléricalismes venus de tous les horizons, semblent vouloir insidieusement dicter notre conduite, il est bon de se souvenir des luttes menées pour que nous puissions jouir de la liberté de vivre et de penser sans entrave.

 

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Commentaires

Cet article a été publié sur Facebook. Il a suscité un certain nombre de commentaires intéressants que j’aimerais partager.

Les participants à la discussion, sauf les habitués de ce blog, sont désignés par l’initiale de leur prénom.

Dgedge : Ah ça me rappelle les chants du troubadour Peyre Cardenal qui lui aussi a pondu pas mal de sirventès anticléricaux, et normal vu ce qui se passait à l’époque …

E…: Nous avons juste deux mille ans d’héritage chrétien.

R. R. : Pas beaucoup plus de 1600 ans, enfin pour ceux qui s’estiment héritiers…. C’est déjà trop pour les autres.

E…. : Mais il est bien là, c’est notre richesse, préservons-le.

Akhsak : Richesse des uns construite sur le malheur des autres

M.. : de quelle richesse parle t on ?

R.R. : Une richesse accumulée par des charlatans, dont heureusement le nombre diminue de jour en jour. Il faut simplement souhaiter que d’autres ne viennent pas occuper la chaise vide, si le terrain n’est pas défendu au nom de la loi.

M.. : ah de cette richesse là …….. ben oui le malheur des uns a fait le bonheur des autres .. Raymonde …. et surtout ils ont cautionné tous ces malheurs ..

E… : Ce qui s’impose, c’est de ne pas oublier nos racines chrétiennes, n’en déplaise…

R.R. : Pour ça, il faut l’être…. Les Bouddhistes, les Hindouistes, les agnostiques des diverses philosophies et les Athées n’en n’ont rien à cirer du xchristianisme. Et je n’ose pas évoquer ceux qui en ont tant souffert: Incas, Mayas, Cathares, Vaudois , prétendus hérétiques, et Juifs entre autres… la liste est longue.

E… : France, fille aînée de l’église, c’est pas moi…

Akhsah : Mais qui a décrété ça sinon l’église elle-même ? On a quand même gagné le droit de ne pas adhérer au remake des légendes d’Attis, d’Adonis, d’Osiris etc… Que des récits mythologiques, avec idoles peu ragoûtantes aient des adeptes, c’est ça la liberté, et il faut se battre pour garder cette liberté-là chèrement conquise. Mais, pitié, qu’on ne soit pas obligé de croire à toutes ses fables, en France comme ailleurs dans les pays dits civilisés.
Je sais qu’à la suite d’une déclaration comme celle-là, de Jean-Paul II, de nombreuses Français, baptisés sans leur accord, ont demandés à être rayés des listes… On trouve les formulaires sur le net.

E…: Préservons notre patrimoine chrétien et rendons hommage !

Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes.

X.. : Rien à voir mais il faut lire « Le cimetière de Prague » d’Umberto Eco. Romance de la mystification et de la conversion de Taxil. Pour ce qui est de la France, que j’aime tant, à chaque fois que je remonte modestement ses racines, comme par exemple son Langage, je remonte bien au delà du Xristianisme. Peut être Ses racines sont elles plus profondes que l’on croit ?..

Et je rend hommage avec vous E…. A chaque souffle, à ma foi et surtout à ma République. Que l’on s’élève au delà des symboles, c’est mon rêve fou-;))

R.R. : E….: je suis d’accord avec vous pour ceux que cela concerne, les autres n’en n’ont que faire, même s’ils sont Français. Le principal est que nous puissions toujours pouvoir converser, même si nous ne sommes pas d’accord. Pour moi les racines de la France sont Celtiques, puis Gréco-romaines et germaniques.

Perahya : Ok, ok, les filles, calmons-nous, où est le problème? E… veut des hommages aux racines imposées par Rome de manière aussi tendre et respectueuse? Et alors! Moi je suis prête à le lui donner à en veux-tu en voilà! Je lève mon verre pour rendre hommage à la pédophilie et la castration institutionnalisées! A l’hypocrisie du célibat! Aux couvents devenus prisons pour toutes les femmes « rebelles »! Aux orphelinats irlandais, espagnols et sud-américains dont j’ai vu de mes propres yeux le sadisme maladif! Aux mains qui ont allumé les feux qui ont consumé des personnages comme Giordano Bruno! A l’extermination des tribus entières des indiens sud-américains dont on se demandait à la « Dispute de Valladolid » s’ils avaient une âme! A la technique de « la question » développée par la très sainte inquisition! A la technique de la délation perfectionnée par cette même inquisition! Aux bénédictions du pape aux armées fascistes lors du WW2! Aux massacres des sorcières et hérétiques! Aux conversions forcées des juifs! Au goût démesuré de domination et de pouvoir! A la politique dualiste de l’église qui d’un côté est pro-arabe et anti-juive à souhait et de l’autre nous la joue « défenseur des racines »! Aux autodafés qui ont brûlé des millions de manuscrits et d’oeuvres d’art! Il serait trop long de continuer à égrener les hommages dus à une aussi honorable institution, je finirai donc en levant mon verre à tous ceux, morts ou vivants, qui ont su résister à toute la corruption de la plus sanguinaire des idolâtries et ont réussi a ouvrir les yeux de certains d’entre nous contre ce géant aux pieds d’argile que l’on appelle la civilisation occidentale. A la vôtre!

G.. : Nos racines « s’enfoncent » bien avant le christianisme. Les vieilles religions de l’Europe, les Gaulois, Rome, les Germains… Le christianisme a néanmoins eu dans l’histoire de notre nation un rôle essentiel. Descendant de RPR et de FF :. je ne juge pas uniquement l’Eglise en fonction de ses crimes, cela serait trop manichéen.

K… : la haine n’a pas commencé avec le « repli communautaire » mais avec le mépris des auteurs du nt qui caricaturent et surtout diabolisent ceux qui refusent d’adorer le gugus; la haine continuait a être débitée par des condamnations à l’enfer et autres « hors de l’église point de salut »; le « rôle prépondérant » le xtianisme l’a gagné à force de poignet en détruisant et brûlant tout ce qui le contredisait, surtout des gens; d’ailleurs, E… n’est pas un nom très catholique, je dirais hellénique, à moins que l’église dans un élan oecuménique ait canonisé une belle E… nous prenant encore pour des poires; je me souviens qu’il était interdit dans les pays cathos de donner aux enfants des noms qui ne figuraient pas dans le calendrier des saints, alors pas étonnant le « rôle prépondérant » d’un système qui s’est donné des moyens répressifs et destructifs illimités pour dominer les corps et les âmes.

G.. : De nos jours l’Etat doit être laïc. Nous devons lutter contre le repli communautaire et la haine dans notre pays. Aimer la France et nous battre contre les financiers apatrides qui veulent asservir notre peuple. Eux et les extrémistes religieux sont de plus préoccupants ennemis qu’une Eglise qui agonise

K… : Les « financiers apatrides » fait partie du répertoire antisémite le plus connu et le plus lâche, donc il s’adresse à moi; bien que vous n’ayez pas le crin de le dire haut et fort; j’ai la chance de ne pas habiter en France mais en Israël avec toute ma famille, et ne vois aucune raison de gaspiller mon amour de votre côté; les extrémistes religieux musulmans, que courageusement vous ne nommez pas non plus, sont les seuls qui exigent l’application de leurs diktats religieux dans les institutions laïques françaises et dans ses rues; ils sont arrivés en France par la grande porte quoiqu’on prétende le contraire; ils s’y sont installés sans gêne d’une part à cause de la politique pro-arabe de la France, d’autre part à cause de la corruption sans oublier l’amour démesuré que l’on porte en France à tout celui qui se déclare antisémite; aucun de ces trois points n’est totalement étranger à l’église qui est, certes, agonisante mais pas autant que la France elle même; l’une et l’autre n’ont que ce qu’elles méritent.

G.. : J’ai des amis juifs ou musulmans, franchement non pratiquants comme moi, qui ont été agressés par des extrémistes religieux et cela je déteste. Je respecte la foi des autres, même si je ne suis pas croyant. J’aime mon pays et je peux concevoir qu’on aime Israël.

K… : moi, par contre, j’aime les gens franchement courageux comme moi, qui assument leurs idées sans faire appel à des amis juifs ni musulmans; des exemples des juifs agressés, en cherchant bien, je crois que moi aussi je pourrais apporter quelques uns car ils sont régulièrement publiés dans les journaux français; cependant, je ne vois nul besoin d’avoir des amis français ni curés pour dire haut et fort ce que je pense, en toutes lettres, en formulant clairement par moi- même sans clichés ni sous entendus; et si votre prochaine formule pour compléter celle des « financier apatrides » tourne autour du « complot judéo-maçonnique », ne vous fatiguez pas, je la connais déjà.

G.. : C’est reparti sur l’antisémitisme. Les juifs sont des financiers apatrides… ceux que je connais pas vraiment. Les Israéliens qui se battent pour leur nation sont des apatrides. Hier un ami israélien artiste vivant à Paris m’a demandé de le réintégrer parmi mes amis FB. Je l’avais viré car il n’a pas répondu à mes courriers. Même si cela vous déplaît je me fous de ses origines. Il aime la France et il est sympa.

K… : antisémitisme? ah bon? où ça? j’ai rien vu, moi! toutefois, je vous rappelle que la formule « financiers apatrides », assez connue au demeurant, ni celle des bons juif-musulmans- agressés- par- des- extrémistes ne venaient pas de moi; relisez-vous pour comprendre qui en est l’auteur; pour le reste je vais vous décevoir un tantinet mais vous ne m’avez pas du tout compris, alors je vous le redirais plus clairement encore :vos amis virés, réintégrés, juifs, financiers, religieux, agressés, curés, antisémites, pro-israéliens ou vendeurs de clous m’intéressent autant que ma première grenouillère, vous êtes passablement hors sujet.

G.. : Vous donnez une image négative de votre pays. Vous agressez les chrétiens. Vous me voyez ennemi des francs-maçons, mais c’est de la maladie mentale. J’ai parlé dernièrement pendant trois heures devant 180 FF :. et je viens de perdre deux amis Vénérables dont l’un était d’origines juives.

K… : le chantage à « l’image » négative ou positive de mon pays est le cadet de mes soucis et je préfère ne pas vous décrire l’image des français et de la France à l’étranger car aujourd’hui je suis de bonne humeur; si vous trouvez que j’agresse les xtiens, à moi par contre il me semble que c’est plutôt les xtiens qui ont agressé à tour des bras depuis 1700 ans et pas que les juifs d’ailleurs, mais ne vous inquiétez pas, comme vous dites chez-vous, D reconnaîtra les siens!; concernant vos amis juifs, maçons vénérables, conférencier ou autres, vous croyez que je dois redire ce que toute personne francophone aurait fini par comprendre? bon, si vous y tenez j’y vais : cher monsieur, je m’en fou royalement! vous êtes hors sujet!; est-ce que c’est clair maintenant?

R.R. : Que des extrémistes religieux venus d’ailleurs soient plus préoccupants que les derniers supporters des églises devenues incrédibles, c’est sûr. Quant aux financiers, que viennent-ils faire là ? Les plus dangereux ne sont pas « apatrides », ils ont tous un passeport de pays producteurs de pétrole… Et s’ils devaient financer quelque chose, ce serait des minarets et pas des synagogues.

Commentaires sur les citations de Gambetta et de Zola

Pérahya : ‎ »Le néant dont le catholicisme a frappé toutes les terres où il a régné »….et s’il n’avait frappé qu’avec le néant et pas avec le sang, les persécutions, les massacres, la terreur, le fanatisme, l’hypocrisie institutionnalisée, la pédophilie, etc etc etc etc etc etc etc etc etc etc etc etc..

R.R. : Malheureusement, certains sont trop têtus pour reconnaître les évidences.

Ils ont surtout frappé avec le mensonge fait dogme.

Pérahya : Ces malades fanatiques auraient frappé avec n’importe quel autre mensonge pourvu de dominer le monde. J’ai vécu au Brésil un certain temps et à côté des idoles que l’on connaît en Europe et qu’ils appellent « saints » ils mettent des idoles noires africaines que les esclaves noirs avaient apportées avec eux d’Afrique. Il n’y a absolument aucune contradiction entre eux, pourvu que les gens se soumettent à leur idolâtrie officielle tout est bon pour l’église et tout se tolère sans aucun inconvénient.

 

 

 

 

 

Pentecôte

Un recyclage

Par Raymonde Reznikov

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(escargotdebourgogne.over-blog.com)

En grec, πεντήκοντα, pentékonta, veut dire cinquante. C’est l’origine du mot pentecôte, le cinquantième jour après « Pâque ».

Les fondateurs du christianisme se sont sentis obligés d’inventer un événement pour célébrer ce jour, sans avoir l’air d’imiter les Juifs qui, sept semaines après Pessa’h » célébraient à « Shavouot » (les semaines) l’offrande des Prémices de la moisson et surtout le don de la Thorah au Mont Sinaï.

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(lemonde.fr)

L’invention

La mention de l’événement chrétien en question ne figure dans aucun des quatre évangiles.

Les trois, dits synoptiques, se terminent par l’ascension supposée du héros juste après sa supposée résurrection. Le quatrième n’évoque rien du tout après sa partie de pêche du dernier chapitre (voir article précédent sur l’ascension).

On ne trouve rien non plus dans les multiples missives publiées sous le nom de Paul.

L’invention de la pentecôte figure uniquement, à la suite de celle de l’ascension au quarantième jour, dans les Actes attribués à Luc, un témoin à la fiabilité plus que douteuse.

Contradictions chez Luc, rappel :

Ce chroniqueur serait aussi l’auteur du troisième évangile, celui qui fait naître son héros lors du recensement de Quirinius, en l’an 6 de l’ère commune, et qui prétend ensuite que celui-ci avait 30 ans l’an 15 du principat de Tibère, c’est à dire à peine 23 ans plus tard.

D’après lui, son héros serait mort à 33 ans ce qui, si on oublie Tibère, aurait donc eut lieu en l’an 6 + 33 = 39, époque où le procurateur romain Pilate, proche de sa mort, cultivait ses salades en Gaule, du côté de Vienne où il avait été exilé.

Ce qui est né lors du recensement de Quirinius, c’est la secte de Juda le Galiléen, dont la fondation:

« fut le point de départ de toutes les catastrophes »

dixit Flavius Joseph (Antiquités, XVIII, 4-23).

C’est aussi ce Luc qui rapporte en Actes, I, 18, que le « traître » Judas, l’apôtre cette fois :

A acquis un domaine avec le salaire de son injustice et, tombé la tête en avant, il a crevé par le milieu et toutes ses entrailles se sont répandues. Tous les habitants de Jérusalem l’ont su… »

Sauf son confrère Matthieu apparemment, pour celui-ci (XXVII, 5) :

Judas jeta l’argent de sa trahison dans le sanctuaire et alla se pendre. »

Il est vrai que Matthieu n’est pas très fiable non plus puisqu’il fait commenter par le héros de la saga un événement historique qui s’est produit au moins 34 ans après sa mort et son ascension céleste : l’assassinat dans le sanctuaire d’un certain Zacharie, fils de Barachie (XXIII, 25) ; voir Flavius Joseph, IV, 5, 4.

Luc, l’auteur présumé des Actes, est ce rédacteur nul en géographie qui situe l’île de Malte dans la mer Adriatique (XXVII-XXVIII).

Egalement nul en histoire, il prétend que la révolte de Theudas de l’an 46 eut lieu avant celle de Juda le Galiléen en l’an 6 (Actes, V, 36-37).

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(terredisrael.com)

Réponse à tout

L’invention de la fête chrétienne de la pentecôte est le sujet du chapitre II des Actes.

Douze personnes assises dans une maison remplacent les douze tribus au pied du mont Sinaï. Les langues de feu qui leur tombent sur la tête sont là pour rappeler les feux de la montagne fumante.

Le but réel de l’invention de ce pseudo-événement est d’occulter celui de la révélation du Sinaï au profit de leur nouvelle loi que les douze allumés sont chargés d’aller propager parmi les nations.

Au verset 9 de ce chapitre II, on trouve une perle assez remarquable. Il est écrit textuellement que parmi les Juifs dispersés parmi les nations, venus à Jérusalem pour Shavouot, il avait des habitants de Judée (sic).

Certains exégètes embarrassés proposent de lire à la place de Judée, soit Arménie, soit Syrie ou encore Idumée…. On se demande par quel tour de passe-passe et pourquoi ?

Il est vrai, que devant un tel amoncellement d’anomalies, d’impossibilités factuelles et de contradictions, les autorités du christianisme doivent avoir réponse à tout.

Et pour faire taire les contestations, à défaut de bûcher il reste l’anathème.

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(france2.fr)

 

ASCENSION

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Récits « évangéliques »

Par Raymonde Reznikov

 Rappel : ce sont des récits composés à partir de textes préexistants, interprétés, et surtout détournés de leur sens….

Personne ne sait exactement quand le héros de l’épopée est né. Quant à son âge au moment de sa mort, il est également hypothétique, comme la supposée date de l’évènement d’ailleurs.

Tout ce qui concerne le triste personnage est issu de reconstitutions « acrobatiques », c’est pourquoi les contradictions et les anachronismes abondent dans la littérature évangélique.

Par exemple, d’après Luc XXIV-21, l’intox voudrait que le personnage ait séjourné trois jours au royaume des morts, ce que les prétendus témoignages, dont celui de Luc lui-même d’ailleurs, contredisent. Du vendredi à midi jusqu’au dimanche au lever du soleil, cela fait 43 à 44 heures tout au plus.

 D’après Matthieu XXVIII-16, juste après la résurrection, les onze copains du héros sont envoyés vers une montagne de Galilée ; pas question d’envolée vers le ciel.

 D’après Marc XVI-19, 20 : Le héros est enlevé au ciel, mais le texte ne précise ni où, ni quand.

 Jean termine l’aventure par une partie de pêche sur le lac Kinéreth. La date de l’évènement n’est pas précisée, et pas question d’une quelconque ascension

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(koreus.com)

D’après Luc XXIV-50, 53 : C’est juste après l’épisode du tombeau vide. Le soir même, après un repas entre amis, le groupe se rend à Beyth-Hananiah (Béthanie), et là « il est enlevé au ciel » (v. 51).

Pourtant le même présumé auteur se contredit dans Actes I-3, où il prétend que son héros aurait fait des apparitions durant 40 jours, avant d’être enlevé au ciel…..

On ne peut rêver d’un témoin plus fiable !

Et voilà pourquoi les banques seront fermées, et courrier ne sera pas distribué jeudi….

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 Se méfier des courants ascendants

(avomarks.fr)

Sur le même sujet, voir:

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2011/04/26/une-croix-lourde-a-porter/

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2010/03/31/de-paque-a-paques/

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2010/03/02/paulifolies/

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2009/10/28/les-sacees/

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2009/06/07/limposture-christique/

 

Livres pour le printemps

A ne pas manquer:

Par Raymonde Reznikov

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Stephen Hawking et Leonard Mlodinow

Y a-t-il un grand architecte dans l’Univers ?

Editions Odile Jacob, février 2011 (Eur. 22,90)

Plus de 40 superbes illustrations, et quelques dessins intelligents plein d’humour…

« Des réponses nouvelles aux questions les plus élémentaires : lumineux et provocateur !

Le premier ouvrage important de Stephen Hawking depuis dix ans. »

Pour la revue Sciences et Avenir (mars 2011) : Le livre-événement

Extrait (la conclusion):

Or la M-théorie est la plus générale des théories supersymétriques de la gravitation. Pour ces raisons, la M-théorie est l’unique candidate au poste de théorie complète de l’Univers. Si elle est finie – ce qui reste à prouver - , elle fournira un modèle d’univers qui se crée lui-même. Et nous faisons forcément partie de cet univers car il n’existe aucun autre modèle cohérent.

La M-théorie est la théorie unifiée à laquelle Einstein a aspiré toute sa vie. Le fait que nous, êtres humains – simples assemblages de particules fondamentales de la nature - , ayons pu aboutir à une telle compréhension des lois qui gouvernent notre Univers constitue en soi un triomphe fantastique. Mais le vrai miracle réside peut-être dans ce que des considérations abstraites de logique aient pu déboucher sur une théorie unique qui prédit et décrit un aussi vaste Univers, riche de l’étonnante variété que nous observons. Si cette théorie est confirmée par l’observation, elle conclura avec succès une quête commencée il y a plus de trois mille ans. Nous aurons alors découvert le grand dessein.

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Voir articles : Les nombres et leur mystère du 12/05/2009 et Le nombre huit du 27/09/2010, et:

http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2011/01/22/gnose-de-princeton/

 

Tobie Nathan

La nouvelle interprétation des rêves

Odile Jacob, janvier 2011 (Eur. 21,90)

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« Un rêve qui n’est pas interprété est comme une lettre qui n’a pas été lue »

Extrait à propos de l’interprétation :

« Plus il y a d’interprètes, plus il y a de rêves dans un seul rêve. Alors méfiance ! Quelle que soit la dignité du manuel, quelle que soit l’autorité du maître, il n’existe pas de signification d’un rêve, rien que des interprétations ! »

Et cette citation  du Zohar (183,a) :

« Il n’est aucun événement au monde qui, avant de survenir, n’ait été annoncé en rêve. Car il a été enseigné qu’avant que quoi que ce soit n’arrive, la chose a été annoncée dans le firmament, d’où elle se propage dans le monde et est transmise par un héraut. »

 

Jean Raspail

Le camp des Saints

Robert Laffont, janvier 2011 (Eur. 22,00)

Nouvelle édition d’un livre incontournable devenu introuvable

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Extrait de la quatrième de couverture :

« Paru pour la première fois en 1973, Le Camp des Saints, qui est un roman, relève en 2011 de la réalité. Nous sommes, tous,  les acteurs du Camp des Saints. C’est notre destin que ce livre raconte, notre inconscience et notre acquiescement à ce qui va nous dissoudre.

C’est pourquoi, en guise de préface à cette nouvelle édition, dans un texte intitulé Big Other, j’ai voulu, une dernière fois, mettre un certain nombre de points sur les i. »

Lire un extrait:

http://www.legaulois.info/2011/03/le-camp-des-saints-de-jean-raspail-aux.html

 

 

A noter :

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Robert Charroux

Parmi les ouvrages qui ont marqué leur époque, mais épuisés depuis longtemps et devenus introuvables, il faut signaler la nouvelle édition des six volumes des  Mystères de l’Univers de Robert Charroux :

Histoire inconnue des hommes depuis 100.000 ans

Le Livre des Secrets trahis

Le Livre des Maîtres du Monde

Le Livre du mystérieux inconnu

Le Livre des Mondes oubliés

Le Livre du passé mystérieux.

Ces ouvrages sont disponibles aux :

 Editions Alexandre Moryason

B.P. 175

92406 – Courbevoie cedex

ou sur le site : www.moryason.com

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Sur le chemin du château de Montségur: Maurice Magre

 

Cet éditeur a également publié les grands classiques introuvables de Maurice Magre :

Magiciens et illuminés

La Clef des Choses cachées

Les interventions surnaturelles

Pourquoi je suis Bouddhiste

Rappel: Cliquer sur les images pour les agrandir

 

 

 

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