Le Crac des Chevaliers

 

Le Crac des Chevaliers est-il détruit ?

Ce matin, 14 juillet 2013, une information inquiétante a circulé sur les réseaux sociaux : Le Crac des Chevaliers, classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO, aurait été détruit.

En 2012 effectivement des insurgés ont occupé la forteresse que l’armée syrienne a bombardée.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Concernant cette forteresse, voici un extrait de mon livre Cathares et Templiers, publié en  1991, aux Editions Loubatières, Toulouse.

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Carte de H.P. Eydoux

« Os enfoncé dans le gosier des Musulmans »

(Paul Deschamps : Les châteaux des Croisés en Terre-Sainte, I – Le Crac des Chevaliers)

Le Crac avait été offert aux Hospitaliers par Raimond II de Tripoli, un arrière petit-fils du comte de Toulouse Raimond IV Saint-Gilles. En 1170, après un Tremblement de terre qui dura vingt-cinq jours, les chevaliers furent dans l’obligation de le faire reconstruire en partie. Ils s’adressèrent alors aux Arméniens avec lesquels ils entretenaient des relations privilégiées:

« On remarque entre les châteaux arméniens et le Crac de troublantes parentés » (Henri-Paul Eydoux).

L’extraordinaire savoir-faire des Arméniens en matière de construction, pourrait à lui seul confirmer les légendes qui font remonter l’art des bâtisseurs à Noé en personne. En effet, la tradition n’enseigne t-elle pas que l’arche du célèbre patriarche termina son périple en s’échouant sur le Mont Ararat dans le Caucase arménien ?

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Le Mont Ararat vu depuis l’aéroport de Erévan

A l’époque des Croisades, les Arméniens chassés de leur territoire par les Turcs, occupaient la Cilicie, rebaptisée Petite Arménie. Ils se trouvaient en situation de vassalité par rapport aux Byzantins qui les exploitaient. C’est pourquoi, ils accueillirent les Francs avec sympathie et se mirent à leur disposition. Sur le plan religieux, les Arméniens étaient schismatiques, aussi bien vis à vis de Rome que de Byzance. Leur christianisme s’apparentait à l’hérésie nestorienne.

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 En ce qui concerne le Crac, ce qui a le plus frappé les archéologues, c’est l’extrême qualité des éléments de sa construction datant de la fin du XIIe et du début du XIIIe siècle. Ce qui les a le plus intrigué, c’est la présence d’un curieux petit ouvrage dont l’utilité sur le plan militaire ne semble pas justifier le soin particulier pris pour son édification. Il s’agit d’une remarquable construction élevée entre les deux enceintes et sans équivalent dans le reste du château.

« Les pierres à bossages tabulaires, aux fines ciselures d’encadrement, sont de grandes dimensions (en moyenne 1,50 mètre de longueur et 0,55 de hauteur) »

(Eydoux H.P.)

Ces pierres sont fixées entre elles selon une technique mise au point par les architectes grecs trois cents ans avant l’ère commune. Les signes lapidaires indiquent que l’œuvre est franque, mais les deux lions qui figurent au-dessus de la grande porte d’entrée, orientée au sud-ouest, rappellent l’emblème choisi par Léon II pour la royauté arménienne. L’ouvrage paraît servir à la surveillance de la rampe d’accès, mais la salle à l’intérieur du bâtiment a la forme d’un pentagone parfait, caractéristique indiscernable de l’extérieur. Des chercheurs se sont demandés s’il ne fallait pas voir là la loge des compagnons bâtisseurs.

Une des multiples légendes du Compagnonnage rapporte, qu’au temps des croisades s’est formé le Devoir de Liberté avec les compagnons étrangers, Enfants de Salomon, et que c’est depuis qu’ils construisirent ensemble le Crac des Chevaliers avec les Enfants de Maître Jacques, que les deux Devoirs sont rivaux.

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