Rois mages ?

Envoyez la galette!

En grec « Magoï » veut dire mages mais aussi magiciens et même charlatans ; tout un symbole !

Le seul texte qui mentionne ces Magoï (Matthieu ch. II) ne précise ni leurs noms, ni leur nombre.

C’est Origène, qui au IIIe siècle fixa ce nombre à trois, en raison des cadeaux que ces personnages apportèrent.

Leur titre de roi est né, sans raison, d’élucubrations ultérieures.

Les fumistes qui les évoquent, et leur prêtent noms et origines écrivent :

« Selon la tradition… » ; quelle tradition ?

Ce n’est qu’au XIIe siècle que l’église romaine commença à fêter ces rois imaginaires. On inventa des reliques sauvegardées dit-on à Milan. L’empereur Frédéric Barberousse les fit transférer virtuellement à Cologne.

Quant à la galette avec sa fève, son origine est païenne, elle nous débarque tout droit des Saturnales, fête du solstice d’hiver chez les Romains, au cours de laquelle les enfants tiraient au sort un roi du festin.

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(Dessin: Le Monde)

 

Citation :

« Que diable (disait-il en agitant ses gros sourcils noirs) vient-on nous parler des mages et de leurs présents, à propos d’un usage dont l’origine profane est si bien connue ? Qui est-ce qui ne sait pas que cette plaisanterie du Roi de la Fève nous vient des Romains, dont les enfants, pendant les saturnales, tiraient au sort à qui serait roi du festin ? Cet emploi de la fève, pour interroger le sort, remonte aux Grecs, qui se servaient de fèves pour l’élection de leurs magistrats. Nous avons transporté au commencement de janvier une fête que les anciens célébraient vers la fin de décembre, au solstice d’hiver, et que les Romains, s’il faut en croire Lucien, Strabon et Vossius, avaient empruntée des Perses. L’élection de ce roi de circonstance se faisait à table comme chez nous ; mais après avoir été traité pendant la courte durée de son règne avec tout le respect et tous les égards dus à son rang, le monarque éphémère était pendu pour terminer la fête. Il est pourtant bon d’ajouter qu’il était choisi dans la classe des esclaves, et plus souvent parmi les criminels.

Étienne de Jouy, L’hermite (tome V)

 

 

 

 


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