Archive pour mars, 2011

Karma ?

Le Karma de l’Histoire

Par Raymonde Reznikov

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Carte du Moyen-Orient, mideastweb.org

« Le christianisme est à nouveau la religion la plus persécutée au monde. Des chrétiens qu’on égorge çà et là, des communautés religieuses persécutées en Chine, au Bangladesh, en Inde, au Vietnam, en Indonésie, en Corée du Nord. Bref, là où les chrétiens sont minoritaires, là s’y déclenchent les haines meurtrières, surtout en pays musulmans. Sur les lieux même où le christianisme prit naissance, rayonnant jadis sur tout le Moyen-Orient, d’ancestrales manières se perpétuent : attentats, crimes, viols et tortures. En Arabie Saoudite, le culte chrétien est puni de mort. En Turquie, les anciennes communautés chrétiennes, antérieures à l’islam, sont amenées à disparaître (histoire, culture, corps et âmes). En Egypte, les coptes ; au Liban, les maronites, forcés d’émigrer en Occident. En Irak, harcèlement incessant des communautés chrétiennes jusqu’à leur disparition. Partout et en tous lieux, églises attaquées et brûlées, prêtres assassinés… »

Voilà ce qu’écrivait récemment un pasteur sur le site libertyvox.com. Et ce religieux réformé, scandalisé mit en tête de son réquisitoire une citation du supposé évangéliste Luc, un témoin aux affirmations plus que douteuses. Un Luc qui ne sait même pas qu’un bébé né sous le recensement de Quininius ne peut pas avoir 30 ans lors de la 15e année du principat de Tibère, c’est à dire 22 ou 23 ans plus tard ; un chroniqueur qui en plus se contredit dans ses divers écrits. Quelle référence!

Des chrétiens persécutés ? Il s’agit là de chrétiens orientaux, les descendants de ceux qui, il y a 1600 ans, ont voulu effacer à jamais toutes traces des autres cultes et croyances auxquels le christianisme avait tant emprunté.

Persécution

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Adonis

Voici à ce sujet un témoignage, celui écrit en 1904 par Charles Vellay, dans « Le culte et les fêtes d’Adônis-Thammouz » publié dans les Annales du musée Guimet :

La persécution, ou plutôt la véritable campagne militaire menée contre les derniers fidèles du culte d’Adonis eut lieu, à plusieurs reprises, vers la fin du IVe siècle et le commencement du Ve. Déjà Constantin avait englobé le culte d’Adonis dans les diverses pratiques païennes dont il avait ordonné l’abolition ; mais cette pratique avait été de peu d’effet, et il avait suffi du court règne de Julien pour restaurer le culte d’Adonis dans toute sa gloire.  Après la mort de Julien, (tué par un chrétien), dans les dernières années du IVe siècle, plusieurs évènements vinrent disperser et détruire les derniers vestiges du culte giblite. En 399, les évêques réunis au cinquième concile de Carthage demande à l’empereur d’ordonner la destruction des temples que les païens avaient édifiés dans des lieux déserts et dans les retraites de montagnes, notamment au Liban, et où s’étaient réfugiés les derniers mystères d’une religion mourante : Templa quae in agris in locis abditis constituta nullo ornamento sunt, jubeantur omnimo destrui. La même année, l’empereur Arcadius rend un décret où il est dit : Si qua in agris templa sunt, sine turba et tumultu diruantur ; his enim dejectis atque sublatis, omnis superstitionis materia consumetur. Ces mot sine turba et tumultu diruantur montrent combien on pouvait encore redouter quelque mécontentement populaire, et combien, par conséquent, l’amour du vieux culte local demeurait encore vivant au fond des âmes.

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Jean Chrysostome (Wikipedia)

 Jean Chrysostome

Mais c’est à Jean Chrysostome qu’il faut rapporter la brutale persécution qui eut lieu en Syrie contre les derniers cultes païens. L’historien Théodoret dit catégoriquement, en parlant du Liban et de la Syrie :

« C’est l’évêque Chrysostome qui fit abattre les temples de cette contrée païenne, n’y laissant pas pierre sur pierre. »

En effet, sous l’impulsion de Jean Chrysostome, il s’était organisé en Syrie de véritables armées de moines pillards, fanatiques et violents, analogues à ceux qui devaient, quelques années plus tard, envahir Alexandrie sous la conduite de l’évêque Cyrille et massacrer Hypathie. (…)

Peu à peu, excités par les proclamations enflammées de Jean Chrysostome, qui voyait dans cette œuvre de destruction violente une sorte de mission céleste, les moines, auxquels se joignaient les nouveaux convertis, ravagèrent et détruisirent tous les édifices qui servaient à quelque culte païen.

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Alexandrie (antikforever.com)

A noter : les synagogues des Juifs faisaient également partie des édifices concernés. Il ne faut donc pas s’étonner de voir, 200 ans plus tard, les populations locales accueillir les soldats de l’Islam en libérateurs.

Les plagiats

La raison de cet acharnement destructeur ne doit rien à la spiritualité. Le véritable but était de faire disparaître pour toujours toutes traces des religions que le christianisme avait plagiées. Aux critiques formulées par les derniers philosophes païens, les pères de l’église rétorquaient que c’était le diable qui avaient plagié leurs saints mystères et leurs saintes écritures par anticipation. Cette puérile explication n’a pas convaincu le savant Charles Veullay qui, dans sa conclusion écrit :

Non seulement le christianisme a si habilement confondu ses cérémonies et ses mystères avec ceux des cultes antérieurs (…) mais encore il leur a, le plus souvent, emprunté leurs formules et leurs symboles : la résurrection du christ, les époques des fêtes chrétiennes, la concordance du mythe chrétien et des anciens mythes solaires, le sacrement du baptême, les divers symboles de la croix, de l’auréole, du poisson, etc., en somme, tout ce que l’on pourrait appeler l’architecture de la religion nouvelle a été, presque sans modification, transposé d’un monde dans l’autre.

Ajoutons à cela, le rituel des Sacées babyloniennes, source de l’épisode de la mort du héros, et la récupération du mythe des Vierges-mères, inséparables de leurs blanches colombes, et le tableau est complet.

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Photo reportage du Profesor Javaloyes

Devant des éléments aussi accablants, je voudrais qu’on m’explique pourquoi des charlatans persistent à vouloir faire croire que le héros du christianisme est un personnage historique ?

Tout se paie. « Sur les lieux même où le christianisme prit naissance », ses victimes du passé crient encore vengeance. Les persécutions d’aujourd’hui ne sont que le choc en retour des crimes de jadis ; mais les bourreaux d’aujourd’hui devront aussi un jour payer leurs forfaits.

C’est la Loi.

Revoir aussi les articles:

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2009/10/28/les-sacees/

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2010/06/14/tammouz-et-sirius/

Et « Chrétiens d’Orient »

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/les-archives-dakhsah/

 

 

Pourim et Sacées

Connaissance des Temps

Par Akhsah Caleb

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Le Livre d’Esther  a-t-il une valeur historique ?

Une certaine historicité du Livre d’Esther peut aussi se trouver à un autre niveau que celui des évènements prétendus historiques, celui du ciel par exemple.
On sait par les Chinois que 2357 ans avant l’ère vulgaire, le point vernal alors conjoint à l’astérisme des Pléiades, abandonnait le signe zodiacal du Taureau pour entrer dans celui du Bélier. 2150 ans plus tard environ, il quittait le Bélier pour entrer dans le signe des Poissons.

Ishtar et Mardouk, identifiés aux planètes Vénus et Jupiter sont en astrologie (chaldéenne) les planètes gouvernantes du signe des Poissons. Vénus-Ishtar s’y trouve même “en exaltation”… HaMaN, tel Amon, peut aussi figurer le dieu Bélier égyptien détrôné, comme la puissance égyptienne mise à bas par la Perse. Il peut également évoquer la planète Mars, régente du signe du Bélier. Un effet HaMaN descend d’Amaleq, petit-fils d’Esaw-Edom le rouge (Esaü), lui-même identifié à Mars, planète et dieu père du fondateur de Rome.

Lire la suite sur

http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2011/03/18/pourim/

Cet article est un complément  à celui sur les Sacées, publié en octobre 2009.

Lien :

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2009/10/28/les-sacees/

Voir aussi :

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2010/11/03/zodiaque/

 

FR3 à Montségur

« Passages » à Montségur

Samedi 19 mars à 15h 25 sur FR 3 Midi-Pyrénées

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Le Graal de Montségur

Ariège


Avant la seconde guerre mondiale, un obscur membre des SS s’est intéressé au château de Montségur dont il était persuadé qu’il s’agissait du mont Salvat, c’est-à-dire le lieu mythique où était caché le saint graal, la coupe qui recueillit le sang du Christ. Il parvint même à convaincre Heinrich Himmler de la présence du précieux calice dans les Pyrénées. Histoire incroyable, aussi farfelue qu’effrayante. Rentré bredouille, Himmler s’en ira planifier le plus grand massacre du 20 ième siècle.
En 1974 un anglais, historien et ésotérique part lui aussi, comme beaucoup d’autres chasseurs de trésors sur les traces de ces nazis chercheurs du graal. Nous avons retrouvé les bobines d’un magazine télé qui lui fut consacré. Leur visionnage que nous proposons en exclusivité dans ce numéro de Passages est édifiant.
Et puis , il y a aussi les extraterrestres.
Mais où se situe la vérité ? Ailleurs ou à Montségur ?

Réalisation : Eric Cherrière

 

http://midi-pyrenees.france3.fr/passages-midi-pyrenees-languedoc-roussillon/index.php?page=article&numsite=6440&id_article=15248&id_rubrique=6443

 

Pleine Lune

Pleine lune de mars

Par Raymonde Reznikov

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Différence de taille apparente (Futura-Sciences)

Le 19 mars 2011, on pourra admirer la plus grosse pleine lune de l’année ; si le temps le permet…

En effet, ce jour-là, notre satellite ne sera qu’à 356 577 km de nous.

Comme toutes les planètes, l’orbite de la lune est une ellipse, si bien que sa taille apparente peut varier de 15%. Ce sera le 12 octobre 2011 qu’elle sera le plus éloignée à 406 655 km exactement.

Conclusion de la revue Ciel et Espace :

« Notre voisine ne tourne pas rond ».

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16 mars

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Chaque année, le matin du 16 mars, le poète André Maynard venait déposer des fleurs sur la stèle du souvenir. Voici un de ses poèmes:

 

Nuits sur le pog

 

Revenez-vous, martyrs, dans la terrible combe,

La nuit lorsque la bise hurle, quelquefois ?…

Revenez-vous au champ des brûlés de la Foi

Fantôme bienheureux de la plus pure tombe ?

 

Ah ! j’ai connu des soirs, lorsque la brune tombe

Du farouche Tabor jusqu’au Pays de Foix,

Des soirs où l’on entend comme d’étrange voix,

Ou les doux battements d’une aile de colombe…

 

Et j’ai connu des nuits, où seul au pied du « pog »

J’entendais longuement gémir parmi les rocs

Comme des moribonds, où, saisi d’épouvante,

 

Pâle et n’osant crier j’ai vu distinctement

Des spectres par milliers dans l’âpre firmament

Enserrer Montségur d’une étreinte sanglante !…

André Maynard

 

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Happy Day: 3.14

Happy Day

Par Raymonde Reznikov

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Le 14 mars, ça tourne rond, les mathématiciens fêtent le « Happy Day »

En décembre 2005, on pouvait lire, dans le n° 392 du magazine La Recherche :

π = 3,1415…. Quoi de plus banal que ce nombre π, rapport de la circonférence et du diamètre de tout cercle ? Pourquoi s’intéresser encore aujourd’hui à un nombre que l’on étudie depuis l’Antiquité ? N’a-t-on pas tout découvert et redécouvert mille fois à son sujet ? Et pourtant, π ne cesse de fasciner le mathématicien, l’artiste et le profane. Parce qu’il est l’incontestable figure de proue du monde mystérieux des constantes mathématiques, ces nombres qui semblent surgir de nulle part et que l’on rencontre, immuables, plus souvent qu’à leur tour.

Pour Philippe Pajot, dans le Hors série n° 180 de Sciences et Avenir :

Où le trouve-t-on ?

π est partout !

Sans lui, pas de géométrie bien sûr, donc pas d’architecture, de génie civil ou d’ingénierie. Mais il jaillit aussi dans des endroits plus inattendus. Par exemple, la fonction de Riemann qui livre quelques secrets des nombres premiers contient également π. En physique, en électrostatique, en électrodynamique, π se glisse dans bon nombre de formules. Même le petit monde discret des atomes vit avec π.

« Pi » est effectivement un des piliers de la mécanique quantique. Il est présent dans la constante de la structure fine (1/137) et dans la constante de Planck.

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(intelligence-creative.com)

D’où vient-il ?

On en a abusivement attribué la découverte à Archimède et son fameux 22/7. Mais il est certain, et prouvé par l’archéologie, que de l’Egypte à la Chine, les Anciens en connaissaient déjà une bonne approximation…

On le rencontre aussi dans un « endroit le plus inattendu », là où on ne le soupçonnerait pas, à condition bien sûr de lire certains textes dans leur version originale.

Georges Lahy (Virya) l’a trouvé, caché de manière subtile, dans le verset 23 de 1 Rois 7. Dans ce verset, le mot « ligne » (circonférence), normalement orthographiée קו (qav), valeur numérique 100 + 6 = 106, est écrit avec une lettre supplémentaire, un  ה (Hé), c’est à dire 5 ; קוה = 111. Le rapport 111/106 = 1,0471698…

 Ce nombre multiplié par 3 donne 3,14150943…, alors que π = 3,1415926…

L’approximation est de 0,00026%.

(Dictionnaire encyclopédique de la Kabbale, Editions Lahy, 2005.)

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Mais le rapport du diamètre au cercle figure aussi caché au tout début de la Thorah, dans le verset 5 du chapitre 2 de Bereshyth (Genèse). Voici le passage du verset en question :

וכל / שיח השדה טרם יהיה בארץ וכל-עשב השדה…

Si nous remplaçons à partir du slash, les mots par leur valeur numérique, nous obtenons :

318, 314, puis 249, 30, 293, 56-372, et 314…

Tous les potaches de maternelle sup. savent que 318 est le diamètre d’un cercle de 1000, or :

249 + 30 + 293 + 56 + 372 = 1000

Note : 314 x 318 = 998,5, mais il ne faut pas oublier l’infinité des décimales du vrai π. Avec 319, le résultat serait 1001,66.

Le total de ce court passage vaut 2002.

(voir : http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2009/12/29/de-24-024-a-ninive/)

2002/11 = 182

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 314

Si 314 est la valeur numérique du mot השדה (HaSaDeH), le champ, il est aussi la valeur de שדי, Shaddaï, un des noms divins, et l’expression ש-די, veut aussi dire : ça suffit, assez ! Admirons le sens de l’humour quand on connait l’infinité des décimales de π.

En août 2010, on en connaissait 5000 milliards, record établi par deux Japonais à l’aide d’un simple ordinateur. Il leur a quand même fallu 90 jours pour obtenir ce résultat

Pour les Francs-Maçons, je signale au passage que  שטה (ShiTaH), 300 + 9 + 5, est un acacia.

3,14 est la racine cubique de 31, valeur du mot אל…

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Revenons à « Pi »

La somme des 20 premières décimales est égale à 100

315 est centré sur les 315è décimales

360 est centré sur les 360è décimales

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Livres pour le printemps

A ne pas manquer:

Par Raymonde Reznikov

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Stephen Hawking et Leonard Mlodinow

Y a-t-il un grand architecte dans l’Univers ?

Editions Odile Jacob, février 2011 (Eur. 22,90)

Plus de 40 superbes illustrations, et quelques dessins intelligents plein d’humour…

« Des réponses nouvelles aux questions les plus élémentaires : lumineux et provocateur !

Le premier ouvrage important de Stephen Hawking depuis dix ans. »

Pour la revue Sciences et Avenir (mars 2011) : Le livre-événement

Extrait (la conclusion):

Or la M-théorie est la plus générale des théories supersymétriques de la gravitation. Pour ces raisons, la M-théorie est l’unique candidate au poste de théorie complète de l’Univers. Si elle est finie – ce qui reste à prouver - , elle fournira un modèle d’univers qui se crée lui-même. Et nous faisons forcément partie de cet univers car il n’existe aucun autre modèle cohérent.

La M-théorie est la théorie unifiée à laquelle Einstein a aspiré toute sa vie. Le fait que nous, êtres humains – simples assemblages de particules fondamentales de la nature - , ayons pu aboutir à une telle compréhension des lois qui gouvernent notre Univers constitue en soi un triomphe fantastique. Mais le vrai miracle réside peut-être dans ce que des considérations abstraites de logique aient pu déboucher sur une théorie unique qui prédit et décrit un aussi vaste Univers, riche de l’étonnante variété que nous observons. Si cette théorie est confirmée par l’observation, elle conclura avec succès une quête commencée il y a plus de trois mille ans. Nous aurons alors découvert le grand dessein.

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Voir articles : Les nombres et leur mystère du 12/05/2009 et Le nombre huit du 27/09/2010, et:

http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2011/01/22/gnose-de-princeton/

 

Tobie Nathan

La nouvelle interprétation des rêves

Odile Jacob, janvier 2011 (Eur. 21,90)

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« Un rêve qui n’est pas interprété est comme une lettre qui n’a pas été lue »

Extrait à propos de l’interprétation :

« Plus il y a d’interprètes, plus il y a de rêves dans un seul rêve. Alors méfiance ! Quelle que soit la dignité du manuel, quelle que soit l’autorité du maître, il n’existe pas de signification d’un rêve, rien que des interprétations ! »

Et cette citation  du Zohar (183,a) :

« Il n’est aucun événement au monde qui, avant de survenir, n’ait été annoncé en rêve. Car il a été enseigné qu’avant que quoi que ce soit n’arrive, la chose a été annoncée dans le firmament, d’où elle se propage dans le monde et est transmise par un héraut. »

 

Jean Raspail

Le camp des Saints

Robert Laffont, janvier 2011 (Eur. 22,00)

Nouvelle édition d’un livre incontournable devenu introuvable

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Extrait de la quatrième de couverture :

« Paru pour la première fois en 1973, Le Camp des Saints, qui est un roman, relève en 2011 de la réalité. Nous sommes, tous,  les acteurs du Camp des Saints. C’est notre destin que ce livre raconte, notre inconscience et notre acquiescement à ce qui va nous dissoudre.

C’est pourquoi, en guise de préface à cette nouvelle édition, dans un texte intitulé Big Other, j’ai voulu, une dernière fois, mettre un certain nombre de points sur les i. »

Lire un extrait:

http://www.legaulois.info/2011/03/le-camp-des-saints-de-jean-raspail-aux.html

 

 

A noter :

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Robert Charroux

Parmi les ouvrages qui ont marqué leur époque, mais épuisés depuis longtemps et devenus introuvables, il faut signaler la nouvelle édition des six volumes des  Mystères de l’Univers de Robert Charroux :

Histoire inconnue des hommes depuis 100.000 ans

Le Livre des Secrets trahis

Le Livre des Maîtres du Monde

Le Livre du mystérieux inconnu

Le Livre des Mondes oubliés

Le Livre du passé mystérieux.

Ces ouvrages sont disponibles aux :

 Editions Alexandre Moryason

B.P. 175

92406 – Courbevoie cedex

ou sur le site : www.moryason.com

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Sur le chemin du château de Montségur: Maurice Magre

 

Cet éditeur a également publié les grands classiques introuvables de Maurice Magre :

Magiciens et illuminés

La Clef des Choses cachées

Les interventions surnaturelles

Pourquoi je suis Bouddhiste

Rappel: Cliquer sur les images pour les agrandir

 

 

 

Montségur: 16 mars 1244

Le Bûcher de Montségur

 

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Au lever du soleil (photo R. Reznikov)

Voici un article écrit en 1978 par Nicolas Reznikov dans la revue  L’Echo du Bouvier

 Les anniversaires des évènements de 1244 à Montségur

L’année 1244 est une année charnière pour l’Occitanie et aussi sans doute pour l’Occident en général ; cette période suscite aujourd’hui un intérêt vivant auprès de certains adeptes de souvenirs historiques.

Sans doute est-il bon que l’homme se tourne vers son passé pour puiser dans les leçons de l’histoire de quoi nourrir sa quête de progrès et marquer à l’occasion l’anniversaire d’un événement significatif dont l’écho résonne encore dans nos mémoires modernes.

Ces évènements ne manquent pas au XIIIème siècle, mais déterminer aujourd’hui leur (véritable) anniversaire n’est pas une opération évidente. Le problème provient de la réforme du calendrier qui eut lieu au XVIème siècle, réforme indispensable, mais dont la conséquence toute simple est que l’anniversaire d’un jour donné de 1244 ne peut tomber le même jour calendaire à notre époque, ou si on préfère, et par exemple, l’anniversaire du 16 mars 1244 ne peut tomber le 16 mars 1978… (ni le 16 mars 2011, ndlr).

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Photo R. Reznikov

En effet, en 1244, on utilisait le calendrier julien auquel on a substitué dans l’ex-empire romain le calendrier grégorien en 1582. Cela n’a pas pour autant supprimé totalement l’usage du calendrier julien qui est encore utilisé de nos jours par certaines églises et il y a à peine soixante ans, un grand pays comme l’empire de toutes les Russies utilisait encore officiellement le julien, bien qu’à cette époque l’écart entre le julien et le grégorien atteignait déjà 13 jours !

Qui a raison, qui a tort ? C’est le calendrier julien qui a tort et le grégorien (presque) raison. Quand nous disons « presque raison », c’est parce que le problème du calendrier s’apparente à celui de la quadrature du cercle, c’est à dire qu’il ne peut trouver qu’une solution approximative et jamais une solution à la fois mathématiquement juste et pratiquement applicable.

Tout le monde sait que le rayon et la circonférence d’un cercle sont incommensurables, de même le jour et l’année sont incommensurables, le mois et l’année sont incommensurables. Par conséquent, si l’on peut définir avec précision (une précision astronomique) l’une des deux grandeurs, la deuxième grandeur ne peut être mesurée qu’approximativement par la première. Le choix de la grandeur de base du calendrier caractérise une civilisation.

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(Futura-Sciences)

Ainsi la civilisation pastorale, et le nomadisme en particulier, a favorisé la création de calendriers courts basés sur le mois lunaire, et les musulmans ont encore aujourd’hui un calendrier lunaire. La civilisation agraire, dont l’Occident est l’héritier, a favorisé la conception de calendriers solaires ; l’année étant la durée naturelle d’un cycle agraire, et plus précisément l’année tropique, c’est à dire le retour du soleil au point vernal (équinoxe de printemps).

Mais alors, si l’année tropique peut être définie avec précision, le jour n’est pas une fraction entière de l’année, et inversement l’année n’est pas un nombre entier de jours. Cette constatation, les astronomes des civilisations agraires l’avaient faite depuis longtemps, et le problème consistait donc à donner une approximation en jour de l’année tropique.

Pour en revenir au cœur du débat, disons que le calendrier julien a défini l’année comme valant 365,25 jours, alors que la véritable durée de l’année tropique est de 365,2422 jours. La différence est faible, me direz-vous, mais suffisante pour qu’aujourd’hui le décalage atteigne 13 jours entre une date de l’année tropique et une date du calendrier julien .Le calendrier grégorien donne pour l’année une durée de 365,2425, ce qui est une approximation bien meilleure puisqu’on n’enregistre un écart d’un jour que tous les 3300 ans avec l’année tropique ; on peut dire que le calendrier grégorien rend assez bien compte du calendrier vrai.

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Photo de Magali Husson

16 mars 1244

L’écart entre grégorien et julien est actuellement de 13 jours. Mais cet écart est valable pour une période de 1978 ans. Quelle est la différence pour une période de 734 ans ? C’est à dire, quel est le décalage entre une date julienne de 1244 et la date en 1978 ?

Si on prend le 16 mars 1244 par exemple, on trouve par un calcul simple sept jours de décalage, du fait que 1244 était bissextile ; par conséquent l’anniversaire du 16 mars 1244 tombe le 23 mars en 1978.

On remarquera que l’on peut arriver au même résultat, c’est à dire dater avec précision un anniversaire, par les éphémérides astronomiques (ou astrologiques). En effet, il suffit de trouver le degré du passage du soleil à l’endroit précis de l’écliptique (ou du zodiaque) ce jour-là. Or le 16 mars 1244, le soleil était à 3° Bélier (2°50 exactement) ; en 1978, le soleil est à 3° Bélier le 23 mars (ce n’était pas le cas en 1977).

Ainsi, les calendriers humains peuvent se tromper ; le soleil dans sa course immuable autour de la terre (course apparente bien entendu) rectifie toutes les erreurs. Il partage exactement l’année en saisons, donne le rythme sans lequel aucune harmonie n’est possible.

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Solstice d’été dans le donjon, photo de Lison 09

On comprend dès lors l’importance des arrangements architecturaux de certains temples de l’antiquité et du moyen-âge, qui permettaient de connaître avec précision la date de passage du soleil aux équinoxes et aux solstices, à une époque où les horloges atomiques n’existaient pas, où le temps des éphémérides n’avait pas encore été inventé et où le temps astronomique paraissait être la meilleure mesure du temps, ce qui est effectivement satisfaisant  à l’échelle du système solaire, et pour la durée moyenne d’une civilisation humaine.

Cela étant, l’anniversaire véritable du 16 mars 1244 est tombé cette année le 23 mars, et vouloir l’ignorer, c’est faire preuve d’un entêtement digne de celui des inquisiteurs que connut Galilée.

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Orage sur Montségur (Lison-09)

Information pour ceux qui voudraient commémorer le véritable anniversaire du bûcher de Montségur

Par Raymonde Reznikov

En 2011, le soleil sera à 3° du signe du Bélier le 24 mars.

Dans le ciel du 16 mars 1244 soleil et planètes se présentaient ainsi:

Soleil : 2°50 Bélier

Lune : 11° Gémeaux

Vénus : 0° Bélier

Mercure : 6° Poissons

Mars : 8° Taureau

Jupiter : 2° Lion

L’aspect le plus remarquable est la conjonction Soleil / Vénus en trigone avec Jupiter.

L’astrologue André Barbault  a fait remarquer le fait que les armistices et les négociations de paix se situent de préférence lors d’aspects bénéfiques du soleil, de Vénus et de Jupiter, et en particulier lorsqu’il y a soit triple conjonction, soit une conjonction du soleil avec un des deux astres en trigone ou sextil avec le troisième…

André Barbault : Le pronostic expérimental en astrologie, Payot 1973 (page 94)

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Photo R. Reznikov

 

 

 

 

Saint-Gilles du Gard

Balade à St-Gilles

Par Raymonde Reznikov

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Blason de Saint-Gilles

La ville est située entre Nîmes et Arles. Probablement fondée soit par les Phéniciens, les Crétois ou les Grecs, elle entre dans l’histoire en tant que comptoir de Phocée-Marseille avec la celtique Ar Lath. On l’a parfois identifiée à Héraclée, suite aux écrits de Pline l’Ancien.

Mais c’est surtout au Moyen-Âge que St-Gilles acquit sa célébrité, jusqu’à son déclin causé par la fin de la croisade contre les Albigeois et peu de temps après, par l’expulsion des Juifs.

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Porte des Maréchaux: une des dernières portes datant du Moyen-Âge

Les comtes de Toulouse

Dès 975, la ville est une possession totale des comtes de Toulouse. Un siècle environ plus tard, Raimond IV prend le titre de Comte de Saint-Gilles.

Modèles de tolérance, les derniers comtes de Toulouse choisirent toujours de défendre leurs sujets, tous leurs sujets.

Raimond VI naquit à St-Gilles. Suite à l’assassinat par un écuyer du comte, du légat du Pape Pierre de Castelnau, le 15 janvier 1208, Raimond VI fut excommunié et contraint de faire « Pénitence publique ». La scène se déroula le 18 juin 1209 sur le parvis de l’abbatiale.

Raimond fut vengé de cet acte humiliant lorsque le 25 juin 1218, une pierre lancée par des femmes mit fin à la carrière de Simon de Montfort, une autre crapule notoire.

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Le parvis de l’abbatiale

Il faut préciser que l’Eglise romaine aidée du roi de France voulut détruire toutes les traces des seigneuries du Midi, en raison des origines familiales des comtes et des petits et grands seigneurs du Languedoc. En effet, dans l’arbre généalogique de la majorité d’entre eux figurait le mystérieux Guilhem, duc de Septimanie, comte de Toulouse ; ce fameux Guilhem au « Courb-nez » outrageusement christianisé sous le nom de Guilhem de Gellone ou encore Guillaume d’Orange….

Des documents primitifs concernant cet insolite cousin de Charlemagne ont été systématiquement détruits et remplacés par de trop pieuses et stupides légendes. Les chartes primitives de la fondation de l’abbaye de « Saint-Guilhem-du-Désert » ont disparu dans un providentiel incendie au XIè siècle. S’agissait-il vraiment d’une abbaye lorsque cet établissement fut fondé ?

Guilhem était un Ripuaire, fils d’un certain Théodoric et de Aude, une sœur de Pépin le Bref.

Les comtes de Toulouse, les seigneurs de Lunel, de Posquières, d’Anduze, les Trencavel etc. étaient tous des descendants de cet illustre personnage.

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La tour de « la Vis »

La « Vis de Saint-Gilles »

Dans cette tour se trouvent les vestiges d’un escalier unique au monde. Il s’agit d’un chef-d’œuvre de stéréotomie (appareillage de la pierre) datant du XIIème siècle.

C’est à partir du XVIIème siècle que les Compagnons, dans leur Tour de France, commencèrent à marquer leur passage par des signatures sur le monument, où figurent également les marques des bâtisseurs du XIIème

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Benjamin de Tudèle

Vers 1160, Benjamin, un rabbin Navarrais , entreprit un voyage qui le mena aux limites du monde connu. Il partit de Saragosse et après s’être arrêté à Barcelone, Girone, Narbonne, Béziers, Montpellier, Lunel et Posquières, il arriva à St-Gilles. Voici son rapport sur la cité :

« De là jusqu’au village nommé Bourg de St. Gilles, il y a trois milles. On trouve, dans ce village, une assemblée de Juifs d’environ cent sages, à leur tête, se distinguent les rabbins Isaac, fils de Jacob, Abraham fils de Yehuda, Eleazar, Isaac, Moïse et Jacob, fils du grand docteur Rabbi Lévi.

St-Gilles est le rendez-vous des nations et des insulaires des extrémités de la terre. Elle est éloignée de trois milles de la mer et située sur les bords du grand fleuve appelé le Rhône, qui coule le long de la Provence.

C’est là que demeure le noble maître Abba-Mari, fils d’Isaac, d’heureuse mémoire, intendant du prince Ramon. »

« Le prince Ramon », c’est le comte Raimond V de Toulouse. Ce dernier était le fils de du comte Alphonse-Jourdain et de Faydite, la fille de Rostaing, le seigneur de Posquières.

Sur Benjamin de Tudèle à Posquières voir:

http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2011/01/25/benjamin-de-tudele-a-posquieres/

 

Dossier spécial

Par Akhsah Caleb

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Avertissement:

Derrière les guerres dont les images atroces sont présentées chaque jour, de préférence à l’heure des repas, aux téléspectateurs du monde entier, il en est d’autres beaucoup plus sournoises et dévastatrices: celles qui n’attaquent pas les corps mais celles qui veulent violenter ou tuer l’esprit ou l’âme d’une population. Depuis 16 siècles, les christianismes, toutes sectes confondues, se sont faits les champions de ces pratiques criminelles. Jadis, lorsque les âmes ne cédaient pas, on brûlait les corps. De nos jours, dans les nations dites civilisées, ces pratiques ne peuvent plus avoir cours, alors…..

Lire la suite sur:

http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2011/03/02/dossier-special/

 

 

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