Archive pour février, 2010

Autour du Catharisme

Autour du Catharisme

Par Raymonde Reznikov

Saint Félix de Caraman

En 1167, une importante réunion s’est tenue à Saint Félix de Caraman dans le Lauragais. Ce congrès, dit concile cathare, réunissait les dignitaires des églises dualistes d’Occitanie, de France, donc du Mont Aimé en Champagne, et de Lombardie. Nicétas, un patriarche bogomile bulgare, vint spécialement de Constantinople pour en assurer la présidence. Ce dignitaire était le supérieur de l’église de Dragovici – Philippopoli (Plovdiv en Bulgarie). Le concile de Saint Félix, c’est le Nicée des Cathares, assassinats en moins.

Certains historiens pensent que ce vénérable personnage aurait fait ce long voyage pour faire l’union des tenants du dualisme absolu et fixer la doctrine. Au cours de cette réunion plénière furent délimités les secteurs à la charge de chaque responsable selon le découpage des évêchés  romains. Devant le succès du Catharisme à cette époque, 4 secteurs furent  définis en Occitanie : Albi, Agen, Toulouse et Carcassonne. Pour la France, Robert d’Epernon eut  en charge la Champagne, la Bourgogne et les Flandres, alors que Marc le Lombard fut désigné pour toute l’Italie. Dès son retour dans la péninsule, Marc apprit que la validité du Consolamentum, le sacrement conféré par Nicétas, avait été contestée pour cause de « péché de chair ». Il partit pour les Balkans à la recherche d’un nouveau Consolamentum, mais mourut en chemin. Son ami et disciple Jean le Juif lui succéda.

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Amphithéâtre de Plovdiv (travelblog.org)

Plovdiv

Plovdiv doit son nom Philippopoli au père d’Alexandre le Grand, Philippe de Macédoine, qui en 340 avant l’ère commune fonda une ville nouvelle sur le site d’Eumolpias,  une antique cité jadis capitale du roi thrace Eumolpos, le fondateur des mystères d’Eleusis, et ancêtre de la lignée sacerdotale des Eumolpides, ces prêtres desservant un des plus mystérieux sanctuaires initiatiques de l’antiquité.

Mais qui était Eumolpos ? Le fils de Poséïdon et de Chioné, fille de Borée le vent du nord, répondent les mythes d’après Hyginus, Plutarque, Diodore de Sicile et d’autres ; ce qui indique une origine thraco-lybienne des mystères (ou atlanto-hyperboréenne si on préfère).

Eumolpos était le neveu du géant Haemos, une sorte de Gargantua, lui aussi fils de Borée. Il avait un fils Ismaros. Les monts Haemos et Ismaros  sont deux sommets jumeaux d’un massif des Balkans, situés à une quarantaine de kilomètres au nord de Plovdiv  (de nos jours les monts Jumruk Cal et Botev, 2371 et 2376 m. d’altitude).

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Sommet du Mont Botev

Orphée

Dans l’antiquité ce massif sous le nom d‘Haemos était sacré et considéré comme le séjour des dieux. L’Haemos fut le repaire de Typhon ; Arès y avait ses écuries. C’est là que se trouve la porte des dieux, le séjour de Borée. L’Ismaros fut le lieu de retraite d’Orphée, le magicien prophète du son, inventeur de la lyre à 7 cordes;  c’est là qu’il fut déchiqueté par les ménades, des femmes en furie, dont il dédaignait les avances. Elles jetèrent sa tête dans l’Hèbre, aujourd’hui la Maritza, le fleuve qui traverse Plovdiv. Selon le physicien Héraclide, un contemporain de Platon, on aurait retrouvé sur l’Haemos certaines œuvres d’Orphée écrites sur des tablettes. Orphée fut considéré comme le fondateur de toutes les religions initiatiques qui promettent l’immortalité à leurs adeptes. Comme le christianisme, l’orphisme repose sur une révélation. Il enseigne la doctrine d’une faute originelle et sa rédemption. Son dieu est mis à mort puis ressuscite ; ses adeptes peuvent s’unir à la divinité et se sanctifier par une théophagie rituelle, au cours de laquelle le sang de la victime divine offerte en sacrifice, fortifie et purifie. Orphée fut certes un prophète, mais aussi un savant, un guérisseur et un  astronome comme les druides. Ce fut lui qui ajouta les 7 voyelles à l’alphabet cananéen de Cadmos qu’utilisaient les Grecs.

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La personnalité de ce grand mystique inspira l’art des premiers chrétiens, mais pas seulement. A une époque où la croix n’était pas encore vénérée, circulaient déjà des représentations de Orphée-Bacchos dans la position d’un crucifié. Lorsque le moine irlandais Colomban, futur fondateur de l’abbaye de Bobbio en Lombardie, rendit visite au Pape Grégoire le Grand, celui-ci lui offrit une petite boîte en ivoire sur laquelle était gravée une image d’Orphée en position de dieu supra-céleste. Mais, le plus important c’est que l’Orphisme a inspiré la gnose par ses thèses dualistes : l’esprit prisonnier dans la matière, les réincarnations nécessaires à la libération. Il prêchait un végétarisme strict , l’ascèse et le rejet des unions sexuelles cause de malheur. Bogomiles de Plovdiv, Cathares du Languedoc et de Champagne suivront plus tard les mêmes règles.

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Orphée (qobuz.com)

Aristée

Sur l’Haemos, Aristée son ami, un fils d’Apollon et de la nymphe Cyrène qui le fit élever chez elle en Lybie, fonda une ville : Aristeon. On doit à ce héros civilisateur le principe de l’élevage des abeilles. L’Abeille était la prêtresse de Déméter à Eleusis. Oncle de Dionysos par son épouse Autonoé, sœur de Sémélé, il recueillit dans son antre, pour le sauver de la jalousie de Héra, l’enfant dieu caché dans un coffret chargé sur un âne.  Il le fit nourrir par des nymphes préposées aux abeilles. Sa légende est aussi placée sous le signe du Chien, d’une part l’étoile Sirius dont il sut apaiser la fureur, d’autre part, par le calvaire de son fils Actéon dévoré par les 50 limiers de sa meute.

Les Anciens avaient pour habitude de fixer leurs mythes dans les étoiles, et ainsi de diviniser les héros en les logeant dans les grandes constellations. Orphée, près de sa lyre, fut placé dans la constellation du Cygne. Quant à Aristée, brandissant le serpent qui tua Eurydice, il règne non loin de là dans la constellation du Serpentaire. Or, c’est précisément dans ces deux constellations là qu’en 1600 et 1604 apparurent les phénomènes célestes étonnants, de type supernova, qui portèrent un coup mortel à la conception de l’Univers figé héritée d’Aristote.

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Massif de l’Haemos vu de Plovdiv

Les Thraces

Après le sac de Delphes en –279 une partie des Celtes de l’armée de Brennus s’installa sur les flancs du mont Haemos et soumit les peuples du voisinage. Ce royaume celtique de Thrace, avec Tyle pour capitale domina la région une centaine d’années. Le reste de l’armée chargé du butin repartit pour Toulouse. On connaît la suite, l’affaire fit grand bruit. Les archéologues bulgares n’ont pas encore retrouvé l’emplacement exact de Tyle, mais les fouilles continuent. Par contre des objets celtiques de même facture que ceux trouvés dans la Marne, près du mont Aimé, montrent l’existence d’un important courant d’échanges entre ces deux régions éloignées, et prouvent la présence de Gaulois champenois dans le secteur des Balkans.

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Perperikon au sud de Plovdiv, sanctuaire de Dionysos mis au jour en 2000

L’Haemos se trouve sur le même méridien que Délos et l’Oasis d’Ammon en Egypte. La tradition grecque prétend que Borée et Poséidon unirent leur action pour permettre à Léto d’enfanter Apollon à Délos. L’oasis d’Ammon, Délos et le Mont Haemos  se trouvent sur le même méridien (25° 15 est), un axe nord-sud, Capricorne-Cancer d’un zodiaque centré sur Délos. L’axe du Hiéron du temple de Samothrace était orienté dans la direction du mont Haemos. Olympias, mère d’Alexandre le Grand, initiée aux mystères dionysiaques du mont Haemos et à ceux de Samothrace, où elle rencontra Philippe de Macédoine, plaça son fils sous la tutelle de Zeus-Ammon ; et Philippe  modernisa l’antique Eumolpias en Philippopoli.

Parmi les peuples thraces qui vivaient autour de l’Haemos et de Plovdiv, Hérodote, Pline l’Ancien, Strabon, Posidonius citent les Gètes, les Mysiens, les Triballes, les Besses, les Odrysses, les Ciconiens, les Satres, les Agathyrses, qui se peignaient le corps en bleu comme les Pictes des Iles Britanniques. Hérodote, après avoir décrit les Gètes, « qui se croient immortels » présentent ainsi les Trauses :

« Les Trauses, qui pour tout le reste, se comportent comme les autres Thraces, agissent de la façon que voici au moment d’une naissance ou d’un décès : quand un enfant est né, les proches, assis tout autour, déplorent les malheurs dont, dès lors qu’il est né, il doit être comblé nécessairement, énumérant toutes les misères humaines ; lorsque quelqu’un est mort, ils l’enterrent au milieu de plaisanteries et de réjouissances donnant comme explication que, délivré de tant de maux, il jouit d’un parfait bonheur… »

Démosthène déclare : « les Thraces n’avaient pas l’habitude de s’entretuer ». Et Posidonius renchérit : « En accord avec leur religion, les Mésiens s’abstenaient de manger aucun être vivant, y compris les bêtes de leurs troupeaux. Comme nourriture ils se servaient de miel, de lait et de fromage, et menaient une vie paisible ».

Bogomiles déjà les habitants de Plovdiv ? Peut-être, ou du moins fort disposés à le devenir !

C’est alors qu’Hérodote en rajoute une louche :

« A ce que disent les Thraces, des abeilles emplissent le pays au-delà de l’Istros (le Danube), et ce sont elles qui rendent impossible de passer plus avant. A mon avis quand ils parlent ainsi, ils disent quelque chose d’invraisemblable ; car ce genre d’insecte paraît craindre beaucoup le froid… ».

(Hérodote: Histoires, traduction par Ph.E. Legrand, éd. Les Belles Lettres, 1962)

A noter qu’au musée de Plovdiv sont exposées des lamelles d’or en forme de poisson, découvertes dans un tumulus thrace du V°  siècle avant l’ère commune.

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L’ Hèbre (Maritza) bulgarie.noxblog.com

 

Plovdiv à l’ère chrétienne

Le plus ancien passé de la Bulgarie sommeille dans la plaine de Plovdiv. Depuis plus de sept millénaires l’homme a vécu au bord de la Maritza. Plovdiv est une des plus anciennes cités de la péninsule balkanique. Ses 7 collines furent habitées dès le néolithique. Eumolpias avait déjà 2000 ans, lorsqu’en l’an 46 l’empereur Claude déclara la Thrace Province Romaine. La ville reçut le nouveau nom de Trimontium, en raison de trois collines reliées entre elles, que Marc-Aurèle en 172 fit entourer de remparts. Pour les Thraces d’origine c’était « Poulpoudeva ». On y célébrait des fêtes en l’honneur d’Apollon devant un temple à 13 colonnes ; un Apollon associé à Dionysos comme à Delphes. On y vénérait aussi « Le Héros », ce dieu cavalier pré-indoeuropéen, parfois tricéphale, identifié plus tard à « Drago », un bon géant de l’amour, dont la chienne blanche « Molda » a donné son nom à la Moldau et à la Moldavie. Et puis, il ne faut pas oublier Zalmoxis, le « Gébéleizis » des Gètes ; et encore l’inévitable Mithra.

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Le Cavalier thrace et sa chienne, Musée National d’Histoire de Sofia (Wikipedia)

Plovdiv et la Thrace subirent en premières lignes les invasions barbares, dont les Goths en 251.

En 324 Constantin éleva Byzance au rang de capitale de l’Empire, sous le nom de Constantinople. La christianisation des peuples de l’Europe de l’Est, assortie de leur déclin intellectuel, va s’accélérer de gré ou de force.

En 347, sous les empereurs Constance II et Constant, un concile réunissant 170 évêques se tint à Serdika (Sofia), dans le but de mettre fin aux querelles suscitées par l’hérésie arienne. L’ambiance fut telle, que 70 évêques favorables aux thèses d’Arius, s’en allèrent tenir un synode concurrent à Plovdiv la prédestinée, où ils réaffirmèrent toutes leurs positions.

Au VIII° et IX° siècles, n’ayant pas confiance dans les populations locales, les empereurs de Byzance installèrent à Plovdiv des colons qu’ils firent venir de la vallée de l’Euphrate. C’était ajouter de l’huile sur un feu en sommeil, car ces nouveaux venus étaient loin d’être des chrétiens orthodoxes. Ils réveillèrent les conceptions religieuses endormies, et une importante partie de la population se détourna du christianisme officiel. Certes beaucoup de ces Arméniens ou Syriens véhiculaient de prétendues hérésies gnostiques, manichéennes, pauliciennes, mais parmi eux se cachaient des initiés aux antiques traditions caucasiennes pour les uns, cananéennes pour les autres. Arméniens et Syriens passaient pour des maîtres exceptionnels dans l’art de bâtir. Les châteaux forts qu’ils élevèrent pour les Croisés témoignent encore de leur savoir-faire. Hiram l’ami du roi Salomon et son célèbre architecte étaient de Tyr, mais un Ahiram bien historique, contemporain de Ramsès II,  dont Ernest Renan découvrit le tombeau  royal sur une nécropole néolithique en 1921, était de Byblos, c’est à dire de « Gébel », une cité du quatrième millénaire avant l’ère commune. La réputation de constructeurs des Giblites était fameuse dans l’antiquité. Les fouilles archéologiques sur le site de Djébail (Byblos) ont démontré que ces remarquables maçons tenaient peut-être leur savoir de l’Egypte. Rien d’étonnant à cela, puisque c’est à Gébel – Byblos que la déesse Isis retrouva le corps d’Osiris que la mer avait fait aborder au pied d’un tamaris. Osiris fut identifié au dieu phénicien Adonis – Tammouz. Chaque année à Byblos, on célébrait au printemps la mort et la résurrection d’Adonis. A cette occasion, Egyptiens et Phéniciens participaient à un étrange rituel, décrit par Lucien de Samosate, un Syrien du II° siècle, haut fonctionnaire en Egypte :

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Byblos (liban.free.fr)

Il y a quelques habitants de Byblos qui prétendent qu’Osiris d’Egypte est inhumé chez eux, et que ces deuils et ces orgies (mystères sacrés) ne sont pas célébrés en l’honneur d’Adonis, mais qu’ils le sont tous en celui d’Osiris. Je vais donc dire d’où vient qu’à cet égard ils semblent avancer des choses dignes de foi. Une tête, chaque année, vient d’Egypte à Byblos en flottant, et traverse en sept jours la mer qui les sépare. Les vents la portent en ce divin voyage. Jamais elle ne dérive et elle n’ aborde seulement qu’à Byblos. C’est un merveilleux prodige. Il se produit chaque année ; il est survenu lorsque j’étais moi-même présent à Byblos, et j’ai pu contempler cette tête en papyrus. »

(La Déesse Syrienne – VII, traduction de Mario Meunier, éd. Janick 1947)

Note : Le mot byblos signifie papyrus en grec. C’est l’origine du nom de la Bible).

Une tête coupée en papyrus portée sur les flots, comme la tête d’Orphée voguant sur l’Hèbre ; celle de Bran le Béni chez les Celtes, évoquent une tradition antédiluvienne gardée secrète pour les profanes, mais enseignée à de rares initiés. Parmi les symboles forts des mystères syriens et cananéens, on relève le poisson et la colombe ; symboles repris par le christianisme. Il est évident que les Mystères d’Osiris, d’Attis, d’Adonis, et ceux de Dionysos, ont inspiré plus que la colombe du Saint Esprit, les rédacteurs des multiples évangiles, canoniques ou apocryphes, dans leur tentative d’adaptation des mythes ancestraux ; ce qui fit déclarer doctement  au chrétien Justin, contemporain de Lucien de Samosate, que ce plagiat par anticipation était l’œuvre du diable, réponse apte à satisfaire la curiosité intellectuelle et la soif de connaissance de candidats à la conversion.

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Le Mont Ararat (welcomearmenia.com)

L’Arménie au début de notre ère, c’est le Caucase où fut enchaîné Prométhée, c’est le mont Ararat des rescapés du déluge d’où d’après un écrit essénien de Qoumrân (Jubilés X, 18), d’habiles constructeurs seraient partis vers la Chaldée pour élever la Tour de Babel. C’est aussi le pays de la Toison d’Or.

La Petite Arménie, c’est à dire l’Anatolie, fut peuplée par les Phrygiens du roi thrace Midas, l’alchimiste aux oreilles d’âne ; puis plus historiquement par les Galates, des Celtes qui fondèrent Ancyre, l’actuelle Ankara. A l’époque d’Hérodote, les Phrygiens passaient pour le peuple le plus ancien de la terre . Ses divinités Cybèle, Attis, Mithra, dont le célèbre bonnet devenu le symbole de la liberté, de la démocratie et de la fraternité a coiffé bien des initiés, ont d’une certaine manière par récupération, façonné notre culture. Ethiopiens, Egyptiens, Phéniciens, Peuples de Canaan et de la Judée, Arméniens, Crétois, Thraces, Pélasges, Sumériens, peuples dravidiens de la vallée de l’Indus et de Ceylan, étaient les héritiers de civilisations antérieures anéanties par divers cataclysmes. Le sanctuaire thrace du mont Haemos appartenait à cet univers là. Autour de l’an mille, malgré les ravages et les hécatombes causés par de brutales invasions et par la régression intellectuelle causée par le christianisme, il devait bien subsister dans la région de Plovdiv quelques discrets ateliers dépositaires de sciences occultées. Mais il n’en restait pas qu’à Plovdiv, puisque ce savoir-là s’était déjà diffusé jusqu’aux rivages de l’Atlantique, dans le sillage des navires commerçants et par les migrations de populations victimes de conquérants belliqueux.

A suivre

Ciel à la Une

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A la Une aujourd’hui cette superbe image :

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Image APOD (Astronomy Picture Of the Day)

www.cidehom.com
Le texte qui l’accompagne illustre merveilleusement plusieurs articles de ce blog. Ne pas hésiter à cliquer sur les liens (cristaux, hexagone, halo…) pour aller de découvertes en découvertes.

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« Avez-vous déjà vu un halo autour du Soleil ? Ce phénomène assez courant se produit lorsque de fins nuages d’altitude contenant des millions de minuscules cristaux de glace sont devant le Soleil. Chacun des cristaux se comporte comme une minuscule lentille, la plupart ayant une forme d’hexagone plat. De ce fait, la lumière pénétrant par un côté de l’hexagone et sortant par la face opposée le fait avec un angle de réfraction de 22 degrés. C’est cet angle de réfraction qui donne à ce halo un rayon de 22°. Quant à la question de savoir comment ces cristaux de glace hexagonaux se forment dans les nuages, cela reste un sujet d’étude. On observe régulièrement le même genre de halo autour de la Lune. L’image d’aujourd’hui nous présente un halo solaire presque complet au-dessus du temple du Bayon, à Angkor, Cambodge. »

traduction réalisée par : Didier Jamet

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