Archive pour septembre, 2009

Nombres et cycles du Temps

Les quatre âges de l’humanité par Raymonde Reznikov

(d’après les doctrines hindoues)

Krita Yuga (Age d’or)                1 728 000 ans

Tretâ Yuga  (Age d’argent)        1 296 000 ans

Dvâpara Yuga (Age de bronze)     864 000 ans

Kali Yuga (Age noir)                     432 000 ans

Un Maha Yuga =                        4 320 000 ans

1 000 Maha Yuga = Un Kalpa ou un jour de Brahma : 4 320 000 000

Un jour et une nuit de Brahma = 8 640 000 000

Une année de Brahma (360 jours) = 3 110 400 000 000

Une vie de Brahma (100 années) = 311 040 000 000 000

Tous ces nombres sont des multiples de 9. Oublions les zéros, et nous avons :

432/9 = 48 ; 864/9 = 96 ; 1296/9 = 144 ; 1728/9 = 192 ; 31104/9 = 3456

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Bérose et l’astronomie des Chaldéens

Bérose le Chaldéen était prêtre du dieu Bel à Babylone à l’époque d’Alexandre le Grand. Il s’installa ensuite dans l’île de Cos où il fonda une école d’astronomie sous le patronage du roi Ptolémée II Philadelphe, celui qui demanda une traduction en grec des écritures hébraïques. C’est grâce aux notes de Bérose qu’Hipparque put expliquer de manière rationnelle le phénomène de précession des équinoxes, phénomène connu depuis des millénaires mais crypté dans les légendes mythologiques. Ce qui fit écrire au Docteur G. Conteneau (La divination chez les Assyriens et les Babyloniens ; éd. Payot 1940) :

« Comme toujours les Babyloniens ne nous donnant que les résultats de leurs acquisitions scientifiques, sans reproduire l’historique de ce qui les y a amenés, c’est par les Grecs et les Romains que nous pouvons reconstituer les progrès de leur science pour la seconde moitié du 1er millénaire avant notre ère. »

Bérose fut l’auteur de plusieurs ouvrages dont une « Histoire de Babylone ». Tous ses écrits ont disparu probablement détruits par de trop « pieuses mains ». Il ne nous reste que des fragments épars. Parmi ceux-ci figure une liste de « Rois antédiluviens » et la durée de leur règne:

A-lutim : 28 800 ans ; Alagar : 36 000 ans ; En-men-lu-Anna : 43 200 ans ; En-men-gal-Anna : 28 800 ans ; Dumu-zi (Tamouz) : 36 000 ; En-sipa-zi Anna : 28 800.

Total de ces six rois : 201 600

La Grande Année selon Bérose durait 432 000 ans.

Les nombres symboliques de la précession des équinoxes

(Voir article du 15/09/09)

Le Point Vernal se déplace d’un degré en 72 ans. Il parcourt un signe du Zodiaque de 30° en 2 160 ans ; 3 signes en 6 480 ans ; 6 signes en 12 960 ans ; 9 signes en 19440 ans et les 12 signes en 25 920 ans.

Le rapport entre ces nombres et ceux des quatre âges de la doctrine hindoue est le suivant :

1 728 000/25 920 = 66,6

1 296 000/19 440 = 66,6

   864 000/12 960 = 66,6

   432 000/6 480 =   66,6

Il ne faut pas oublier que les mathématiciens de Mésopotamie faisaient leurs calculs avec la virgule flottante.

25 920 x 12 = 311 040, nombre associé à une année et une vie de Brahma

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Tohu et Bohu

Au deuxième verset de la Genèse il est dit et écrit : Et la Terre était Tohou et Bohou, mots intraduisibles à l’origine de notre Tohu-Bohu. Or ces deux mots étranges cachent dans leurs valeurs numériques un enseignement directement en rapport avec celui de l’Inde et de la Chaldée, à condition de les garder en version originale. Cet enseignement n’existe plus dans les traductions diverses y compris dans celle en Grec faite à la demande du fameux Ptolémée cité plus haut.

Tohou et Bohou s’écrivent (lire de droite à gauche) : תהוּ ובהוּ, c’est à dire : 400+5+6 et 6+2+5+6

400x5x6x6x2x5x6 = 4 320 000

Détail : 400×5 = 2000 ; 2000×6 = 12 000

12 000×6 = 72 000 ; 72 000×2 = 144 000 ; 144 000×5 = 720 000 ;

720 000×6 = 4 320 000

Illustrations

Tablette Akkadienne: astrosurf.com

Ziggourat de Our; dinisoria.com

Voir sur cura.free.fr/12rois.html, l’article de Patrice Guinard: Les listes des rois antédiluviens: un document codé

 

5 770

Numérologie

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Le nombre 5 770 par Akhsah Caleb

5 770 est divisible par :

1 + 2 + 5 + 10 + 577 + 1154 + 2885 + 5770 = 10 404

1 + 0 + 4 + 0 + 4 = 9

Pour les amis concernés, l’année 5 770 s’écrit :

 תש’ע, c’est à dire juste 770 (400+300+70)

Le mot תּשׁע (ThiShÂ) veut dire 9

10 404 = 1022 ou 612×17, 153 x 68, 172 x 36, ou encore 306 x 34

306 est la valeur du mot  דּבשׁ (DeVaSh) miel…

Bonne année

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Précession des équinoxes

Ecliptique

Le chemin circulaire apparent et fictif que semble suivre le soleil dans son parcours annuel autour de la terre se nomme l’écliptique.

Ce cercle de l’écliptique a un centre par lequel passe un axe dirigé vers un point du ciel appelé « Pôle de l’écliptique ». Il est situé dans la constellation du Dragon, à 18 h. en ascension droite et 66° 5’ en déclinaison.

La terre a son axe de rotation dirigé vers le « pôle nord » céleste, et en raison de son inclinaison, cet axe fait un angle de 23° 26 avec l’axe de l’écliptique.

L’équateur terrestre, cercle fictif perpendiculaire à l’axe des pôles de notre planète, a sa projection dans le ciel : « l’équateur céleste »

Le point vernal, ou point γ (gamma), est un des deux points d’intersection de l’équateur céleste avec l’écliptique. Le soleil dans sa course franchit ce point tous les ans, vers le 21 mars, à l’équinoxe de printemps.

La terre n’est pas exactement ronde et le diamètre équatorial mesure 43 km de plus que le diamètre du cercle passant par les deux pôles. Pour cette raison, l’influence des forces émanées de la lune et du soleil ne se répartit pas de façon égale, et sans vouloir entrer dans des détails trop techniques, disons qu’une des conséquences de cette situation est que la terre, soumise à des pressions diverses, ne tourne pas vraiment rond. Elle oscille imperceptiblement et son axe de rotation ne pointe pas toujours vers la même étoile polaire ; il décrit un cercle autour du pôle de l’écliptique. De cela il résulte que la position occupée dans l’espace par l’équateur céleste change et que les points d’intersection de cet équateur avec l’écliptique se déplacent également.

Le « point vernal » déterminant l’équinoxe de printemps, entrée dans le signe du Bélier, rétrograde d’un degré tous les 72 ans environ. Il met approximativement 2155 ans (chiffre porté symboliquement à 2160 ans) pour franchir un signe du zodiaque de 30°.

C’est ce phénomène qui a reçu l’appellation poétique de : Précession des équinoxes.

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Graphique de webastro.net

La précession des équinoxes

Chacune des périodes de 2160 ans prend le nom du signe d’origine dans lequel se déplace le point vernal. C’est pourquoi on emploie les expressions : ère du Taureau, ère du Bélier, des Poissons, du Verseau etc..

En effet, à une lointaine époque l’écliptique a été de manière symbolique divisée en 12 secteurs de 30° chacun : les Signes du Zodiaque, signes que le soleil semble traverser successivement au cours de son périple annuel.

Les signes du zodiaque ont jadis, en raison de l’influence qu’ils sont censés véhiculer et transmettre, reçu des noms qui ont été également octroyés à des constellations d’étendues diverses, situées de part et d’autre de l’écliptique.

Au fil des temps, signes du zodiaque et constellations ont parfois coïncidé, mais cette coïncidence reste l’exception. En fait, les constellations zodiacales forment une toile de fond destinée à fixer dans le ciel le souvenir du zodiaque solaire primordial.

En raison du phénomène de la précession des équinoxes, le lent déplacement des signes du zodiaque sur cette toile de fond, et par rapport au zodiaque d’origine, constitue une formidable horloge cosmique.

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Hipparque (astrosurf.com)

Hipparque et les Chaldéens

Notre civilisation occidentale doit la démonstration et la mesure de ce phénomène à Hipparque, qui reconnut s’être servi pour ses travaux des observations des mages Chaldéens. En effet un siècle avant lui, Bérose, prêtre du dieu Bel, avait fondé dans l’île de Cos, voisine de Rhodes, une école d’astronomie équipée d’une bibliothèque où se trouvait mise à la disposition des Grecs toute la documentation des Babyloniens, dont l’histoire remontait, d’après leurs archives, à 241.200 ans avant le Déluge.

Hipparque réactualisa en fonction de son époque le découpage en secteur de 30° du zodiaque mobile des signes, et il précisa à ce propos, comme le mathématicien Euclide l’avait fait 200 ans auparavant :

« que les levers et les couchers des astres doivent être organisés en fonction du début du signe du zodiaque qui se lève ou se couche, et non du lever ou du coucher de la constellation du même nom. »

Cette remarque est capitale, car elle prouve l’existence du zodiaque solaire des signes conjointement à celui des constellations.

Les mythes et les légendes ne sont pas une pure fiction. Une doctrine archaïque unique transparaît dans les mythologies du monde entier concernant chaque constellation et chaque étoile.

L’histoire du monde et celle de l’évolution humaine sont écrites dans le ciel, à nous de savoir les lire.

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La ronde des pôles (carte wikipédia)

+ 2000: alpha de la Petite Ourse

- 3000: alpha du Dragon

- 8000: thêta d’Hercule

- 12 000 à – 14 000 : alpha de la Lyre (Véga) sera polaire en + 14 000

- 15 500: delta du Cygne (attention à l’erreur typographique: lire + 12 000)

- 17 000: alpha du Cygne (Déneb) sera polaire dans 7 à 8000 ans

La prochaine à venir en l’an 4000 est delta de Céphée

 

La Flèche du ciel

La constellation de La Flèche

A Lady Flèche, de la part de ses deux amis Facebookiens

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Astronomie

Avant que les membres de  l’Union Astronomique Internationale ne se réunissent en 1927 pour réorganiser le ciel et fixer définitivement les limites des constellations, La Flèche, Sagitta, était la plus petite de toutes. Depuis, avec une surface de 80 degrés carrés, elle surpasse de peu le Petit Cheval et La Croix du Sud, lanternes rouges pour le territoire occupé.

La Flèche recouvre une portion de ciel comprise entre 18h 56 et 20h 18 en ascension droite, et elle s’allonge entre 16° et 21°4 nord en déclinaison. Vingt de ses étoiles sont de nature à retenir l’attention des observateurs dotés d’une bonne vue, à condition toutefois de scruter l’espace compris entre le Cygne et l’Aigle en rase campagne et par une nuit sans lune. De nos jours, elle occupe le milieu du ciel à minuit T.U. vers la mi-juillet. Son étoile la plus brillante de magnitude 3,7 est l’étoile γ. L’étoile α, Sham, est de magnitude 4,4.

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Mythologie de La Flèche

« Il y a aussi, décochée par on ne sait quel arc, une flèche que garde l’oiseau de Jupiter »

C’est ainsi que dans Les Phénomènes, Aratos repris ici par Germanicus, mentionne La Flèche. On peut donc conclure que Eudoxe, dont s’inspira Aratos, ignorait au IVème siècle avant l’ère vulgaire la signification de cette arme placée au ciel antérieurement à lui, ou que volontairement, il ait préféré se taire pour ne pas profaner des « Mystères ».

Eratosthène un siècle plus tard raconte, pour rappeler sans doute le caractère apollinien de La Flèche, que celle-ci aurait servi au dieu soleil pour tuer les Cyclopes, forgerons de l’Olympe. Il dit aussi qu’elle serait l’arme qu’utilisa Héraklès pour abattre L’Aigle qui chaque jour dévorait le foie du Titan Prométhée enchaîné sur le Caucase.

De leur côté, les poètes ne purent résister à la tentation d’identifier La Flèche céleste à l’arme d’Eros, dieu de l’Amour ou de l’électromagnétisme si l’on préfère. Zeus l’aurait placée là entre Le Cygne et L’Aigle pour la remercier d’avoir enflammé son cœur pour le beau Ganymède que L’Aigle enleva et porta jusqu’à l’Olympe…

Avec plus de bonheur, la tradition ésotérique voit en elle le symbole de la lumière cosmique.

Les auteurs latins emploient à propos de La Flèche les termes Canna, Calamus, Harundo, qui signifient tous Roseau. Ce roseau est au premier niveau celui avec lequel sont fabriquées les flèches. Sur le plan symbolique il renvoie au Roseau Mystique des Ecoles de Mystères de l’Antiquité, d’où peut-être le silence de Eudoxe.

Dans le Caucase

« En mal d’enfant étaient le Ciel et la Terre,

En mal d’enfant était la Mer empourprée

Le mal d’enfant saisissait dans la mer le petit roseau rouge

De la tige du roseau sortait de la fumée,

De la tige du roseau sortait de la flamme,

Et à travers la flamme s’élançait un adolescent,

S’élançait un blond adolescent ;

Il avait des cheveux de feu,

Il avait une barbe de flamme,

Et ses yeux étaient des soleils »

Cette antique rapsodie du Caucase, transmise par Moïse de Khorène (livre I, ch. 31), conte la naissance du dieu Vahagn, entité cosmique identique à la fois à Apollon et à Dionysos. Dans le panthéon hittite, le dieu Ajulunas est toujours figuré avec son emblème : un faisceau de roseaux.

Vahagn, comme Apollon et Dionysos est un tueur de dragons lié au feu céleste. Il correspond au Phanès-Eriképaios de la genèse cosmique des Orphiques, c’est à dire à Phanès, la lumière primordiale et à Eriképaios (Eros protogonos), l’Amour au sens électromagnétique du terme, force à l’origine de la création de l’univers. De nos jours on appelle plus simplement ces deux-là Electron et Photon : Eros + Phanès.

D’après certains chercheurs, le nom Eriképaios ne serait pas grec mais proviendrait d’un original araméen signifiant « Long Visage ». Ce serait donc le « Erek Anpin », אריך  אפין, mentionné dans le Zohar (III, 288a à 296b). La valeur du mot אריך est 1+200+10+20=231, ce qui renvoie aux 231 portes de l’Esprit issues des connexions entre les 22 lettres.

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Noms attribués à La Flèche

Chez les auteurs latins, on rencontre les termes : Missile, Jaculum, harpon, javelot ; ou encore Telum, qui désignent toutes sortes d’armes offensives. Chez les Perses, Tigris, et chez les Arabes Al Sahm. Ce dernier mot donnera naissance à Alsoham pour l’astronome Childmead ; à Schaham pour Riccioli ; et à Sham nom attribué par Piazzi à l’étoile α de la constellation.

Bayer, pour sa part, énumère une série d’appellations dont personne ne sait l’origine : Daemon, Feluco, Fossorium, et Obelus, nom qui pourrait signifier Obélisque.

Riccioli cite : Ofercalim, qui viendrait du Turc, Otytys Kalem , Flèche polie. On trouve encore au hasard des catalogues : Temo meridianus, Timon méridional ; Vectis, levier ; Virga ou Virgula jacens, la baguette tombante.

Dans les Tables Alphonsines apparaît Istusc, mot dérivé du Grec Oistos, flèche. Dans cet ouvrage du roi de Castille et Léon, Alphonse X le Sage, on lit encore Alahance, issu de l’Arabe Al H’ams ou Al H’amsah, Le Cinq, peut-être parce que 5 étoiles sont visibles à l’œil nu, mais peut-être aussi parce que La flèche est l’image symbolique du nombre 5 dans la tradition dravidienne du culte de Shiva que les Chaldéens ont pu connaître. Elle représente le dieu-éros, Kâmâ, l’Amour, dont les cinq sens sont les flèches.

Dans L’Almageste, on rencontre Istiusc et Albanere.

La Flèche était aussi vue comme telle chez les Hébreux : חץ, ‘HeTs, flèche, mot dont la valeur est soit : 8+90=98, soit : 8+18=26.

Astrologie

Les astrologues font exercer l’influence de La Flèche entre 25° du Capricorne et 14° du Verseau. Ptolémée lui attribuait la nature des planètes Saturne et Jupiter. La liste des vertus qu’elle procure est extraite des Astrologiques de Marcus Manilius ; mais aucun homme de l’art ne semble avoir remarqué que La Flèche de l’auteur latin ne peut en aucun cas être la nôtre, puisqu’il signale son lever au huitième degré de la Balance, ce qui est parfaitement impossible aussi bien à son époque que de nos jours.

La Flèche occupe le milieu du ciel à minuit vrai vers le 22 juillet, et à midi vrai invisible derrière le soleil le 17 janvier, accompagnée de l’étoile Altaïr de L’Aigle et surtout de Cygnus X-1, le fameux Trou Noir de la constellation du Cygne

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Cygnus X-1

Raymonde Reznikov et Plutochien

Les photos de la constellation proviennent du site astrosurf.com

Le graphique représentant les 231 portes provient de: Kabbale extatique et Tsérouf, Georges Lahy (Virya); éditions Lahy 2003

Alexandra David-Neel

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On n’est jamais fatigué de penser (Alexandra David-Neel)

Il y a 40 ans, le 2 août 1969, je me trouvais à Digne (04000). Des amis m’avaient indiqué l’adresse de Alexandra David-Neel, un génie âgé de  cent ans que j’admirais particulièrement. J’avais dans mon sac deux de ses livres : L’Inde où j’ai vécu et Mystiques et magiciens du Tibet, deux ouvrages à l’origine de bien des recherches suivies de découvertes étonnantes.

Après avoir sonné au portail de la villa Samten Dzong, je me présentais à la dame venue m’ouvrir. Secrétaire, gouvernante,  mais surtout amie de Alexandra, elle me dit son nom : Marie-Madeleine Peyronnet. Nous avons de suite sympathisé et je n’ai pas vu passer les heures de l’après-midi en compagnie de celle que l’écrivain avait baptisée « Tortue ».

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Alexandra ne bougeait plus de sa chambre au premier étage, c’est là qu’elle apposa sa signature sur les deux ouvrages que j’avais apportés. Elle sourit de savoir que j’étais née le même jour qu’elle, le 24 octobre, mais à 71 ans d’écart.

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Peu de temps après, je reçus une lettre postée de Digne Les-Bains le 25 août mais datée du 22  dans laquelle « Tortue » m’écrivait :

« Alexandra est très fatiguée depuis 3 jours – elle ne s’alimente plus – elle souffre de nouveau d’aérophagie. Cela la gène énormément. J’espère que tout ira mieux d’ici quelques jours, car elle devra faire face à une nouvelle vague de journalistes, qui déjà se sont annoncés pour préparer les articles du 101ème anniversaire.

Avez-vous lu les « Enseignements secrets des Bouddhistes Tibétains » ? Comment trouvez-vous ce livre ? pour moi c’est le meilleur. Je « respire » Alexandra à chaque ligne. Ce bouquin, c’est elle, c’est sa pensée, c’est tout… ».

Le dimanche 24, « Tortue » ajouta en post-scriptum :

« Alexandra est très fatiguée, pensez à elle et aussi un petit (peu) à moi – merci »

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(cliquer pour agrandir)

Alexandra David-Neel n’a pas fêté ses 101 ans devant les médias de l’époque, elle quitta le monde le 8 septembre 1969, il y a quarante ans.

Sophie Lebeuf lui a rendu hommage sur:

www.evene.fr/livres/actualite/alexandra-david-neel-inde-tibet-journal-2190.php

Voir son article.

Aujourd’hui Marie-Madeleine Peyronnet dirige le centre de la Fondation Alexandra David-Neel, situé dans la maison de Digne-les-Bains. En écrivant ces lignes, je regarde les deux roses de la petite aquarelle peinte par sa mère qu’elle m’envoya de Samten Dzong, il y a 40 ans. Vous voyez Tortue, la Siegrid née un 24 octobre, l’inconnue que vous avez reçue avec tant de gentillesse ne vous a pas oubliée.

Voir le site : http://www.alexandra-david-neel.org/francais/

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Raymonde Reznikov (Siegrid)

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