Archive pour août, 2009

Vénus et le nombre cinq

Vénus et le pentagramme

Par Raymonde Reznikov

« Il y a toujours un astre colombe près d’un astre tombeau »  (Victor Hugo)

(Plusieurs paragraphes de cet article ont été publiés en 1979 dans la revue L’Echo du Bouvier.)

Dans l’art hermétique comme dans la littérature ésotérique, on rapproche souvent la planète Vénus de l’étoile à cinq branches ou pentagramme. Cette tradition se perd dans la nuit des temps de la culture occidentale et il est difficile d’en trouver l’origine et l’explication. Par contre, le recours à la civilisation aztèque d’une part et à la science astronomique d’autre part nous permet d’établir le bien fondé de la relation entre Vénus dite « le petit soleil » et le nombre cinq dans sa représentation pentagrammique.

Il semblerait donc que dans un passé fort lointain, l’humanité disposait de connaissances astronomiques et mathématiques très avancées dont il n’est resté que quelques traditions ou quelques souvenirs plus ou moins déformés qui ont réussi à traverser des siècles d’obscurantisme

Mais ces informations traditionnelles peuvent être décryptées aujourd’hui à la lumière de nos connaissances modernes. Ce qui était ambigu ou paraissait gratuit s’éclaire, prend un sens et nous incline à penser que des ancêtres non identifiés avaient un niveau de culture scientifique comparable en bien des points au nôtre, mais que par quelque hasard de l’histoire ou par suite de vicissitudes technologiques, aucun témoignage direct ne nous en est parvenu autre que des mythes et des légendes dont la poésie garantit la pérennité.

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Le nombre 5

Les Pythagoriciens voyaient en lui un nombre d’union ; le mariage du principe céleste : « 3 » avec le principe terrestre ou matériel : « 2 ».

La somme des cinq premières factorielles est égale à la somme des 17 premiers nombres :

1 ! + 2 ! + 3 ! + 4 ! + 5 ! = 153 (1+2+6+24+120). Dans le tarot, 17 est le nombre de l’Etoile, Sirius probablement. 

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Tarot du Chien

(Agrandir l’image: on peut voir le signe astrologique de Vénus en sautoir, et la constellation du Grand Chien avec Sirius dans le ciel)

Le rapport entre le nombre 5 et la planète Vénus apparaît nettement chez les Aztèques comme le précise Jacques Soustelle :

« En tant que seigneur de la maison de l’aurore, Quetzalcoatl renaissant sous la forme de Vénus, étoile du matin, est présenté dans les manuscrits mexicains comme un personnage portant sur le visage le chiffre cinq, sous forme de cinq gros points en quinconce. »

Et de ce fait, Soustelle suggère que le nombre cinq a pour signification ésotérique la renaissance après l’auto-sacrifice. Pourquoi pas ?

Le cinq et la planète Vénus

On peut lire dans le Dictionnaire des Symboles : on sait l’importance de Vénus et du cycle vénusien chez les anciennes civilisations mezo-américaines et notamment chez les Mayas et les Aztèques tant pour l’établissement de leur calendrier que pour leur cosmogonie. Chez les Aztèques les années vénusiennes se comptaient par groupe de cinq correspondant à huit années solaires. 

Vénus représentant Quetzalcoatl ressuscite à l’est après sa mort à l’ouest, manifestation du symbole dualiste contenu dans le mythe de la mort et de la renaissance de Quetzalcoatl…(Ed. R. Laffont 1969)

Quetzalcoatl et son jumeau canin Xolotl présentent une certaine parenté avec Osiris et Anubis. L’autre nom de Quetzalcoatl, Kukulkan, rappelle celui du Cûchulainn, le Chien de Culann celtique.

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Le point important est la correspondance des « années » vénusiennes groupées par cinq avec les huit années solaires. Là encore il s’agit de décrypter un peu car, une fois de plus, nous nous trouvons en présence d’une tradition transmise sans aucun esprit critique par un auteur connaissant sans doute le langage symbolique, mais pas l’astronomie.

En effet, ce ne sont pas les années vénusiennes qui sont groupées par cinq, mais les révolutions synodiques de la planète. La révolution synodique correspond à un retour, à un alignement du soleil de Vénus et de la terre. Cette durée vaut 584 jours, alors que l’année vénusienne ne vaut que 224,7 de nos jours terrestres.

Donc cinq révolutions synodiques valent 2.920 jours soit huit années solaires (365 x 8 = 2.920), et durant cette période de 8 ans les 5 alignements successifs correspondant aux 5 révolutions synodiques sont disposées selon un pentagramme régulier ou étoile à 5 branches.

C’est donc Vénus qui dans le ciel donne le modèle de l’étoile à 5 branches lors de ses conjonctions avec la terre et le soleil et ce, par cycle de 8 ans, comme l’avaient déjà remarqué Aztèques et Mayas, et aussi sans doute les astronomes du Moyen-Orient si l’on en croit la tradition dont nous avons héritée.

Etude astronomique de la configuration de l’étoile à cinq branches déterminée par les conjonctions de Vénus

Sans entrer dans des détails astronomiques fastidieux, disons simplement que dans un passé très lointain, il y eut peut-être une correspondance parfaite entre 5 révolutions synodiques de Vénus et 8 années tropiques solaires. Mais avec le temps l’excentricité de l’orbite des planètes varie et la longueur des révolutions aussi..

Actuellement, la révolution synodique de Vénus est de 583,92 jours et non de 584 jours ; l’année tropique vaut 365,2422 jours, ce qui fait que 8 années tropiques font 2921,94 jours et 5 révolutions synodiques 2919,61 jours, soit une petite différence de 2 jours sur près de 3000 jours. Donc à l’heure actuelle, le schéma du pentagramme dessiné par les conjonctions successives de la terre de Vénus et du soleil se trouve en gros vérifié comme le montre l’illustration ci-après.

Exemple de 5 conjonctions Vénus – Terre – Soleil pour la période de 8 ans allant du 10 avril 1961 a 10 avril 1969

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La première conjonction a lieu le 10 avril 1961, la suivante 1,6 an après soit le 13/11/62, la suivante 1,6 an après le 19/6/64 etc. jusqu’au retour au point de départ 8 ans (ou presque) après, c’est à dire le 8/4/69

Dans Histoire universelle des Chiffres, (Seghers 1981), Georges Ifrah écrit à propos des astronomes mayas:

« Ils estimèrent de même la révolution synodique moyenne de la planète Vénus à 584 jours, alors que ce cycle compte, en fait, 583,92 jours.

De même encore, l’erreur de synchronisation qui existait entre le cycle de Vénus, l’année solaire de 365 jours et leur année liturgique de 260 jours, correspondait, pour une période d’environ 6000 ans, à un jour à peine. »

 

Numérologie « vénusienne »

584 a 8 diviseurs. 1 + 2 + 4 + 8 + 73 + 146 + 292 + 584 = 1110

584/8 = 73. Ce nombre en hébreu est la valeur du mot חכמה  ‘HoKhMaH (8+20+40+5), Sagesse.

73 est aussi la valeur complète de la lettre G, GuiMeL, גמל, c’est à dire aussi le nombre 3.

La valeur triangulaire de 73 est 2701, somme des 28 lettres composant les 7 mots du premier verset de la Genèse.

Dès la plus haute antiquité, les astronomes avaient remarqué que le rapport Vénus/Terre/Soleil était de 5/8, ce qui est le rapport de la quinte à l’octave ; mais 5/8 c’est aussi 0,62, nombre très proche de la section d’or. 5 et 8 se suivent en effet dans la suite de Fibonacci.

Un jour de Vénus dure 243 de nos jours, et pour cette planète le soleil se lève à l’ouest. On dit qu’elle a une rotation rétrograde.

243 est le nombre de degrés que parcourt la planète Saturne, pendant que Jupiter en parcourt 360.

360 – 243 = 117 (voir les articles Saül et Paul et 2012, Fumisterie et réalité 1 et 2).

243 est la première valeur du nom d’Abraham lorsqu’il s’appelait encore אברם, 1+2+200+40 (ABRaM), avant que la lettre ה ne lui ajoute un 5 et porte la valeur de son nom à 248.

Mais 243 est aussi le nombre d’années nécessaires pour que les transits de la planète sur le disque solaire se reproduisent à l’identique. A ce propos, voir sur Futura-Sciences l’article de Jean-Pierre Luminet concernant le transit de Vénus devant le soleil du 2 juin 2004.

Le prochain passage de Vénus devant le soleil se produira le 6 juin 2012. Cette coïncidence met en évidence la caractère purement astronomique de la fameuse prédiction des Mayas pour l’année en question.

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Illustration de Jean-Pierre Luminet pour Futura-Sciences

Le « carré magique » de sept et Vénus

Si le nombre 5 est associé à Vénus par le biais de l’astronomie, la symbolique mathématique des mages lui a attribué le carré magique de 7. En voici la présentation par Henri-Corneille Agrippa :

La cinquième table est celle de Vénus, elle comprend quarante-neuf nombres répartis selon sept colonnes et sept registres. Leur addition par colonne ou registre donne cent soixante quinze, la somme totale en est mille deux cent vingt-cinq.

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Extrait de: Henri Corneille Agrippa, La magie céleste, traduit et présenté par Jean Servier, Ed. Berg 1981

La somme des partie aliquotes de 175 est : 1 + 5 + 7 + 25 + 35 = 73, et la somme totale de ses diviseurs : 73 + 175 = 248. Entre 1 et 175, 120 nombres n’ont aucun diviseur commun avec le nombre. Pour la petite histoire, notons que le patriarche Abram (243) devenu Abraham (248) vécut 175 ans. Il y a vraiment de curieuses coïncidences dans les textes qui nous sont parvenus de l’antiquité ; à condition bien sûr, de les consulter en V.O…. 

Dans le ciel de septembre

(Informations de Sciences et Avenir)

Vénus se lève à l’est-nord-est près de trois heures avant le Soleil le 1er et encore un peu plus de deux heures avant le 30. Actuellement dans la constellation du Cancer (signe du Lion) elle entrera le 10 dans la constellation du Lion. Le 17, une heure avant le lever du soleil, elle sera visible juste au-dessus d’un très mince croissant de lune. Ce même jour vers 20h 30, le soleil sera en conjonction avec Saturne.

Le 18 septembre au soir, le Soleil et la Lune seront en conjonction, vers 20h45. Sur le plan astrologique, il y aura ce soir-là une triple conjonction Soleil-Lune–Saturne vers 26°  du signe de la Vierge.

 Le 20 septembre à l’aube, Vénus frôlera l’étoile Régulus, le Roi . Toujours située dans la constellation du Lion, elle entrera le 21 dans le signe de la Vierge.

Note: complément d’information dans « Vénus et l’octaétéride » article du 28/01/2010

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Relief de la planète Vénus.

Illustration Futura-Sciences pour l’article de Jean-Pierre Luminet; photo Nasa

 

Mars ou la Lune ?

Un canular récurrent

Ciel des Hommes Un petit article à envoyer à vos amis qui croient à tout ce qu’ils lisent dans leurs mails !

Mars ou la Lune ? dans Humour

Mars le 27 août : petite histoire du canular des deux lunes – L’actualité de l’astronomie

Source : www.cidehom.com

L’actualité de l’astronomie – Tel le beaujolais nouveau, l’annonce du retour de la planète Mars « aussi grosse que la Lune » dans le ciel du 27 août a bien eu lieu, comme tous les ans depuis 2003. …

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Parmi les « amis » de Plutochien sur Facebook, certains ont cru le phénomène possible, jusqu’au dernier moment. Lors d’une de ses mises au point, mon associé à quatre pattes s’est fait traiter de rabat-joie…

Comme vous pouvez le constater encore une fois, la lutte contre tous les charlatanismes demeure une priorité

Numérologie: 288

288

Icosaèdre tronqué

Par Plutochien

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Cet objet que les fonctionnaires du ministère de l’Education Nationale appellent un « référentiel bondissant » est pour les scientifiques, plus près des mystères cosmiques, un « Icosaèdre tronqué ».

Voici comment Wikipédia décrit l’étrangeté :

« L’icosaèdre tronqué est un solide d’Archimède. Il comprend 12 faces pentagonales régulières, 20 faces hexagonales, 60 sommets et 90 arêtes.

Ce polyèdre peut être construit à partir d’un icosaèdre avec une troncature sur les 12 sommets telle que un tiers de chaque arête est enlevée à chaque extrémité. Ceci créé 12 nouvelles faces pentagonales, et remplace les 20 faces triangulaires d’origine par des hexagones réguliers. Ainsi, la longueur des arêtes est un tiers de la longueur des arêtes originales…

Un ballon de football comprend le même motif de pentagones réguliers et d’hexagones réguliers, mais est plus sphérique en raison de la pression du gonflage et de l’élasticité de la balle. »

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Photo Wikipédia
L’hexagone a 6 angles de 120° chacun. Les 6 angles de l’hexagone totalisent donc 720°. Les 20 hexagones : 720 x 20 = 14.400° .

Le pentagone a 5 angles de 108°. Les 5 angles du pentagone totalisent 540°, donc les 12 pentagones totalisent 540 x 12 = 6.480°.

La somme de tous les angles d’un icosaèdre tronqué est de 14.400 + 6.480 = 20.880

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Jeunes lévriers afghans faisant une partie d’icosaèdre tronqué

L’hexagramme ou étoile à 6 branches

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La somme des angles de l’étoile à six branches se décompose ainsi :

Les 2 grands triangles de base : 180° x 2 = 360°

Les 6 angles externes de 120° chacun : 120° x 6 = 720°

Les 6 angles de l’hexagone interne : 120° x 6 = 720°

Les 6 petits triangles : 180° x 6 = 1.080°

Total : 360 + 720 + 720 + 1080 = 2.880

La Pierre cubique à pointe

Un des symboles de la franc-maçonnerie

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Photo; www.franc-maconnerie.org

1) le cube ou hexaèdre

« Le cube s’inscrit dans un dodécaèdre régulier : les sommets du cube sont des sommets du dodécaèdre et les arêtes du cube sont formées de segments joignant deux sommets non consécutifs dans une face pentagonale du dodécaèdre. Il y a ainsi cinq façons d’inscrire un cube dans un dodécaèdre régulier ». (wikipédia)

Le cube est un symbole de l’élément terre, il est tout a fait logique qu’il s’inscrive si bien dans le dodécaèdre pentagonal, symbole de l’Univers. Voir à ce propos « L’univers chiffonné » de Jean-Pierre Luminet cité dans l’article sur Kepler.

La somme des angles du cube est : 360° x 6 = 2.160

2) la pyramide

Cette pyramide à 4 faces qui coiffe la pierre cubique est formée de 4 triangles équilatéraux, la somme des angles de cette pyramide est donc de : 180° x 4 = 720°

La somme des angles de la pierre cubique à pointe est : 2.160° + 720° = 2.880°

2.880 = 26 x 32 x 5

Le triangle rectangle de 216 sur 288 a 360 pour hypoténuse.

216 + 288 + 360 = 864 ou 288 x 3.

288 et le 5

La factorielle de 10 est 36.288 000, mais si l’on veut permuter un mot formé de 5 consonnes et de 5 voyelles toutes distinctes de sorte qu’il n’y ait pas 2 voyelles et 2 consonnes consécutives, on trouve 28.880 possibilités. Notons que la factorielle de 9 est 3.628 800 et que 126 x 288 = 36.288.

288 et les Traditions de l’Antiquité

Le nombre 288 fait partie des nombres liés à la partition du cercle. Il représente les 4/5 de 360. On le retrouve donc dans les mesures en coudées de nombreux monuments du passé.

A Tiahuanaco par exemple dans la longueur du temple de Kalasaya ; dans les ruines de Téotihuacan au Mexique.

Le « pictun » des Mayas (20 baktuns), cycle de 8.000 ans de 360 jours chacun, comprenait 2.880 000 jours

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Téotihuacan, photo flickr.com

En Chine, l’aire rituelle du Ming T’ang avait pour périmètre 288.

Les nombres 72, 216 et 288 sont intimement reliés : 216 = 72 x 3, et 288 = 72 x 4.

En Kabbale 72 est la valeur de la Séphirah de la Bonté  חסד (‘Hessed) 8 + 60 + 4 ; et 216 la valeur de la Séphirah de la Rigueur גבורה (Guévourah) 3 + 2 + 6 + 60 + 5. 72 + 216 = 288.

Dans le Thanak, la VO de ce que les chrétiens appellent la Bible, le premier chapitre du Livre des Rois est le chapitre 288. Il relate des derniers moments du roi David. Au chapitre 25 du premier livre des Chroniques, on apprend comment ce roi nomma 288 choristes, « maîtres et apprentis » chargés d’assurer le service des cantiques dans le Temple. Si le Temple en question est une figuration de l’Univers, les 288 chanteurs pourraient bien évoquer les ondes sonores à l’origine de la création matérielle.

288 est la valeur du mot עיבור (Ibbour) 70 + 10 + 2 + 6 + 200, conception, gestation. Ce mot peut parfois prendre le sens de réincarnation .

Au XVIè siècle, Isaac Louria, le maître de Safed enseigna la doctrine des 288 étincelles divines, tombées dans la matière lors d’un « accident » survenu au cours d’une sorte de pré-big-bang, appelé Tsimtsoum. Ondes sonores et ondes lumineuses sont de même nature…

288 est la valeur dodécagonale de 8

En base 6: 288 = 1.200 et en base 9: 288 = 350. 

 

De Saül à Paul

De Saül à Paul

Notes d’Akhsah Caleb à propos de Paul à Patras de Maurice Mergui

En changeant de nom, le pseudo-personnage Saül devenu Paul, a également changé sa valeur numérique. Le mot Saül, c’est à dire שאול en V.O. est composé des lettres :

Sh = 300, A = 1, W = 6 et L = 30, total 337.

En devenant Paul, פאול, la lettre Sh se change en P et la valeur numérique du nom devient :

80 + 1 + 6 + 30 = 117

Si 337 est la valeur du nom du domaine de la mort, 117 est une valeur de mots en rapport avec la vie ; exemple : 117 est la somme des deux principaux noms « divins » à défaut d’autre terme. En effet 26 (valeur du Tétragramme) + 91 (HaALoHYM) = 117. C’est aussi la valeur complète de la lettre הא, composée d’un Ha et d’un Aleph : 6 + 111 = 117. (HA = 5+1, ALePh = 1+30+80).

La lettre ה, qui est aussi le nombre 5, est la lettre de la Vie.

117 est la valeur pentagonale de 9.

117 = 9 x 13.  13 est la valeur du mot AHaBaH, amour, et celle de A’HaD, Un.

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Ahabah (Amour) par Robert Indiana; Israèl Museum’s Art Garden

 

En base 5, 117 = 432, nombre lié aux cycles du temps dans toutes les traditions antiques.

Les trois premiers livres de la Thorah, c’est à dire Berashyth, Shemoth, WaYqra, vulgairement traduits par Genèse, Exode et Lévitique, totalisent 50 + 40 + 27 = 117 versets.

Dans cette tradition, il existe 613 commandements : 365 commandements négatifs (tu ne feras pas) et 248 commandements positifs (tu feras).

365 – 248 = 117.

613 – 496 = 117 ; 496, rappelons-le est la valeur du mot מלכות, MaLKWTh, la dernière Séphirah des Kabbalistes, le Royaume.

496 est aussi le résultat des équations sur lesquelles repose la théorie des cordes

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Le nombre 117 est divisible par 1 + 3 + 9 + 13 + 39 + 117 = 182 (26 x 7)

182 est la valeur du mot יץקב, Jacob, nom du patriarche père des 12 tribus.

Le « Cantique des Cantiques » a 117 versets.

On peut développer le thème à l’infini et cette simple démonstration par l’arithmétique prouve une fois de plus que les « héros » du christianisme ne sont pas des personnages historiques.

Pour en savoir plus: Georges Lahy, L’alphabet hébreu et ses symboles, éditions Lahy 

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Note de la Rédaction:

Voir en mai 2009 les articles: Les nombres et leur mystère et Numérologie

Paul à Patras

Pas trace de Paul

Un peu d’humour sur un sujet contre versé

Le 2 février dernier, Plutochien est allé au champ ; c’est à dire qu’en ce jour d’hiver il fit une incursion sur le site « Le Champ du Midrash », comme ça, histoire de sniffer les nouveautés.

Il en avait poussé une : l’annonce de la prochaine parution d’un ouvrage de Maurice Mergui sur Paul, le supposé co-fondateur du christianisme. L’annonce se doublait d’une enquête : quel titre donner au livre, avec au choix plusieurs propositions ?

Non satisfait par les suggestions présentées, Plutochien a cru bon proposer au propriétaire du champ les titres suivants : Patathrace ou Patatrace, Popol-vu, T’as pas de Paul, La case (de vide) de l’oncle Paul, Inter-Paul. L’éminent et savantissime Maurice a sagement répondu qu’il prenait note des suggestions du canin visiteur mais qu’il désirait rester Pauli.

Pluto, plutôt déçu, en a remis une couche virtuelle avec : Randos avec Paulo, Saül pleureur, Salades de Paul en Macédoine, Les Paulofolies, et les Paulopathies, allusion au thème paulinien de l’essai de Michel Onfray : « Le souci des plaisirs ».

Paul à Patras est paru – superbe calembour bien dans la pure tradition des inventeurs du personnage. Dans la dernière partie de l’ouvrage, j’en ai noté un autre assez savoureux en ces périodes de chômage : « A la recherche de Job ».

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Paul à Patras, Une approche midrashique du Paulinisme

Voici le résumé des thèmes développés dans ce volume très dense.

Paul est, nous disent les spécialistes, le personnage le plus connu du Nouveau Testament.

Pourtant bien des mystères subsistent. Pourquoi change-t-il par exemple de nom au beau milieu des Actes ? Pourquoi se nomme-t-il d’abord Saül ? Surtout, pourquoi agit-il dans les Actes comme le Saül biblique ? Dans la lignée de « Un étranger sur le toit » et « Comprendre les origines du Christianisme », le présent essai tente de confronter le corpus paulinien à l’hypothèse midrashique.

-Cet essai montre que les Actes sont un récit entièrement midrashique. Les personnages n’y ont pas d’existence historique.

-Il met au jour le sens midrashique des périples pauliniens.

-Il étudie l’onomastique paulinienne et montre l’origine midrashique des noms des personnages et des lieux du paulinisme.

-Il tente également de montrer la spécificité des Epîtres attribuées à Paul par rapport au texte des Actes et notamment le rôle décisif qu’y jouent le Deutéronome et la figure de Moïse.

-Cet essai propose une nouvelle série d’analyses de passages néo-testamentaires. L’analyse midrashique permet souvent de donner un sens nouveau et cohérent à des péricopes que l’on croyait pourtant bien connaître.

-Il montre la difficulté de la traduction du texte paulinien.

-Enfin, cet essai contient un nouveau Dictionnaire midrashique du paulinisme qui aborde de manière originale les concepts « durs » attribués à Paul comme la théorie de la Justification.

Ajoutons à cela que certaines valeurs sûres et médiatiques de la culture contemporaine se font légèrement égratigner au passage. J’ai cependant été un peu déçue de ne pas trouver parmi elles le philosophe Michel Onfray. Dans « Le souci des plaisirs », ce pape de l’athéologie présente avec brio les aspects morbides, malsains, et mortifères de Paul le névrosé sans mettre en doute la réalité historique de ce pseudo-apôtre, personnification de la mort. Il est attristant de voir un universitaire de cet envergure venir encore consolider les conventions admises, alors qu’il avait parfaitement compris la « forgerie »  de « la fiction nommée Jésus ».

Rappel des titres concernant le même sujet :

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Maurice Mergui :

Un étranger sur le toit, les sources midrashiques des évangiles; éditions Nouveaux Savoirs

Comprendre les origines du Christianisme, De l’eschatologie juive au midrash chrétien; éditions Nouveaux Savoirs

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Les personnes intéressées peuvent se procurer ces ouvrages sur le site « Le champ du midrash », voir le lien, ou à Montségur à « l’Atelier d’Esclarmonde ».

Olivier-Pierre Thébault : Alchimie du verbe, éditions Objectif Transmission.

A revoir sur ce blog

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Articles du mois d’avril : Le Léviathan, épisode n° 1 et Le Léviathan, épisode n° 2, (par Olivier-Pierre Thébault).

Article du mois de juin : L’imposture christique.

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