Le point de vue de Sirius

Le feuilleton de l’été

Par Plutochien

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Constellation du Grand Chien

A Sylvain A., mon ami de facebook

Canicule

2 juillet: l’étoile Sirius de la constellation du Grand Chien, α Canis Majoris, passe au méridien à midi vrai avec le soleil inaugurant ainsi la période appelée en son honneur : « Canicule ».

En effet durant plus d’un mois, α Canis Majoris va accompagner le soleil. Période sacrée pour les uns, période tragique pour d’autres. Période à la fois sacrée et tragique jadis au Moyen-Orient : 17 Tammouz : mort d’Attis ou d’Adonis, épisode du Veau d’Or suivi de la destruction des premières Tables de la Loi par Moïse ; 17 Tammouz et 9 Av destructions à deux reprises du Temple de Jérusalem.

Les traditions venues du monde entier peuvent nous aider à mieux comprendre l’importance donnée à cette étoile par les premiers observateurs du ciel. Nous essaierons d’en faire le tour au cours de cette période dite aussi sothiaque en l’honneur de Sothis, l’étoile d’Isis. Sothis est la traduction en grec du nom égyptien, Sopdet  ou Sôpdit.

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Sirius, qui es-tu

Alpha Canis Majoris  à l’état civil des objets célestes est l’étoile la plus éclatante de notre ciel nocturne d’hiver. Son adresse est : 06h 45mn 08s en ascension droite et –16° 42’ 58’’ en déclinaison. Elle est située à 8,6 années-lumière, distance énorme à l’échelle terrestre mais insignifiante à l’échelle astronomique. En fait Sirius est un des astres les plus proches de la terre. Son diamètre équivaut à 1,711 fois le diamètre du soleil, à peine le double. Son âge est de 250 millions d’années ; c’est très jeune par rapport au soleil.

Ecoutons à ce propos ce qu’enseignent les Sages des Dogons du Mali, qui n’ont rien à apprendre des découvertes des astronomes en ce qui concerne leur étoile Sigi Tolo :

« Toutes les étoiles sortirent à leur tour du sein d’Amma. La dernière fut Sigi Tolo (Sirius) qu’Amma poussa à l’est dans la direction où se trouvait la terre (…)

On dit que le soleil est sorti 8 périodes avant Sigi Tolo qui émergea à la fin du cycle, soit à la 22ème période. »

L’alphabet hébreu comporte 22 lettres qui servirent à la création du monde. La dernière, la 22ème lettre est le TaW. Huit lettres avant se trouve le NWN (Noun), symbole de lumière. Josué, héros lunaire, était fils de Noun… Son plus proche ami était Caleb, dont le nom évoque étrangement le chien.

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Sirius et Sirius B, photo Hubble (cliquer pour agrandir)

Retour aux étoiles. Sirius possède un compagnon, une naine blanche dite Sirius B. Sirius B tourne autour de l’étoile principale en 50 ans. Ajoutons à cela que le système Sirien se serait éloigné de nous dans l’espace, et de nombreux mythes laissent supposer une très grande proximité dans un lointain passé.

Et bien, voyons ce qui est rapporté à ce propos dans Le renard pâle, par Marcel Griaule et Germaine Diéterlen, les ethnologues qui ont étudié de très près les traditions des Dogons :

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« La place primitive de l’astre dans l’espace est celle où se trouve actuellement le soleil, qui est dite « assise de Pôtolo » Comme les autres étoiles, elle s’est éloignée de la terre, dont seul le soleil est resté proche. »

Pôtolo, c’est Sirius B dont les Dogons connaissaient depuis toujours la densité exceptionnelle :

« l’élément terre est remplacé par le métal sous toutes ses formes, notamment par celui qui est nommé sagala, un peu plus brillant que le fer et d’une densité telle que tous les êtres terrestres réunis ne pourrait en soulever une parcelle. »

En bref, le contenu d’un mortier de sagala pèserait aussi lourd que 480 charges d’âne.

Les traditions des Dogons dérangent parce que, dit-on, elles ont alimenté les rêves les plus fous des passionnés d’ufologie. Alors certains « je sais tout » ont prétendu que les Dogons auraient acquis leurs connaissances d’explorateurs ou de missionnaires, personnages on ne peut plus savants, n’est-ce pas ? Le problème est qu’à l’époque présumée de la visite des prétendus missionnaires férus d’astronomie, les caractéristiques des naines blanches n’étaient pas encore connues. De plus certaines pratiques du culte rendu à Sirius ne peuvent en aucun cas avoir été acquises auprès d’occidentaux. J’imagine mal un missionnaire ou un explorateur racontant la formation du soleil à partir du placenta d’un renard des sables et celle de Sirius à partir du placenta  et du sang coulant de l’éviration d’un poisson (silure).

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Si contamination il y a eu, elle est beaucoup plus ancienne et ne doit rien aux extraterrestres non plus. Il y a par contre de nombreuses parentés avec les traditions égyptiennes et chaldéo-phéniciennes. En réalité, ce qui dérange le plus, ce qu’il faut cacher, ce sont les traces d’un christianisme antérieur à celui des églises, un christianisme déjà présent dans les mythes d’Osiris, d’Adonis, de Tammouz, d’Attis, de Dionysos, de tous ces dieux  sacrifiés et ressuscités pour la vie et le salut des hommes. Sirius est né à partir du placenta d’un être divin comme ceux-là :.

« elle est le témoin du placenta et du cordon ombilical du sacrifié. »,  lequel, circonstance aggravante, était un « poisson », mais ce poisson:

« ressuscitera sous forme humaine et descendra sur Terre sur une arche, avec les ancêtres des hommes créés avec la matière de son placenta. »

L’arche n’est sûrement pas une soucoupe volante, et les ancêtres des hommes en question ne sont pas des extraterrestres non plus. On peut émettre l’hypothèse d’un mythe associant l’explosion de Sirius B et le bombardement de la terre par des météorites porteuses de vie.

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Panorama du Pays des Dogons (cliquer sur l’image pour  l’agrandir)

Pour les Dogons, la conjonction annuelle du soleil et de Sirius rappelle un événement cosmique important dont ils ne doivent pas la connaissance à de quelconques explorateurs ou missionnaires astronomes, le passage ci-dessous extrait du Renard Pâle devrait convaincre les sceptiques :

En effet au moment de l’éviration, le placenta d’Ogo, à savoir le soleil, fut placé par Amma sous celui du sacrifié. Le sang et la force vitale issus du sexe le pénétrèrent, purifiant ainsi les deux placentas réunis. C’est pourquoi, soulignant l’importance de la jonction des deux placentas momentanément à nouveau associés, on dit : « au moment de toutes ces choses, le soleil et Sirius se sont rencontrés pour la première fois ».  

A suivre

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 constellation du Grand Chien: rita314.wordpress.com

 


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2 commentaires

  1. dady dit :

    Amma en Tibétain c’est …la mère ! ?….!

  2. « AM… » indique la Mère partout dans le monde. Le « Amma » des Dogons doit être une entité neutre ou mâle-femelle, logique. Les « Créateurs » plus familiers auprès des occidentaux sont aussi dans ce cas lorsqu’on aborde les textes qui les concernent dans leur version originale.

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