Archive pour juillet, 2009

Un atlas complet du ciel

La redécouverte d’un précieux document chinois de la Route de la Soie

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Ce document spectaculaire de l’histoire de l’astronomie vient d’être remis en lumière par l’étude d’un groupe de chercheurs conduit par Jean-Marc Bonnet-Bidaud du Service d’Astrophysique du CEA-Irfu

Ce document, désigné sous le nom de carte de Dunhuang, et conservé à la British Library de Londres, est un atlas céleste complet découvert en 1900, parmi 40 000 manuscrits précieux entreposés dans les caves de Mogao, un monastère bouddhique sur la Route de la Soie chinoise. Cachés dans une grotte aux alentours du XIe siècle, ces manuscrits, principalement des textes religieux ont été miraculeusement préservés grâce au climat très aride. L’étude scientifique détaillée de la carte réalisée par les chercheurs, a permis de conclure que l’atlas, qui contient plus de 1300 étoiles, a été composé dans les années +(649-684). Utilisant des méthodes de projections mathématiques précises, il conserve une précision de 1,5 à 4° pour les étoiles les plus brillantes.

C’est la plus ancienne carte d’étoiles connue, toutes civilisations confondues, et la première représentation graphique de l’ensemble des constellations chinoises.

La carte est actuellement exposée à la British Library jusqu’au 18 août 2009, à l’occasion de l’Année Mondiale de l’Astronomie.

(voir le vidéo sur le site: irfu.cea.fr)

Un atlas complet du ciel

Le document est un rouleau de papier chinois très fin, d’une longueur totale de 394 cm et de 25 cm de hauteur, écrit sur une seule face.

La carte céleste présente 1300 étoiles, distribuées en 257 astérismes différents; les constellations chinoises selon la tradition très ancienne, décrite dans les catalogues d’étoiles antiques (…)

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Une fraction de la carte de Dunhuang montrant trois sections du ciel le long de l’équateur, suivies de la région circumpolaire, à gauche. (crédits British Library) Cliquez sur l’image pour agrandir

Un document astronomique du début de la dynastie des Tang

La datation de la carte a été une véritable enquête policière. Le début du rouleau étant manquant, le titre et le nom de l’auteur ne sont pas disponibles. Mais dans la première partie du rouleau dédiée à l’étude des nuages, une mention très claire est faite au nom de Li Chunfeng (+ 602-670), un astronome et mathématicien extrêmement célèbre de cette époque qui pourrait en être l’auteur (…). La preuve finale a été fournie par une particularité étonnante de la langue chinoise ancienne, les caractères « tabous ». Durant le règne d’un empereur chinois, par respect, les caractères qui composaient le nom de l’empereur ne pouvaient pas être employés dans les textes officiels. On utilisait alors une forme légèrement différente, en changeant par exemple un trait de caractère. Ces caractères modifiés qui étaient connus sous le nom de caractères « tabous » marquent donc une époque très précise de règne (…)

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Cliquez pour agrandir. La ville de Durhuang, une oasis située sur l’ancienne Route de la Soie, à l’est du désert aride du Taklamakan. (Crédits British Library)

Les grottes des Mille Buddha

Les grottes de Mogao étaient des monastères bouddhiques situés près de la ville-oasis de Dunhuang. Elles sont creusées dans une falaise de 1600 m de long. Plus de 480 d’entre elles ont été préservées. (Bamyan, en Afghanistan a eu moins de chance).

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Les Grottes de Mogao. (Crédits British Library)

L’IRFU

L’Irfu, Institut de Recherches sur les lois Fondamentales de l’Univers, appartient à la Direction des Sciences de la Matière du CEA. Ses activités scientifiques relèvent de l’astrophysique, de la physique nucléaire et de la physique des particules.

J’ai découvert ce site, et cette information, ce matin en cherchant la photo d’un …photon pour un article à venir.

Pour en savoir plus: http//irfu.cea.fr/index.php

VENUS

Coïncidences

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Ce matin, dans la lettre d’Evène, cette information:

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Photo: passion.histoire.net

Le 14 mai dernier, des archéologues allemands révèlent dans un quotidien de Francfort qu’une sculpture de Vénus datant de 35.000 avant J.-C. vient d’être découverte. Taillée dans une défense de mammouth, cette statuette de femme aux formes généreuses est à ce jour la plus ancienne représentation anthropomorphique connue. Traversant tous les âges de l’humanité, Vénus a inspiré bon nombre d’artistes. En 1486, la Romaine superstar fut immortalisée par un Botticelli au sommet de son art.

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Toujours ce matin, à la une de Futura-Sciences

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D’après les observations conduites en infrarouge par la sonde européenne Venus Express, la planète du Berger pourrait vraiment avoir été la planète sœur de la Terre dans un passé ancien. Certains plateaux possèdent en effet des caractéristiques que l’on expliquerait sur Terre par la présence d’océans et d’une tectonique des plaques, une mécanique dont on croyait jusque-là que notre planète avait l’exclusivité dans le système solaire.

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Carte topographique de Vénus en fausses couleurs – crédit Nasa

La planète Vénus, soeur de la Terre, je crois bien avoir déjà lu cette information quelque part: dans des textes de l’antiquité peut-être…

Voir les sites concernés, même si ces deux informations n’ont aucun rapport entre elles

Apollo 11

Il y a 40 ans aujourd’hui

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la Une de Futura-Sciences

Article de Jean-Luc Goudet, transmis par Plutochien

Le 16 juillet 1969, trois hommes s’envolaient vers la Lune. Du décollage de Saturn V jusqu’à la visite de Richard Nixon aux astronautes en quarantaine sur le porte-avions, ces moments historiques ont été suivis en direct par des centaines de millions de personnes. L’Ina nous propose un reportage complet et technique raconté (en anglais) par l’astronaute Jim Lovell.

A l’époque, les « directs » n’étaient pas si fréquents, surtout quand le reportage venait de loin. Une musique particulière (un jingle, aujourd’hui) signalait aux téléspectateurs que les émissions étaient celles de l’Eurovision (rien à voir avec le concours actuel). « Maman, regarde ! Les images passent par des satellites ! » s’émerveillaient les bambins d’alors.

Du 16 au 24 juillet 1969, la mission Apollo 11 fut prodigue de ces directs venus de plus loin encore. Filmée d’un bout à l’autre, l’épopée a été suivie heure par heure dans le monde entier. On veilla en France pour voir l’alunissage au soir du 20 juillet et s’intéresser à tous les préparatifs de la sortie. Le lendemain, on se leva avant quatre heures du matin pour ne pas rater le premier pas.

A la fin de la mission, le 24 juillet, l’ORTF (la télévision française) obtient un scoop. L’astronaute Jim Lovell est à Paris et commente un reportage complet sur Apollo 11. Ce spécialiste sait de quoi il parle. Il a volé deux fois dans les vaisseaux du programme Gemini et a fait lui-même le tour de la Lune avec Apollo 8. Toujours astronaute de la Nasa, il figure alors en bonne place pour participer à une future mission lunaire. Ce sera bien le cas mais la mission Apollo dont il sera le commandant portera le numéro 13, ce qui fera de Lovell le seul homme à avoir tourné deux fois autour de la Lune.

Voir la vidéo sur le site de Futura-Sciences, ou sur : ina.fr

Photos: Nasa

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De Montségur au Canada

En direct du Canada

Par Gilles Magni

Un peu d’histoire.

Si, en Ariège, le Duc de Lévis-Mirepoix nous  est bien connu, il en est hélas un peu moins d’un de ses aïeux, François-Gaston de Lévis, lequel jouit  d’une bonne réputation Outre-Atlantique, chez nos cousins du Québec.

François-Gaston de Lévis est né à Limoux en 1719; il décède à Arras en 1787.

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La ville de Lévis

La ville de Lévis, située sur la rive sud du fleuve Saint Laurent dans la région de Chaudière Appalaches, a tenu à rendre hommage à ce héros de la bataille de Sainte-Foy en 1760 contre l’envahisseur Anglais, en lui accordant son nom en 1860. Cette municipalité, qui portait autrefois le nom d’Aubigny, regroupait également plusieurs paroisses dont celle de Notre-Dame de la Victoire. Elles furent fondées en 1647 avec l’arrivée des premiers colons.

Depuis cette rive  sud du fleuve, à cet endroit le plus étroit, les Anglais prennent position et bombardent la ville fortifiée de Québec. Le général Wolf dirigera cette opération de destruction durant 70 jours.

Dans ce contexte de guerre qui dura plus de 7 ans les rapports de forces sont disproportionnés. Les troupes du général Wolf composées de 25 000 hommes  auxquelles s’ajoutent celles de Jeffrey Amherst  composées de 42 000 hommes,  soit une force de 67000 hommes, vont affronter la population de la nouvelle France qui est alors composée de 55 000 colons, femmes et enfants compris.

Le marquis de Pierre de Rigaud de Vaudreuil gouverneur  de la colonie est quant à lui totalement incompétent en matière d’organisation et toute la défense de la colonie repose sur le général de Montcalm.

Deux jours avant la bataille sur les plaines d’Abraham le général anglais Jeffrey Amherst ordonne de tuer tous les habitants de Saint François, un village abénaqui,  dans la nuit du 5 au 6 octobre 1760.

Les villages français sont détruits afin que les habitants soient condamnés à une mort certaine par le froid.

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Le chevalier de Lévis

Le Chevalier de Lévis succède au général de Montcalm qui trouve la mort dans les affrontements. Beaucoup de déserteurs de l’armée du Languedoc  vont se joindre aux Anglais et renseigner le gouverneur James Muray sur les intentions de Vaudreuil et de Lévis. On trouve parmi les traîtres Denis de Vitré, Martin Chiniquy,  Martin Dacier et bien d’autres encore qui auront guidé la navigation des navires ennemis sur le fleuve et indiqué  les points faibles des défenses françaises.

Le chevalier de Lévis remportera la bataille des plaines d’Abraham, juste devant

Québec et va reconquérir  glorieusement la ville.

Québec sera perdu définitivement par la trahison des hommes comme par celle du roi de France.

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Voilà comment un descendant de Guy de Lévis, compagnon de Simon de Montfort, dont les héritiers devinrent les seigneurs du Pays d’Olmes et de Montségur, donna son nom à une ville du Québec. Voilà aussi pourquoi les armoiries de cette ville des rives du Saint-Laurent sont les mêmes que celles de Montségur.

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Blason de la famille Lévis-Mirepoix. Il figure sculpté sur un bâtiment communal et sur une des maisons du village, l’ancien hôtel Couquet. Nicolas Reznikov appelait cet hôtel: « le relais Citroën »

A quand un jumelage ?

Annexe ajoutée par l’auteur le 23 janvier 2010

Il reste encore beaucoup à dire de François De LEVIS. Nous allons proposer à nos blogueurs un nouveau texte honorant la mémoire de illustre Chevalier en évoquant la manière dont il envisageait la défense de Québec .

La ville de LEVIS fut certes constituée du rassemblement de plusieurs Paroisses autour de ce de celle de LAUZON; elle est également le siège d’une très célèbre et importante banque coopérative , la banque DESJARDIN. L’histoire de LEVIS est caractérisée par ces deux illustres personnages, le Chevalier de LEVIS et Alphonse DESJARDIN. Ce qui réunit dans ma pensée ces deux hommes, c’est avant tout la noblesse de leurs valeurs.

 

Robert Lafont est parti…

Ostal d’Occitània – Maison de l’Occitanie

l’occitan à Toulouse

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Convergéncia Occitania lui rend hommage

Robert Lafont nous a quittés. Aux côtés de ses grands prédécesseurs, Mistral, Perbosc, Camproux, Nelli, et de tant d’autres, il appartient désormais à l’histoire et au patrimoine intellectuel et littéraire de l’Occitanie. Né en Languedoc, à Nîmes, en 1923, il est mort à Florence, le 23 juin 2009. Il a profondément marqué l’occitanisme, notamment par son action dans l’Institut d’études occitanes qu’avaient fondé en 1945 à Toulouse, Ismael Girard, Camille Soula, René Nelli, Max Rouquette, Félix Castan, Jean Cassou, Tristan Tzara à l’issue de la Seconde Guerre mondiale et de la Résistance. Car il fut au rang des Résistants.

Esprit universel et fécond, il était romancier, poète, auteur de théâtre, historien de la littérature essayiste, médiéviste. Linguiste de profession, professeur à l’Université Paul-Valéry, à Montpellier, il a écrit ses œuvres en occitan et en français, s’exprimant également en catalan et en italien. Ses essais en français portent son engagement pour la connaissance, la reconnaissance et la place des diversités françaises et européennes : La révolution régionaliste ; Sur la France ; Le Travail et la Langue ; Nous, Peuple Européen ; La Nation, l’État, les Régions ; Prémices de l’Europe ; L’État et la langue…

Son œuvre en occitan va de la poésie (Paraulas au vièlh silenci, Lausa per un solèu mòrt e reviudat…) au roman et au « conte » (Vida de Joan Larsinhac, L’icòna dins l’iscla, La Primièra persona, Lo Decameronet, La Fèsta, L’Enclaus, Insularas, L’eròi talhat…), au théâtre (La Loba, Ramon VII, Lei cascavèus), à l’essai (Nani Monsur ; Temps tres ; Pecics de mièg-sègle…), et à l’historiographie (Petita istòria europèa d’Occitània).

A partir de 1981, on le retrouve à la source de plusieurs initiatives, dont l’Association internationale d’études occitanes, l’Eurocongrès 2000 des Pays Occitans et Catalans.

L’Occitanie lui doit beaucoup et il nous appartient de continuer à bâtir l’édifice qu’il a largement contribué à édifier.

Biographie et bibliographie de Robert Lafont: http://robert-lafont.locirdoc.fr/

Article de: http://www.ostaldoccitania.net/

Photo: cessenon.centerblog.net

Le point de vue de Sirius

Le feuilleton de l’été

Par Plutochien

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Constellation du Grand Chien

A Sylvain A., mon ami de facebook

Canicule

2 juillet: l’étoile Sirius de la constellation du Grand Chien, α Canis Majoris, passe au méridien à midi vrai avec le soleil inaugurant ainsi la période appelée en son honneur : « Canicule ».

En effet durant plus d’un mois, α Canis Majoris va accompagner le soleil. Période sacrée pour les uns, période tragique pour d’autres. Période à la fois sacrée et tragique jadis au Moyen-Orient : 17 Tammouz : mort d’Attis ou d’Adonis, épisode du Veau d’Or suivi de la destruction des premières Tables de la Loi par Moïse ; 17 Tammouz et 9 Av destructions à deux reprises du Temple de Jérusalem.

Les traditions venues du monde entier peuvent nous aider à mieux comprendre l’importance donnée à cette étoile par les premiers observateurs du ciel. Nous essaierons d’en faire le tour au cours de cette période dite aussi sothiaque en l’honneur de Sothis, l’étoile d’Isis. Sothis est la traduction en grec du nom égyptien, Sopdet  ou Sôpdit.

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Sirius, qui es-tu

Alpha Canis Majoris  à l’état civil des objets célestes est l’étoile la plus éclatante de notre ciel nocturne d’hiver. Son adresse est : 06h 45mn 08s en ascension droite et –16° 42’ 58’’ en déclinaison. Elle est située à 8,6 années-lumière, distance énorme à l’échelle terrestre mais insignifiante à l’échelle astronomique. En fait Sirius est un des astres les plus proches de la terre. Son diamètre équivaut à 1,711 fois le diamètre du soleil, à peine le double. Son âge est de 250 millions d’années ; c’est très jeune par rapport au soleil.

Ecoutons à ce propos ce qu’enseignent les Sages des Dogons du Mali, qui n’ont rien à apprendre des découvertes des astronomes en ce qui concerne leur étoile Sigi Tolo :

« Toutes les étoiles sortirent à leur tour du sein d’Amma. La dernière fut Sigi Tolo (Sirius) qu’Amma poussa à l’est dans la direction où se trouvait la terre (…)

On dit que le soleil est sorti 8 périodes avant Sigi Tolo qui émergea à la fin du cycle, soit à la 22ème période. »

L’alphabet hébreu comporte 22 lettres qui servirent à la création du monde. La dernière, la 22ème lettre est le TaW. Huit lettres avant se trouve le NWN (Noun), symbole de lumière. Josué, héros lunaire, était fils de Noun… Son plus proche ami était Caleb, dont le nom évoque étrangement le chien.

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Sirius et Sirius B, photo Hubble (cliquer pour agrandir)

Retour aux étoiles. Sirius possède un compagnon, une naine blanche dite Sirius B. Sirius B tourne autour de l’étoile principale en 50 ans. Ajoutons à cela que le système Sirien se serait éloigné de nous dans l’espace, et de nombreux mythes laissent supposer une très grande proximité dans un lointain passé.

Et bien, voyons ce qui est rapporté à ce propos dans Le renard pâle, par Marcel Griaule et Germaine Diéterlen, les ethnologues qui ont étudié de très près les traditions des Dogons :

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« La place primitive de l’astre dans l’espace est celle où se trouve actuellement le soleil, qui est dite « assise de Pôtolo » Comme les autres étoiles, elle s’est éloignée de la terre, dont seul le soleil est resté proche. »

Pôtolo, c’est Sirius B dont les Dogons connaissaient depuis toujours la densité exceptionnelle :

« l’élément terre est remplacé par le métal sous toutes ses formes, notamment par celui qui est nommé sagala, un peu plus brillant que le fer et d’une densité telle que tous les êtres terrestres réunis ne pourrait en soulever une parcelle. »

En bref, le contenu d’un mortier de sagala pèserait aussi lourd que 480 charges d’âne.

Les traditions des Dogons dérangent parce que, dit-on, elles ont alimenté les rêves les plus fous des passionnés d’ufologie. Alors certains « je sais tout » ont prétendu que les Dogons auraient acquis leurs connaissances d’explorateurs ou de missionnaires, personnages on ne peut plus savants, n’est-ce pas ? Le problème est qu’à l’époque présumée de la visite des prétendus missionnaires férus d’astronomie, les caractéristiques des naines blanches n’étaient pas encore connues. De plus certaines pratiques du culte rendu à Sirius ne peuvent en aucun cas avoir été acquises auprès d’occidentaux. J’imagine mal un missionnaire ou un explorateur racontant la formation du soleil à partir du placenta d’un renard des sables et celle de Sirius à partir du placenta  et du sang coulant de l’éviration d’un poisson (silure).

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Si contamination il y a eu, elle est beaucoup plus ancienne et ne doit rien aux extraterrestres non plus. Il y a par contre de nombreuses parentés avec les traditions égyptiennes et chaldéo-phéniciennes. En réalité, ce qui dérange le plus, ce qu’il faut cacher, ce sont les traces d’un christianisme antérieur à celui des églises, un christianisme déjà présent dans les mythes d’Osiris, d’Adonis, de Tammouz, d’Attis, de Dionysos, de tous ces dieux  sacrifiés et ressuscités pour la vie et le salut des hommes. Sirius est né à partir du placenta d’un être divin comme ceux-là :.

« elle est le témoin du placenta et du cordon ombilical du sacrifié. »,  lequel, circonstance aggravante, était un « poisson », mais ce poisson:

« ressuscitera sous forme humaine et descendra sur Terre sur une arche, avec les ancêtres des hommes créés avec la matière de son placenta. »

L’arche n’est sûrement pas une soucoupe volante, et les ancêtres des hommes en question ne sont pas des extraterrestres non plus. On peut émettre l’hypothèse d’un mythe associant l’explosion de Sirius B et le bombardement de la terre par des météorites porteuses de vie.

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Panorama du Pays des Dogons (cliquer sur l’image pour  l’agrandir)

Pour les Dogons, la conjonction annuelle du soleil et de Sirius rappelle un événement cosmique important dont ils ne doivent pas la connaissance à de quelconques explorateurs ou missionnaires astronomes, le passage ci-dessous extrait du Renard Pâle devrait convaincre les sceptiques :

En effet au moment de l’éviration, le placenta d’Ogo, à savoir le soleil, fut placé par Amma sous celui du sacrifié. Le sang et la force vitale issus du sexe le pénétrèrent, purifiant ainsi les deux placentas réunis. C’est pourquoi, soulignant l’importance de la jonction des deux placentas momentanément à nouveau associés, on dit : « au moment de toutes ces choses, le soleil et Sirius se sont rencontrés pour la première fois ».  

A suivre

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 constellation du Grand Chien: rita314.wordpress.com

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