Archive pour juin, 2009

Sur les traces de Johann Kepler

De Arthur Koestler à Jean-Pierre Luminet

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Arthur Koestler

Ma première rencontre avec le « fondateur de l’astronomie moderne » est due à Arthur Koestler. En 1960 paraît en France  Les somnambules, un essai sur l’évolution des concepts de l’univers depuis Babylone jusqu’à la Renaissance. Au milieu des biographies de Copernic, Tycho Brahé, Galilée, personnages peu sympathiques, se détache la personnalité attachante de Johann Kepler.

Dès les premières pages qui lui sont consacrées, on sent chez l’auteur un élan affectif envers son héros. Le courant passe et résultat, mon intérêt pour Kepler ne m’a jamais quitté.

Un chien pas comme les autres : Kepler vu par lui-même

(cité par Arthur Koestler)

« Cet homme a en toute chose une nature canine. Son apparence est celle d’un petit chien. 1 : son corps est agile, nerveux et bien proportionné. Même ses appétits étaient semblables : il aimait ronger les os et les croûtons de pain, et il était si glouton qu’il attrapait tout ce qu’il voyait ; cependant, comme les chiens il boit peu et se contente de la plus simple nourriture. 2 : ses manières étaient semblables. Il recherchait continuellement l’amitié d’autrui, en tout dépendait des autres, se soumettait à leurs désirs, ne s’irritait jamais quand ils le repoussaient, attendant anxieusement de rentrer dans leurs bonnes grâces. (…) La conversation l’ennuie, mais il accueille les visiteurs comme un petit chien ; cependant quand on lui a ôté la moindre des choses, il relève le museau et gronde. (…) Il a une horreur canines des bains, des parfums et des lotions… »

Arthur Koestler

Naissance à Budapest le 5 septembre 1905. Il fit des études d’ingénieur à Vienne. Parmi les grandes étapes de sa vie, il faut signaler :

1931 : participation en tant que journaliste à l’expédition polaire du Graf Zepelin. Adhésion au parti communiste allemand.

1936 : Deux séjours en Espagne comme correspondant de presse, puis en 1937 comme correspondant de guerre.

1938 : rupture avec le parti communiste.

Octobre 1939 : Il est arrêté comme suspect à son domicile parisien par la police française et interné au camp du Vernet dans l’Ariège.

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Le camp du Vernet (Ariège)

1940 : L’Intelligence Service le fait libérer. Il termine Le zéro et l’infini. Arrêté de nouveau, il s’évade et gagne l’Angleterre.

1941 : Il écrit La lie de la terre, sur son internement au camp du Vernet.

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« Si j’ai narré tout au long mes aventures, c’est qu’elles sont typiques de l’espèce d’Humanité à laquelle j’appartiens : les exilés, les persécutés, les traqués de l’Europe ; les milliers et millions qui à cause de leur race, de leur nationalité et de leurs croyances, sont devenus la LIE DE LA TERRE »

1948 : Arthur Koestler devient sujet britannique.

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C’est en 1958 qu’il termine Les somnambules

En 1972, il publie Les racines du hasard, dont le thème est ainsi résumé sur la quatrième de couverture :

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« Les phénomènes impensables de la perception extra-sensorielle (télépathie, prémonition, clairvoyance) paraissent moins absurdes à la lumière des propositions impensables de la physique moderne… »

En 1974 paraît La treizième tribu, une étude sur la conversion de tout un peuple du Caucase au judaïsme vers le VIIIème siècle. Mal compris, le livre fit scandale pour diverses raisons, politiques surtout.

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Carte du Caucase à l’époque des Khazars

L’énigme posée par les Khazars et leur supposée conversion devrait être à nouveau étudiée par des spécialistes indépendants, non concernés par les religions en cause et leurs problèmes politiques annexes. L’archéologie pourrait fournir une aide précieuse ; certains détails glissés dans les textes de l’antiquité, de l’Egypte à la Chine, également. Car il n’existe aucun témoignage direct, les premières sources citées sont postérieures d’au moins deux siècles à l’affaire, et semblent fortement romancées, comme si les chroniqueurs, chrétiens, juifs ou musulmans avaient choisi d’occulter une vérité dérangeante.

Le 3 mars 1983, atteint par la maladie, Arthur Koestler préféra quitter la scène. Son épouse Cynthia, âgée de 55 ans et en bonne santé, choisit de suivre son mari. Il légua plus de 400.000 livres sterling pour « encourager l’étude des phénomènes psychiques ». Avec cette somme une chaire de parapsychologie a été créée à l’université d’Edimbourg.

L’œil de Galilée,

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C’est le titre du troisième volet de la série « Les bâtisseurs du ciel » de Jean-Pierre Luminet. L’œil de Galilée, c’est Kepler qui seul a pu comprendre le fonctionnement de la lunette astronomique et peut attester de la réalité des observations de son confrère italien

L’enfant qui voulait voir l’invisible,

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Jean-Pierre Luminet

C’est Jean-Pierre Luminet, directeur de recherches au CNRS, astrophysicien à l’Observatoire de Paris, poète, musicien (philosophe), auteur d’une vingtaine d’ouvrage parmi lesquels :

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L’Univers chiffonné, éditions Fayard 2001, et Folio Essais (n° 449) 2005.

De l’infini, avec Marc Lachièze-Rey, Dunod, 2005.

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Bonnes nouvelles des étoiles, Odile Jacob, 2009. Ecrit en collaboration avec Elisa Brune, écrivain et journaliste scientifique.

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Elisa Brune

J’ai découvert Elisa Brune il y a quelques années dans le « Hors-Série » n° 137 de la revue Sciences et Avenir (janvier 2004). Son article sur un sujet  difficile à traiter d’un point de vue purement scientifique, restera un modèle de subtilité. Ces Hors Série de Sciences et Avenir ont été, jusqu’au numéro 153 inclus,  passionnants et particulièrement inspirés. Depuis le départ de leur rédacteur en chef, Laurent Mayet, le ton a changé et malgré l’excellente qualité des articles et leur pertinence, il manque le « je ne sais quoi » qui se trouvait entre les lignes et dans les blancs du texte. Essayez de vous procurer ces anciens magasines, si vous ne les avez pas. Je pense en particulier au n° 137, Le Dieu des savants, au 138 sur le mystère des nombres, au n° 141 sur Les 3 constantes de l’univers, époustouflant et plein d’humour.

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Enfin, pour faire plus ample connaissance avec Jean-Pierre Luminet, ne pas manquer le DVD L’enfant qui voulait voir l’invisible. Après une initiation au mystère des trous noirs, on y retrouve un univers que Kepler aurait aimé, celui évoqué par Platon en Timée (55c) :

« Il restait encore une combinaison, la cinquième ; c’est à l’Univers que Dieu en fit application, pour en dessiner l’épure »

Il s’agit du dodécaèdre pentagonal. Et l’Univers chiffonné par Jean-Pierre Luminet y ressemble comme un frère.

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Notre astrophysicien serait-il un Somnambule comme le fut Kepler ? Possible, mais je pense surtout à l’influence de son âme d’artiste qui lui a fait décelé le rapport entre la science d’aujourd’hui et celle cachée dans les récits mythologiques de l’antiquité qu’il connaît aussi parfaitement. Les découvertes archéologiques ont mis en évidence l’importance du dodécaèdre chez les peuples anciens. Une douzaine de dodécaèdres en bronze ajourés et bouletés ont été retrouvés dans le monde celtique, d’autres en Chine. Ces objets montrent la coïncidence des conceptions orientales, celtiques et pythagoriciennes. A cela s’ajoutent les mesures effectuées sur des monuments égyptiens en rapport avec √5.

Plus curieusement √5 figure dans des écrits anciens dont les lettres sont aussi des nombres. Il suffit de savoir les lire, sans oublier que les scribes mésopotamiens traitaient leurs calculs en « virgule flottante » et que √5, c’est à dire 2,236, peut être caché dans une phrase d’apparence anodine de valeur 2236. Il en est de même pour 5√5 (11,18). Avis aux amateurs de ce type de recherches. Pour aider les débutants, la factorisation de ces deux nombres offre une clé : 1118 = 2 x 13 x 43, et 2236 = 22 x 13 x 43 ou 26 x 86.

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Quant aux assoiffés de connaissance, qu’ils se plongent dans les ouvrages de Jean-Pierre Luminet, ils en sortiront enrichis. 

Solstice à Montségur

Ombre et lumière sur Montségur

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Le reportage photographique a été réalisé par Magali Husson, qui en compagnie d’amis, a passé la nuit du 20 au 21 juin dans la citadelle, afin de se trouver sur place aux premières heures du jour. Son courage a été récompensé puisque les nuages ont bien voulu quitter le ciel au bon moment.

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Le phénomène du passage du rayon solaire au lever de l’astre à travers les archères du donjon est visible durant une dizaine de jours autour du solstice proprement dit.

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L’actuel bâtiment a été reconstruit après le siège de 1244. Le phénomène n’a donc aucun rapport avec les croyances et les rites des Cathares pour lesquels toute la création matérielle était l’œuvre d’un principe du mal. De nombreuses constructions médiévales présentent de semblables curiosités.

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La salle du donjon

Il ne faut pas oublier qu’à la fin du XIIIeme siècle, le calendrier julien avait un retard de dix jours sur le soleil, et le solstice se produisait le 12 juin, jour de la saint Gui. Or c’est à Gui de Lévis que le roi de France Louis IX remit la forteresse après la brutale et sanglante éviction de ses légitimes propriétaires. L’architecte a peut-être voulu ainsi rendre hommage au saint patron de la famille de Lévis.

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Le mur nord-est; au fond le donjon dont les archères sont orientées

On peut également se poser des questions sur le symbolisme de la manifestation des Catalans qui, chaque année, viennent honorer « saint Jean-Baptiste », un diable pour les Cathares, par des feux de joie au pied du Pog, après avoir fait célébrer une messe dans l’église du village.

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Nous vivons dans le monde du mélange, disaient ces anciens sages, mais en ce premier matin d’été, l’ombre s’est dissipée vaincue par la lumière.

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Nuit sur le château

Tant qu’il restera des « Purs » par le coeur comme Magali Husson et ses amis, la lumière pourra vaincre l’ombre

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L’enceinte intérieure

Merci Magali

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Bon solstice d’été

La supernova de 1604

Le 9 octobre 1604, alors que tous les astronomes avaient le regard braqué sur la triple conjonction des planètes Saturne, Jupiter et Mars en signe de feu, à 10° du signe du Sagittaire, surgit soudain au cœur même de la triple conjonction, dans « le pied du Serpentaire » (Ophiuchus), un astre éclatant qui n’avait jamais été vu auparavant.

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Le choc engendré par un miracle tellement extraordinaire fut énorme. Jamais un prodige aussi stupéfiant, digne des récits mythologiques, n’avait été observé. Pour Kepler, le pythagoricien, et les théologiens mystiques, une coïncidence aussi fantastique ne pouvait être due au hasard. Par ce signe unique, Dieu comme jadis, avait voulu envoyer aux hommes un message d’ordre métaphysique. Et le fondateur de l’astronomie moderne bouleversé écrira à ce propos :

            « Ce nouveau prodige céleste a été associé par le Dieu tout puissant lui-même aux trois planètes Saturne, Jupiter et Mars alors en conjonction, par un dessein précis poursuivant le salut des hommes. »

Il y a 400 ans, Kepler assista médusé à l’explosion d’une supernova. En 1943, les astronomes du Mont Wilson (U.S.A.) en ont détecté les vestiges à 13.000 années lumière de la terre. L’étoile a donc explosé il y a 13.400 ans environ.

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L’emplacement de la supernova se trouve pratiquement sur l’écliptique et à 17h 30mn 42s. en ascension droite, non loin de l’étoile ξ. Il était au milieu du ciel à minuit vrai le 16 juin. Mais cet emplacement, vu de la terre, je précise et j’insiste, indique surtout la direction du Trou Noir du centre de la Galaxie, dont il est relativement proche. La nuit du solstice d’été, ce centre galactique sera au milieu du ciel vers minuit (2 heures à la pendule). Si vous n’êtes pas encore couchés, et que le ciel est dégagé, prenez une boussole et regardez plein sud, on ne sait jamais !

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Dernière heure: Demain 20 juin, le lune se rapproche des Pléiades et des planètes Vénus et Mars qui seront en conjonction lundi 21 à 13h 11 (vers 15 heures à Montségur)

Photos:

Constellation d’Ophiucus: Wikipédia

Vestiges de la supernova et centre de la galaxie: clichés Nasa

Découverte en Egypte

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Le puits d’Osiris

Info. « Futura-Sciences » du 17 / 06 à  13h 26

(Article de Jean Etienne – Voir le texte complet sur le site)

Pyramide de Gizeh : le mystérieux puits d’Osiris révèle ses secrets

Découvert en 1945 par l’archéologue égyptien Abubakr Abdel Moneim, un mystérieux puits inondé situé sous la chaussée de Kheops à Gizeh n’avait jamais pu être exploré. Il vient enfin de l’être, révélant tout un lot de surprises. Et ce n’est pas fini…

… En 1999, Zahi Hawass, qui figure parmi les égyptologues les plus enthousiastes de notre époque, décidait d’excaver ce puits afin d’en entamer l’exploration et ainsi faire taire – ou confirmer- les rumeurs.

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Ce n’était pas une réserve d’eau

… Ce que les archéologues découvrirent sous la surface initiale de l’eau fut aussi surprenant qu’ inattendu.

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…Trois des six petites chambres ont contenu un sarcophage en pierre correspondant à l’époque de la 26ème dynastie (-2374 à –2140) et deux d’entre eux au moins ont renfermé des ossements humains. Divers débris et fragments de poteries nettement plus anciens ont aussi été découverts à ce niveau.

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Une mise en scène de la création du monde

Rien ne semble indiquer que cet endroit ait été utilisé pour ensevelir un personnage royal. En revanche, il est possible qu’il s’agisse d’une tombe symbolique dédiée à Osiris, le dieu des Enfers. Celle-ci prenait l’apparence d’une île entourée par les méandres du canal, qui semble délibérément conçu de façon à être empli par les eaux de ruissellement souterraines. Cette configuration représenterait alors les eaux primitive de Nun, qui ont recouvert le monde au moment de la Création, la partie centrale figurant la première terre émergeante. L’écoulement des eaux du canal symbolise la connexion d’Osiris à la Fertilité et à la Renaissance. La disposition des quatre piliers autour de l’emplacement du sarcophage est similaire à la configuration de l’Osireidon de Seti 1er à Abydos, autre tombe symbolique d’Osiris, et pourrait représenter les quatre forces par lesquelles intercèdent les dieux (mots mis en relief par R. R . et non par Jean Etienne).

Hérodote le Grec, considéré comme « le Père de l’Histoire », pourrait avoir décrit ce lieu dans un de ces textes…

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De nouvelles découvertes en perspective

Et ce n’est pas tout… Un nouveau tunnel s’ouvre dans la partie nord-est de la partie la plus profonde du réseau, particulièrement étroite et encombrée de boue….

Une nouvelle expédition est actuellement en cours, mettant en œuvre un robot japonais pour tenter de découvrir ce qui a motivé les anciens Egyptiens à creuser ce nouveau réseau de tunnels dans la roche à une aussi grande profondeur. Gageons que de nouvelles surprises attendent Zahi Hawass et son équipe…

Pour ma part, je vous engage fortement à lire l’intégralité de l’article de Jean Etienne sur le site de Futura – Sciences, ainsi que les commentaires des internautes sur le forum. Certains n’apprécient pas la divulgation de ces découvertes par crainte d’interprétations délirantes. Espérons que par la suite divers résultats des fouilles ne seront pas occultés pour d’autres raisons (à caractère religieux par exemple) comme cela s’est déjà produit au Moyen-Orient, je pense particulièrement aux découvertes sur le site d’Ebla qui pourraient remettre en cause certaines chronologies.

Témoignage d’Hérodote

Grand voyageur et historien, le Grec Hérodote naquit entre l’an 490 et l’an 480 avant l’ère commune, dans la cité d’Halicarnasse. Cicéron vit en lui « le Père de l’histoire », alors que les ânes mitrés de l’église romaine le surnommèrent « le Père du mensonge » ; il avait omis d’évoquer le Temple de Salomon et parlait d’un temps que les moins de 4000 ans ne pouvaient pas connaître. Malheureusement pour eux, les mensonges en question  se trouvèrent confirmés au fil du temps : la nuit polaire, la grandeur de l’Asie, le tour de l’Afrique, le Nil et la neige. Tous ces témoignages auxquels lui-même ne croyait pas, mais qu’il a fidèlement transmis.

Voici donc celui que semble confirmer l’information ci-dessus. Il se trouve dans son livre II, placé sous le patronage de la Muse Euterpe

… « Les dix ans auraient donc été consacrés à cette chaussée, et aux chambres souterraines de la colline sur laquelle se dressent les pyramides, chambres que Chéops fit aménager pour servir à sa sépulture, dans une île, un canal introduisant là l’eau du fleuve. » (§ 124)

« Ce Chéops, disaient les Egyptiens, régna cinquante années ; après sa mort lui succéda comme roi son frère Chéphren. Celui-ci, disaient-ils, se comporta en toutes choses comme lui ; en particulier, il édifia aussi une pyramide, qui n’atteint pas les dimensions de celle de Chéops (nous avons pris les mesures nous-mêmes… ; (là, il manque un passage) car il n’y a pas de chambres souterraines au-dessous d’elle ; pas non plus de canal qui lui amène l’eau du Nil comme il en est un qui pénètre dans l’autre pyramide par un conduit construit et qui entoure à l’intérieur une île où, dit-on, repose Chéops en personne. » (§ 127-129)

Hérodote : Histoires, texte traduit par Ph.-E. Legrand, éditions Les Belles Lettres – 1962.

Osiris et la constellation d’Orion

Si les synchronicités m’intriguent et parfois même me perturbent, les coïncidences m’amusent. Ceux qui s’intéressent au symbolisme des nombres auront pu remarquer que j’ai mis en gras certains d’entre eux ; ne voir là cependant qu’un jeu…

La coïncidence amusante associée à l’information ci-dessus, est que cette découverte nous est annoncée au moment du solstice d’été, alors que le soleil est en conjonction avec la constellation d’Orion. Dans la constellation d’Orion demeure l’âme d’Osiris, c’est ce que prétend Le Livre des Morts :

 Osiris N est la constellation d’Orion

Les photographies publiées par Futura-sciences sont de Z. Hawass. Ne pas hésiter à cliquer dessus pour les agrandir, elles sont superbes

 

Grand Paon de Nuit

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Saturnia pyri

Il s’agit du plus grand papillon d’Europe, 15 cm environ d’envergure. La « bestiole » est dotée d’un flair à rendre jaloux le meilleur chien de chasse. Mardi 19 mai, celui-ci se prélassait sur le mur d’une maison de Montségur.

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Malheureusement, sa durée de vie est réduite, une semaine environ, le temps de se reproduire, car il ne s’alimente pas.

Pour en savoir plus, sur sa vie de chenille par exemple, consulter le site :

www.insectes-net.fr

Excusez la mauvaise qualité des photos prises en urgence avec un appareil jetable. Cliquez sur les images pour agrandir.

Bételgeuse et le solstice

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Mystère sur l’ épaule d’ Orion

Bételgeuse est à l’honneur. Bételgeuse est en vedette cette semaine à la « Une » de Futura-Sciences. Normal cette étoile, alpha de la constellation d’Orion (α Orionis), trônera invisible derrière le soleil, à midi vrai (vers 14h) au milieu du ciel le jour du solstice d’été. Elle se trouve pratiquement en opposition avec le Trou Noir du centre de la galaxie, qui sera au milieu du ciel à minuit. Il va sans dire que ces alignements potentiels n’en sont pas réellement, ils n’existent que d’un point de vue uniquement terrestre, et non du réputé point de vue de Sirius, par exemple…

L’article de Futura-Sciences concernant cette belle étoile rouge, une des reines du ciel nocturne de l’hiver, est à lire sur le site (lien ci-contre). En voici l’amorce publiée par Futura sur Facebook :

Bételgeuse, l’étoile géante, rétrécirait depuis 15 ans !

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Hier, à 16:03

Bételgeuse est une des plus grandes étoiles supergéantes rouges connues. Selon les travaux d’un groupe de chercheurs américains, dont l’inventeur du laser, le prix Nobel Charles Townes, son diamètre diminue depuis une quinzaine d’années…L’immense majorité des étoiles, si l’on…

(suite à lire sur le site)

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Bételgeuse

Le nom de l’étoile vient de l’Arabe Ibt al Jauzat, l’aisselle de  Al Jauzat (Orion). Le nom d’Orion le chasseur géant, est très ancien puisque Homère le cite déjà. Il proviendrait d’une racine mésopotamienne liée à la lumière. Le nom du dieu égyptien Horus aurait la même origine.

Hygin, bibliothécaire de l’empereur Auguste, dans son traité De Astronomia décrit ainsi la constellation :

« …Il est représenté en lutte avec le Taureau, tenant une massue dans la main droite et ceint d’une épée ; il regarde vers le couchant ; il se couche au lever de l’arrière du Scorpion et à celui du Sagittaire (…) Il a trois étoiles brillantes sur la tête ; une sur chaque épaule… »

Pour Germanicus, le fils adoptif de l’empereur Tibère, dans sa version des Phénomènes d’Aratos :

« Aucune étoile voisine ne désignera le héros mieux que les flammes disséminées sur tout son corps : tant sa tête, ses larges épaules et son baudrier étincellent, tant le fourreau de son épée et son pied rapide brillent. »

L’étoile Bételgeuse, Ârdrâ, en sanscrit, déterminait la quatrième demeure de la lune, la sixième de nos jours.

En Chine, notre constellation d’Orion est Ta-Chin ou Tsan, l’Auguste, le Grand guerrier. Elle est située dans le secteur du ciel dit du Tigre Blanc. Toutefois Bételgeuse n’est pas le bras droit du héros, mais son épaule gauche :

« L’astérisme Tsan est l’image d’un homme fidèle, loyal pieux et prudent (…)

L’étoile au Nord-Est (α) est l’épaule gauche… »

En Chine, Tsan, porte aussi le nom de T’ien-Chi, Le Marché Céleste, et le nom de Ta-Chin, le Grand Horus, nom donné également à l’étoile Antarès du Scorpion, les deux constellations étant associées en raison de leurs aspects à leurs levers et couchers réciproques. Dans la mythologie grecque, le géant Orion est tué par un scorpion.

L’étoile Bételgeuse est une supergéante rouge semi-régulière, son éclat varie. Elle se trouve à 640 années lumière de nous. En l’an 2000, sa position dans le ciel était 05h 55mn 10s. en ascension droite et à 07°24’25’’ en déclinaison.

Cette année, l’entrée du soleil dans le signe du Cancer, le 21 juin à 5h 47 T.U., c’est à dire vers 7h 40 à Montségur, sera escortée par une conjonction des planètes Vénus et Mars, au milieu du Taureau, vers 15h.heure locale ; puis le lendemain 22 juin par la nouvelle lune vers 21h. 30 (19h36 T.U.).

Bibliographie

Hygin, L’astronomie, traduction par A. Le Boeuffle, éditions Les Belles Lettres, Paris 1983.

Germanicus, Les phénomènes d’Aratos, traduction par A. Le Boeuffle, éditions Les Belles Lettres, Paris 1975.

Gustave Schlegel, Uranographie chinoise, So-Wen éditeur, Milan 1977.

Photographies Wikipedia.

Happy birthday Donald

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Plutochien souhaite un bon anniversaire à Donald Duck

Il y a aujourd’hui 75 ans, le 9 juin 1934, Donald fit sa première apparition en public.

Voir info. complémentaire sur Evene, lien ci-contre

Exposition… Canine

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Plutochien invite les Franciliens à l’expo.

FANTASMICS

de Michel Soubeyrand

Adresse :

La Galerie Suty

75 Grande Rue

60580 – Coye-La Forêt

Tel. : 0344587204

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Du jeudi au dimanche de 15 à 19h. jusqu’au 5 juillet

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Pour en savoir plus, site : www. art.soubeyrand.com

 

L’imposture christique

Traduction, trahison !

L’adjectif grec χριστός (christos) veut dire oint, frotté légèrement, enduit. Il vient du verbe χρίω, frictionner, frotter, oindre, enduire, teindre. Christos est la traduction en grec de l’adjectif hébreu משיח (mashya’h), enduit, oint, graissé, mot issu du verbe משח (masha’h), enduire.

L’humble adjectif grec a été promu au rang d’idole par la grâce des pères de l’église romaine. Dans la foulée, son homologue hébraïque a subi une semblable opération en devenant le « Messie ». Les grands prêtres et les rois d’Israël étaient des « mashya’h » parce qu’ils avaient reçu une onction à l’huile d’olive…

La première onction sacrée fut d’ailleurs celle que le patriarche Yâqov octroya à un des modestes cailloux qui lui servirent d’oreiller la nuit où il rêva de l’échelle.

« Yâqov se leva le matin, prit la pierre qu’il avait mise sous sa tête, il l’érigea ; il versa de l’huile au sommet » (Gen. 28, 18).

Il faut noter qu’en V.O., le sommet de la pierre, le mot « Roshah », signifie aussi tête. Ensuite parmi les oints célèbres on trouve les grands prêtres Aaron et ses fils, puis les rois Saül, David, Salomon et leurs successeurs. Le messianisme, c’est à dire l’espoir de la venue d’un roi ou d’un grand prêtre oint, venant apporter la délivrance est une vision des prophètes, en particulier d’Isaïe, source intarissable d’inspiration pour les rédacteurs des textes fondateurs du christianisme. Toutefois, il n’a jamais été question de la venue d’un quelconque avatar de divinité à idolâtrer, l’Unique étant par essence indivisible.

En fait, les prophètes espéraient la venue de deux héros libérateurs, l’un issu de la lignée royale de David, l’autre issu de la lignée de Joseph ; et c’est là que nous retrouvons les « Josué », יהושע en hébreu, nom qui signifie secours de Yaho… La traduction en grec du nom en question, Ιησούς, a totalement perdu son rapport avec la notion de sauveur, σωτήρ (soter). Le verset 21 du chapitre 1 du supposé Mathieu : « …Iéshoua, parce qu’il sauvera son peuple de ses fautes. » est donc d’un ridicule achevé.

Le premier « Josué » est le successeur de Moïse. Il est issu de la tribu d’Ephraïm, fils de Joseph. Le second est le grand prêtre du retour de l’exil à Babylone. Son père s’appelait  Yotsédeq , c’est à dire «Yo le Juste ». Or le patriarche Joseph était appelé Le Juste, mais aussi l’Artisan, comme un charpentier ou un forgeron. Voilà pourquoi Mathieu écrit en 1, 19 : « Joseph, son homme est un Juste ».

Autour de ces deux premiers Josué gravitent des personnages aux noms connus : Myriam, Elisabeth, Zacharie, qui se retrouveront comme par hasard dans la biographie fabriquée du troisième, comme l’a démontré superbement Bernard Dubourg dans ses ouvrages.

La manœuvre frauduleuse

Dans les versions en grec des textes fondateurs du christianisme, le nom traduit de nos jours par « Jésus », s’écrit exactement comme celui des deux « Josué » de la Septante, version en grec du Tanak ou « ancien testament »

Lorsque Jérôme, dit saint, traduisit en latin les documents primitifs, il appela  les « Ιησούς » 1 et 2 : Josué, et le troisième du nom « Jésus ». Pourquoi ? Il s’agissait d’un seul et même nom, écrit exactement et volontairement sans aucun doute de la même manière. Etait-ce justement pour masquer cette similitude et les trop grandes parentés existantes, jusqu’à dans l’environnement familial des trois personnages ?

Mais il y a plus grave. Jérôme dans sa Vulgate se garda bien de traduire l’adjectif grec χριστος par le latin correspondant unctus, comme cela aurait été logique. Les traducteurs en langues dites vulgaires ont tous suivi ; les plus honnêtes ont ajouté parfois une note fort discrète… Seul André Chouraqui a transcrit les noms propres dans leur langue d’origine.

Et c’est ainsi que naquit une idole païenne de plus dans un panthéon mythologique déjà fortement peuplé, un personnage fictif appelé Jésus-christ, c’est à dire « Josué le oint », remix du Josué 1 et du Josué 2  des temps plus anciens.

Comme l’a si justement écrit Bernard Dubourg : Le christianisme, ça baigne dans l’huile.

Pour en savoir plus

Rappel : Bernard Dubourg, L’invention de Jésus, 2 volumes ; L’infini, Gallimard, Paris 1987-1989

Les deux volumes de Bernard Dubourg peuvent être téléchargés sur : dl.free.fr ; cliquer « livres PDF »

Voir aussi Le Champ du Midrash, lien ci-contre.

Roland Tournaire :Genèse de l’Occident chrétien, éditions L’Harmattan 2001

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