LES NOMBRES ET LEUR MYSTERE

Cet article est spécialement dédié à Charles, un ami qui fête aujourd’hui ses 27 ans

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De la Kabbale à Pythagore

En 1964, dans le numéro 18 de la revue Planète, Louis Pauwels et Jacques Bergier titraient : « Il y a bien un mystère des nombres ». 45 ans plus tard, le mystère s’est considérablement amplifié. En 1984 les équations de John Schwarz et Michael Green, fondement de la théorie des cordes, mais pas seulement, sont venues confirmer un peu plus les intuitions des deux fondateurs de la revue.

Voici quelques extraits de l’article en question toujours d’actualité, auxquels j’ajouterai quelques commentaires nés de réflexions sur d’autres coïncidences remarquables :

Derrière une superstition que les ébranlements font remonter en nous, se cache une science ancienne. Et dans cette science dépassée, la science ouverte moderne trouve les traces confuses d’une géniale intuition. Ne méprisons donc rien ; qui méprise se surestime. Ne rejetons rien, fouillons.

Toute la Cabale, d’où le génie juif tient son aisance dans l’abstraction, repose sur une philosophie mystique des nombres. Par les séphiroth, qui sont les nombres essentiels d’émanation divine, l’esprit humain peut atteindre à la connaissance.

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Remarque  et exemple n° 1

Malkwth , la Théorie M et 496

Ce nom hébreu de la dixième Sephirah signifie Royaume ou Royauté. En Malkwth réside la Shekinah, la présence divine considérée comme en exil dans le monde matériel. Curieusement la valeur numérique de ce mot MaLKWTh égale:

40 + 30 + 20 + 6 + 400 = 496.

496 est un nombre parfait, c’est à dire un nombre dont la somme des diviseurs est égale à deux fois le nombre, soit 992. 496 est la valeur triangulaire de 31, et l’hexagonale de 16. C’est la somme des cubes des quatre premiers nombres impairs :

1 + 27 + 125 + 343 = 496. En base 9, 496 vaut 611, et en Hébreu 611 est la valeur du mot Torah, c’est à dire La Loi ou les cinq livres que d’autres appellent  pentateuque.

TWRaH : 400 + 6 + 200 + 5 = 611. La somme des diviseurs de 611 est 672 qui est un nombre tri-parfait, c’est à dire un nombre dont la somme des diviseurs est égale à trois fois le nombre, et comme par hasard, 672 est aussi une valeur du mot MaLKWTh, si on la calcule avec la valeur pleine des lettres elles-mêmes : 80 + 74 + 100 + 12 + 406 = 672

496 est donc le nombre que trouvèrent J. Schwarz et M. Green suite à leurs travaux destinés à permettre l’unification des quatre forces qui régissent la matière, c’est à dire les trois forces déjà unifiées de la physique de l’infiniment petit, avec la gravitation, force gouvernant l’infiniment grand. La théorie dite des Cordes se consolida grâce au résultat de ces deux équations. A l’origine, cette théorie nécessitait l’hypothèse d’un univers à 26 dimensions. En 1995, Edward Witten et les autres physiciens de la théorie dite des super cordes, ramenèrent le nombre de dimensions à 11. Et avec un certain sens de l’humour pour initié, Edward Witten baptisa sa nouvelle  théorie du Tout :  « Théorie M« 

Voici ce que Brian Greene écrivit à ce propos dans L’Univers élégant :

En attendant Witten a provisoirement baptisé cette théorie Théorie M. A quoi renvoie ce nom ? Il existe autant de réponses que de personne à qui vous posez la question .(…) Nous ne savons pas encore ce que veut dire son nom ni ce que sont ses propriétés, mais il est d’ores et déjà clair que la théorie M fournit le substrat unificateur des cinq théories des cordes.

Messieurs les Gnostiques de Princeton, un peu de sérieux, s’il vous plait !

Les personnes intéressées peuvent se reporter à l’ouvrage de Brian Greene, édité en folio essais n° 451, et au film qui a été tiré de cet ouvrage « Ce qu’Einstein ne savait pas encore », jadis diffusé sur Arte, mais que l’on peut toujours voir en saucissonné sur Youtube.

Ci-dessous: la photo des équations en question, prise en « pause » sur un écran TV. Ce passage se trouve dans le second épisode du film de Brian Greene. Excusez la mauvaise qualité du cliché en question, et allez voir l’original sur Youtube…, vous ne perdrez pas votre temps.

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 Demain, la suite de l’article de Louis Pauwels et Jacques Bergier avec Pythagore et Kepler dont nous fêterons le 15 mai l’anniversaire de la « troisième loi »

A propos de 496, voir aussi l’article sur le Leviathan, ainsi que les commentaires. Il existe aussi un rapport à faire avec E8 et 248.

 


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2 commentaires

  1. Plutochien. dit :

    Il existe aussi un autre rapport super génial, c’est SO 32. SO, ça veut dire Special Orthogonal…
    En base 6, 32 vaut 52; en base 5, il vaut 112 et 32 est la valeur de 26 en base 5. Mais 32 c’est aussi 2 puissance 5 (2x2x2x2x2).
    La somme des 6 diviseurs de 32: 1 2 4 8 16 32 = 63. La somme des parties aliquotes vaut 31. 496 est la valeur triangulaire de 31. Pour l’obtenir il suffit de multiplier 31 par 32, et de diviser le résultat par 2. Depuis que j’ai lu « Les Maths pour les nuls », je suis devenu un grand mathématichien.

  2. Neutrinos dit :

    Merci au « mathématichien » d’avoir mentionné que la somme des diviseurs de 32 faisait 63. Il se trouve que dans le Sépher HaBahir (Livre de la clarté), le premier ouvrage de la littérature cabalistique médiévale, on peut lire au paragraphe 63, l’information suivante:
    « Le mot LeB, coeur fait allusion aux trente-deux qui étaient cachés et à l’aide desquels le monde fut créé »
    Le mot LeB a pour valeur 30 2=32
    Le Bahir serait une compilation, par des cabalistes du Languedoc, d’écrits hébraïques plus anciens. Dans la présentation de sa traduction pour les éditions Verdier, Joseph Gottfarstein écrit:
    « L’auteur ou les auteurs du Bahir s’efforcent d’interpréter certains versets de l’Ecriture en leur ôtant leur signification réelle, en situant le théâtre des événements dans un monde pré-existentiel… »

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